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Pierre Le Moign'
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Pierre Le Moign'

MRPGD
MNPGD

Alias : Le Breton

Pierre Le Moign' est né le 7 avril 1913 à Gouarec (Côtes d'Armor). Son père était receveur des contributions indirectes.

Il fait des études de droit à la Faculté de Rennes et de Paris et des études de lettres à la Faculté de Rennes et de Dijon.

Instituteur, il fait son service militaire en 1936-1937 au 46e Régiment d'infanterie (46e RI).

Mobilisé en août 1939 au 5e RI, Pierre Le Moign' est reversé au 120e RI quelque temps plus tard.

Muté au 83e RI, il prend part, en mai-juin 1940, à la bataille de Sedan puis à celle de Gault La Forêt. Le 14 juin 1940, il est fait prisonnier.

Il participe alors dans différents camps et kommandos d'Allemagne à la résistance à l'ennemi par la propagande et le sabotage. Il dirige des centrales d'évasions, notamment au stalag XI B avec plusieurs camarades dont Michel Cailleau, neveu du général de Gaulle, et s'évade lui-même à cinq reprises.

Rapatrié comme faux malade, il arrive en France en mars 1943 et entre au Mouvement de résistance des prisonniers de guerre et déportés (MRPGD) fondé par Michel Cailleau, rapatrié comme père de famille nombreuse en 1941. Le mouvement recrute dans les milieux de prisonniers de guerre évadés et rapatriés. Rapidement, Pierre Le Moign' devient l'un des adjoints de Michel Cailleau.

A partir de mai 1943, il est chargé de créer et de diriger en zone sud l'organisation des déportés au titre du Service du travail obligatoire (STO) et de la "Relève", en liaison avec différents maquis.

Arrêté à Limoges par la Gestapo, il est interné au camp de Compiègne d'où il s'évade le 13 août 1943. Il est alors nommé chef de la Zone sud pour tout le MRPGD. Une semaine plus tard, en service commandé, il est arrêté une deuxième fois par la Gestapo en compagnie de trois camarades. Après quarante-cinq jours de cellule, ils est libéré sur un non-lieu.

Dès le lendemain, il reprend la direction de la zone sud et réorganise tous les services du mouvement.

En février 1944, il est nommé délégué général du Front intérieur allemand en France mais il est de nouveau arrêté dans un guet-apens monté par la Milice le 5 mars 1944 à Paris. Conduit au siège de la Milice, rue de Châteaudun, pour un premier interrogatoire, puis dans les caves de la rue Auber, il est torturé de telle façon qu'il est victime de plusieurs syncopes. Sans avoir parlé, il est ensuite transféré à Lyon où il est de nouveau torturé puis emprisonné à la prison de l'Alcazar et traduit en cour martiale. Pour la troisième fois, il parvient à s'évader au bout de cinq semaines.

En mai 1944, il occupe les fonctions de Secrétaire général du Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD). Le MNPGD a été fondé deux mois auparavant à Paris par la fusion du MRPGD avec le Comité national des prisonniers de guerre (CNPG) branche du mouvement Front national, et avec le Rassemblement national des prisonniers de guerre (RNPG) dont les membres sont, pour la plupart, issus du Commissariat aux prisonniers de guerre de Vichy.

Pierre Le Moign' prend part ensuite à la libération de Paris avant de s'occuper du reclassement des prisonniers et déportés.

Après la guerre, il reprend son métier d'enseignant comme professeur de lettres. Il sera le liquidateur national du MNPGD.

Pierre Le Moign' est décédé le 13 mai 1974 à Garches dans les Hauts-de-Seine. Il a été inhumé à Lent (Ain).

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 avec palmes
• Croix du Combattant 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille des Evadés
• Médaille des Déportés et Internés Résistants
• Chevalier des Palmes Académiques

Publication :

Les Chemins du refus. 1940-1944, éditions i.n.p.r., sd

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