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Pierre Lafon
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Pierre Lafon

Bataillon de Chasseurs
Bataillon du Pacifique

Pierre Lafon est né le 11 août 1904 à Albi.

Réformé définitif en 1932, il est titulaire d'une licence de lettres et est professeur.

Rappelé sous les drapeaux en avril 1940, il est affecté à la caserne Vauban à Sète et suit les cours d'élève aspirant de réserve.

L'armistice interrompt sa formation militaire et il rejoint l'Angleterre où il s'engage dans la « Légion de Gaulle » le 15 juillet 1940.

D'abord affecté comme planton à l'Etat-major à Londres, il rejoint, après un séjour à Delville Camp, le Bataillon de chasseurs à Camberley.

A la dissolution du Bataillon, il suit les cours du peloton d'élèves aspirants à la compagnie d'instruction du camp d'Old Dean.

Promu aspirant en mai 1941, il est dirigé sur l'Afrique équatoriale française et parvient à Brazzaville (Congo) fin juin, avant d'embarquer, début août, à destination du Levant. Il arrive à Beyrouth à la fin du mois de septembre et est affecté au Bataillon du Pacifique (BP 1).

Il participe alors avec la compagnie de découverte du BP 1, au sein de la 1ère Brigade française libre du général Koenig, à la campagne de Libye au début de l'année 1942.

Installée depuis le mois de mars à Bir-Hakeim, la 1ère Brigade fortifie sans relâche la position et procède continuellement à des reconnaissances et à des patrouilles.

Le 28 avril 1942, au cours d'une de ces patrouilles menée par l'aspirant Lafon au sud de Bir-Hakeim, à Rotonda Signali, les voitures Morris des Français libres sont prises sous le feu d'une patrouille italienne. Pierre Lafon fait arrêter les véhicules et tirer au fusil-mitrailleur sur l'ennemi. Devant l'hésitation de l'ennemi qui ne connaît pas la puissance de feu de la patrouille, il ordonne à ses sous-officiers de rentrer au plus vite pendant que lui reste seul avec quelques grenades. Malgré les exhortations de ses hommes qui lui demandent de les suivre, le jeune officier fait face à ses adversaires. Ayant lancé toutes ses grenades, son arme automatique enrayée, Pierre Lafon tombe sous les balles, se sacrifiant pour sauver l'ensemble de la patrouille.

Il est inhumé dans la région de Derna en Libye.


• Compagnon de la Libération - décret du 11 mai 1943

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