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Le Régiment de marche du Tchad

Fin août 1940, lors des trois glorieuses (26, 28 et 29 août) qui marquent le ralliement de l'Afrique équatoriale française à la France libre, le Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST), exemple unique, reste en entier les armes à la main, prêt à suivre le général de Gaulle. Renforcé de volontaires venus de partout, il constitue une troupe solide et disciplinée.

Grâce au dévouement des tirailleurs Saras et des Adjeiras. Le Régiment devient rapidement une force capable d'entrer dans le combat. Ce ralliement massif est essentiellement l'ouvre du colonel Marchand, gouverneur militaire, et de Félix Eboué, gouverneur du Tchad. Dès le début, lors des raids à travers le désert, le RTST fournit des hommes expérimentés, connaissant la configuration du terrain. Rapidement, le régiment s'équipe de matériel adapté au désert.

Lors de l'expédition sur Koufra, en février et mars 1941, les éléments du Régiment qui y participe s'illustrent avec le reste de la Colonne Leclerc. après cette victoire, l'unité est réorganisée et rééquipée. Juin-juillet 1941, le colonel Leclerc crée dex compagnies de découverte et de combat qui deviennent les fers de lance du Régiment. Puis, jusqu'à la fin de l'année ce sont les préparatifs au combat : navigation dans le désert, exercices, marches de nuit...



Février-mars 1942, Zouar (Tibesti), la 1ère Compagnie de découverte et de combat


Du 2 février au 14 mars 1942, l'expédition sur le sud du Fezzan est un succès. Un butin important est pris ou détruit. Alors que Rommel avance sur l'Egypte, différentes patrouilles sont organisées au nord et à l'est du Tibesti. Les conditions de vie sont extrêmes, en plus de la chaleur, s'ajoutent les distances qui se chiffrent en milliers de kilomètres, le tout s'opérant loin de toute base logistique.

De décembre 1942 à février 1943, le Régiment participe avec plus de 3 000 hommes à la conquête du Fezzan. L'attaque est fulgurante et très en profondeur, allant jusqu'à Tripoli. Le succès est total.

Renforcé en artillerie, l'unité participe jusqu'en mai 1943 à la campagne de Tunisie où elle démontre son courage au feu, particulièrement à Ksar Rhilane. Les forces de l'Axe rejetées d'Afrique, les tirailleurs du Tchad sont remplacés, et le Régiment devient, en juillet 1943, le Régiment de marche du Tchad (RMT), incorporé à la 2Division blindée alors en formation au Maroc, sous le commandement du général Leclerc.



Début 1944, camp de Temara au Maroc

Après avoir renforcé ses effectifs, l'unité part pour l'Angleterre puis débarque en France avec la 2e DB en août 1944. Alençon, Argentan sont libérées. Le 24 août au soir, des hommes du RMT sont dans Paris.

Puis, c'est la campagne des Vosges et la prise de Strasbourg. C'est un ancien du Tchad qui hisse les couleurs françaises sur la cathédrale de la ville libérée, le 23 novembre 1944.



Début septembre 1944, la 2e DB en route vers l'Est



Enfin, c'est l'Allemagne avec une poussée jusqu'à Berchtesgaden.

Le 12 juin 1945, le Régiment de marche du Tchad est fait Compagnon de la Libération.

Le Régiment de marche du Tchad, actuellement basé à Noyon dans l'Oise, perpétue la tradition.

 

Pour en savoir plus

Liste des Compagnons de la Libération ayant appartenu au Régiment de marche du Tchad

Bibliographie 

 

Dernière mise à jour : le 3 septembre 2003
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