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André Genet
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André Genet

13ème Demi Brigade de Légion Etrangère

André Genet est né le 11 novembre 1914 à Lyon. Son père était docteur en médecine (Ophtalmologiste).

Il fait ses études à la faculté de médecine de Lyon ; il est ensuite externe des hôpitaux.

Mobilisé en septembre 1939 en qualité d'aspirant médecin auxiliaire. Il est volontaire, au printemps 1940, pour prendre part avec le 6e Bataillon de Chasseurs alpins (6e BCA), à l'expédition de Norvège où il fait preuve d'un calme et d'un courage exemplaires.

Evacué avec son unité sur l'Angleterre au retour de Norvège, il décide, le 1er juillet 1940, de rallier les Forces françaises libres, renonçant à rentrer en France, pour continuer à se battre.

Affecté dans un premier temps chez les Chasseurs, il est promu très rapidement médecin sous-lieutenant. En octobre 1940, il est affecté à la Légion étrangère et est nommé médecin-chef du 1er Bataillon de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère (13e DBLE).

André Genet participe et se distingue à nouveau avec son unité pendant les combats d'Erythrée au début de l'année 1941, notamment à Keren et à Massaoua.

En août 1941 il est promu médecin lieutenant et quatre mois plus tard est affecté au 3e Bataillon de Légion étrangère (3e BLE) en qualité de médecin-chef. Il prend part à la campagne de Libye et est blessé au bras, par balle, au cours de la sortie de vive force de la position de Bir-Hakeim, dans la nuit du 10 au 11 juin 1942.

En décembre 1942, il est affecté au 2e BLE. Promu médecin capitaine en mai 1943 pendant la campagne de Tunisie, il embarque ensuite avec son unité pour l'Italie où il débarque, à Naples, le 19 avril 1944, avec l'ensemble de la 1ère Division française libre.

Il débarque en France, en Provence, le 29 août 1944 et prend part à la campagne de libération du territoire.

Le 23 janvier 1945, en Alsace, à Illhaeusern, André Genet, tous ses brancardiers étant tués, transporte lui-même les blessés sous le feu de l'ennemi lorsqu'il est grièvement atteint par un éclat d'obus. Il est évacué sur l'Hôpital Complémentaire n° 3 à Châtenois (Bas-Rhin) où il décède des suites de ses blessures, le 5 février 1945.

Il a été inhumé dans un premier temps au cimetière militaire de Châtenois puis au cimetière de Ceyzerieu dans l'Ain.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 10 août 1943
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille des Blessés
• Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée", "Libye", "Bir-Hakeim"

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