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Xavier Langlois
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Xavier Langlois

BM 11
BM1

Xavier Langlois est né le 24 août 1911 au Relecq-Kerhuon dans le Finistère. Son père, officier de marine, est mort pour la France en 1917.

Il fait ses études au lycée de Brest puis au Prytanée militaire en 1928. Il prépare ensuite l'Ecole navale où il se présente, ainsi qu'à Saint-Cyr, en 1931. Reçu aux deux concours, il choisit Saint-Cyr (promotion Tafilalet) d'où il sort sous-lieutenant.

Ayant choisit l'infanterie coloniale, Xavier Langlois sert d'abord comme lieutenant dans un Régiment de Tirailleurs sénégalais à Toulon avant d'être affecté en Afrique, au Dahomey.

De 1935 à 1937, il commande un groupe méhariste au Niger puis, après un retour d'un an en métropole, il repart, en juillet 1938, commander un nouveau groupe méhariste au Tchad. C'est là que le surprend l'armistice de juin 1940.

Dès le mois d'août 1940 il rallie les Forces françaises libres, entraînant avec lui son poste et par son exemple, d'autres postes. Affecté au Bataillon de Marche n°1 (BM 1), il prend, dès mars 1941, le commandement d'une compagnie.

Il participe à la campagne de Syrie au cours de laquelle il est blessé par balle.

A l'automne 1941, il reçoit pour mission de former un nouveau bataillon, le Bataillon de Marche n°11 (BM 11), qu'il ne quittera plus.

En avril 1942 le capitaine Langlois cède provisoirement au commandant Bavière le commandement du BM 11 qui est alors dirigé vers l'Egypte et reçoit, en mai 1942, l'ordre de tenir un poste avancé en Libye, à Djeraboub, à 100 kilomètres au sud de Bir-Hakeim. Au mois de juin, alors que la bataille fait rage à Bir-Hakeim, une partie du BM 11, sous les ordres de Xavier Langlois, se lance dans une équipée de 400 kilomètres en direction du poste italien de N'Djalo. Revenant sur ordre, le bataillon quitte Djeraboub le 28 juin et doit se replier sur Le Caire à travers la dépression de Qattara, réputée infranchissable. Au début du mois de juillet, l'unité se présente néanmoins au complet à l'Etat-major.

Le commandant Langlois qui a repris la tête du BM 11 remonte rapidement en première ligne avec ses hommes pour assurer la défense rapprochée du Caire puis d'Alexandrie; il combat ensuite à El Alamein puis participe, au printemps 1943, à la campagne de Tunisie à la suite de laquelle il est cité à l'ordre de l'Armée.

En avril 1944, après s'être réarmé et réorganisé, le BM 11 s'embarque pour l'Italie avec l'ensemble de la 1ère Division française libre. Au Garigliano, Xavier Langlois est de nouveau blessé, par éclat de mortier. Il quitte l'hôpital avant guérison pour reprendre sa place à la tête de son unité. A Bagno-Reggio, il conduit ses hommes à l'attaque d'une importante position ennemie, atteignant ses objectifs d'un seul élan et conservant le terrain conquis en dépit des violentes réactions adverses.

En août 1944, il débarque en Provence et se bat à Toulon, remonte la vallée du Rhône et de la Saône jusqu'à la région de Belfort et du Ballon d'Alsace. La résistance allemande se durcit.

Le 23 novembre au matin, un officier du BM 11 est fait prisonnier au cours d'une liaison. Lorsque, l'après-midi même, Xavier Langlois apprend que le prisonnier se trouverait dans une ferme isolée avec quelques gardiens, il décide de partir immédiatement avec le peu de personnel disponible qu'il a autour de lui. Arrivé à la ferme de Fennematte près de Giromagny, le groupe se heurte à une forte résistance; les pertes sont sévères: parmi elles, on relève le lendemain le corps du commandant Langlois.

Il est inhumé à la Nécropole nationale de Rougemont dans le Doubs.

  • Officier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 4 juillet 1944
  • Croix de Guerre 39/45
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