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Le Bataillon de marche n° 2
Sous l'impulsion du gouverneur de
Saint-Mart, le 29 août 1940, l'Oubangui-Chari (actuelle République
centrafricaine) se rallie à la France libre. Quelques semaines plus
tard, le 1er novembre 1940, est créé, à Bangui, le 2e
Bataillon de marche de l'Afrique équatoriale française (ou Bataillon
de marche de l'Oubangui-Chari). Placés sous les ordres du commandant
de Roux, 25 officiers, 115
sous-officiers et plus de 800 hommes de troupe africains constituent
cette formation d'élite.
Le Bataillon, communément appelé
BM2, est composé de trois compagnies de voltigeurs, respectivement
commandées par le capitaine Amiel,
le lieutenant Hautefeuille
et le lieutenant Féraud, d'une compagnie lourde commandée par le
capitaine de Bricourt
et du groupe franc du lieutenant Pierre-Louis
Bourgoin.
Début janvier 1941, le BM2, après
avoir reçu son fanion, quitte Bangui pour rejoindre Brazzaville,
au Congo, où il reçoit de nouvelles recrues. Il fait de nouveau
mouvement vers Durban, en février, avant de gagner Suez, en avril,
puis Qastina, en Palestine, où se regroupent les forces terrestres
de la France Libre. Le 26 mai 1941, le Bataillon est passé en revue
par le général de Gaulle.

Le fanion du Bataillon
de Marche n° 2
Le BM2 reçoit le baptême du feu lors
de la campagne de Syrie, et notamment de la prise de Damas, le 21 juin 1941. En août, le Bataillon fait mouvement sur Alep et son
commandement est confié au chef de bataillon Amiel en remplacement
du lieutenant-colonel de Roux, nommé commandant des Territoires
Nord-Syrie. En novembre, le BM2 prend part aux manoeuvres organisées
par le général Koenig
commandant de la 1ère Brigade française libre (1ère
BFL), avant de partir, avec elle, pour l'Egypte puis pour la Libye.
Le 15 janvier 1942, le BM2 prend
position devant Halfaya, où sont retranchés 5 000 italo-allemands.
Le surlendemain, la position est prise.

Qastina, avril 1941, le colonel de Roux passe en revue
le Bataillon de marche n° 2
Au mois de février 1942, le BM2,
avec la 1ère BFL, se dirige vers Bir-Hakeim, dans le
désert de Libye, où il occupe le nord du dispositif, passant trois
mois à aménager la position. Le 27 mai, l'offensive italo-allemande
sur la position commence. Le BM2 tient bon mais il relève, à la
suite des quinze jours de siège et de la sortie de Bir-Hakeim, de
nombreux tués et blessés dans ses rangs.
Le 29 août 1942, à Beyrouth, le général
de Gaulle épingle la Croix de la Libération sur le fanion du Bataillon.
Le BM2 est ensuite envoyé à Madagascar
pour asseoir l'autorité du haut-commissaire Legentilhomme,
assurer l'ordre et contrer la volonté de l'Afrique du Sud de se
maintenir sur place. Le Bataillon débarque à Tamatave en février
1943. Relevé par le BM 10, il quitte Madagascar pour Bangui où il
parvient en octobre 1943.

Deraa, Syrie. Tirailleurs du Bataillon de Marche n° 2
en bivouac avant la progression
En mars 1944, le Bataillon, toujours
sous les ordres du chef de bataillon Amiel, s'embarque pour le Maroc
avant de séjourner en Algérie. Malgré son désir de prendre part
au combat, il ne parvient en France qu'au début de 1945. Affecté
sur le front de l'Atlantique, il prend position aux avant-postes
de Royan et se distingue notamment les 15 et 16 avril en enlevant
une série de positions ennemies truffées de blockhaus
Le 18 juin 1945, à Paris, le BM2
a l'honneur de défiler sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile. Durant
tous les combats auxquels il a pris part, il aura perdu 473 des
siens, 167 tués et 306 blessés. 19 Compagnons de la Libération sont
issus de ses rangs
Pour en savoir plus
Liste des Compagnons
de la Libération ayant appartenu au Bataillon de marche n°2
Bibliographie
Dernière mise à jour : le 9 avril 2005
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