Orden de la Liberacíon Menu
Disparition de Guy Charmot

Disparition de Guy Charmot

L’Ordre de la Libération a la grande tristesse de vous faire part de la disparition du professeur Guy CHARMOT, Compagnon de la Libération, survenue le 7 janvier 2019 à Marseille, dans sa 105e année. Grand Officier de la Légion d’honneur, il était aussi le doyen des Compagnons de la Libération.

Guy Charmot est né le 9 octobre 1914 à Toulon dans une famille de fonctionnaires.

Ressentant très jeune la vocation coloniale, il entre en 1934 à l'Ecole du service de Santé militaire à Lyon. En 1939, il se trouve médecin-lieutenant d'active au 49e Régiment d'artillerie coloniale (49e RAC) dans le secteur de la Sarre.

Embarqué en mars 1940 pour la Haute-Volta, il passe en Gold Coast (Ghana) au début de juillet 1940 puis au Cameroun où il rallie les Forces françaises libres en septembre.

Affecté comme médecin au Bataillon de Marche n°4 (BM 4) dès sa formation, il part avec lui du Cameroun en décembre 1940 pour rejoindre en Palestine la 1ère Brigade Coloniale du lieutenant-colonel Génin.

Guy Charmot prend part à la campagne de Syrie en juin 1941 avec le BM 4 qui combat ensuite en Ethiopie avant de stationner au Liban pendant l'année 1942.

En janvier 1943, le Bataillon rejoint en Libye les rangs de la 2e Brigade Française Libre de la 1ère Division Française Libre.

Guy Charmot participe aux combats de Tunisie, faisant toujours preuve de beaucoup d'activité, de courage et de dévouement.

Guy Charmot se distingue particulièrement au cours des combats des 17 au 20 mai 1944 en Italie, poussant au plus loin ses postes de secours et sauvant ainsi plusieurs de ses camarades de combat par la rapidité de ses interventions sur la ligne de feu. Il reçoit la croix de la Libération des mains du général de Gaulle le 30 juin 1944 à Marcianise.

Il débarque en Provence avec la 1ère Division Française Libre en août 1944 et est blessé lors des combats pour la libération de Toulon.

Il prend part ensuite à la campagne de France jusqu'en 1945 terminant la guerre au massif de l’Authion dans les Alpes-Maritimes.

Médecin-capitaine à la fin de la guerre, il devient médecin des Hôpitaux d'Outre-mer et professeur agrégé du Service de Santé des Armées, effectuant de nombreux séjours en Afrique jusqu'en 1965. Spécialiste de la recherche en médecine tropicale, Guy Charmot démissionne avec le grade de médecin-colonel pour entrer au service de Recherches thérapeutiques de Rhône-Poulenc.

Professeur à l'Institut de médecine et d'épidémiologie africaine, il participe en outre à la rédaction de plusieurs ouvrages médicaux en collaboration et à 300 publications scientifiques. Ancien président de la Société de Pathologie exotique, il est élu, en 1994, membre de l'Académie des Sciences d'Outremer.

 

La cérémonie religieuse aura lieu à Marseille le vendredi 11 janvier 2019. Les honneurs funèbres militaires lui seront rendus à l’issue .

Il reste aujourd’hui 4 Compagnons de la Libération vivants. L’Ordre de la Libération a pour mission, en particulier quand les derniers témoins auront disparu, de participer au nécessaire esprit de défense devant animer chaque citoyen, en faisant en sorte que le parcours de l’engagement des Compagnons soit une source d’inspiration pour la jeunesse de France.

Imprimir