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Paul Jonas
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Paul Jonas

Combat
1er Régiment d'Artillerie Coloniale

Paul Jonas est né le 8 juin 1898 à Paris.

Engagé volontaire en septembre 1916, à l'âge de 18 ans, il est affecté dans l'artillerie et, comme canonnier puis comme brigadier, combat au Chemin des Dames (avril-septembre 1917).

Il prend part à la campagne de Noyon et Villers-Cotterêts à partir de juin 1918 comme aspirant d'artillerie.

Gazé en août 1918, cité à l'ordre du régiment, il est démobilisé en octobre 1919 comme sous-lieutenant de réserve.

Rappelé en septembre 1939, Paul Jonas refuse de bénéficier de l'affectation spéciale que lui réservent son âge et sa situation civile dans l'industrie, et rejoint les armées comme capitaine d'artillerie.

Il commande une batterie de 75 hippomobiles au sein du 32e Régiment d'artillerie divisionnaire en Lorraine et dans l'Aisne. Quatre fois cité, il est fait prisonnier à Troyes le 16 juin 1940 et est envoyé en Allemagne.

Libéré en août 1941 à titre d'ancien combattant de la Grande Guerre, Paul Jonas rejoint immédiatement les rangs de la Résistance.

Chef régional de l'Armée secrète du mouvement Combat pour la région R 4 (Toulouse et six départements) de janvier à septembre 1942.

Evadé de France par l'Espagne, le 8 décembre 1942, il est arrêté et incarcéré à Pampelune et Miranda. Il parvient à Londres le 1er février 1943 et s'engage dans les Forces françaises libres.

Il rejoint la 1ère Division française libre en Libye et prend part aux combats de Tunisie comme chef d'Etat-major de l'Artillerie divisionnaire.

Promu chef d'escadrons en juin 1943, il commande ensuite, à partir du mois d'août 1943, le 2e Groupe du 1er Régiment d'artillerie coloniale (1er RAC) comme adjoint du colonel Laurent-Champrosay. Lors de la campagne d'Italie, son groupe fait un travail remarquable en appui de l'Infanterie lors des combats d'Adriana, Montefiascone et Bagno Reggio.

Il débarque en France en août 1944 et se distingue lors de la prise de Toulon puis lors des opérations de la trouée de Belfort du 25 septembre au 10 décembre 1944.

En Alsace, il est grièvement blessé par une mine, au cours d'une reconnaissance lors de la bataille de Colmar, le 12 janvier 1945.

Après la guerre, en mars 1946, Paul Jonas retourne à ses activités civiles. Il sera vice-président du conseil d'administration du Crédit Lyonnais et président du conseil d'administration de la société Getting-Jonas-Titan.

Colonel de réserve, il est également chargé par l'Ordre de la Libération de l'organisation, à partir de 1948, des cérémonies commémoratives du 18 juin au Mont Valérien.

Le colonel Paul Jonas est décédé à Paris le 6 juin 1958. Ses obsèques se sont déroulées en l'Eglise Saint-Louis des Invalides. Il a été inhumé au cimetière du Montparnasse.

• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 août 1945
• Croix de Guerre 14/18 (1 citation)
• Croix de Guerre 39/45 (9 citations)
• Médaille de la Résistance
• Médaille des Evadés
• Insigne des Blessés
• Médaille de la Victoire (dite Interalliée)
• Médaille Coloniale avec agrafe "Tunisie"
• Croix du Combattant Volontaire 14/18
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative d'Italie
• Distinguished Service Cross (USA)

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