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La Société d'Entraide des Compagnons de la Libération

La Société d'Entraide des Compagnons de la Libération est une association type loi de 1901, créé le 7 février 1948 et reconnue d'utilité publique le 11 mai 1967. Elle a été dissoute 2006

Sa mission

Elle avait pour but de «maintenir un lien étroit entre les Compagnons de la Libération et de leur assurer une aide efficace pour la défense de leurs intérêts moraux et matériels ainsi que ceux des Compagnons décédés». Ses statuts avaient été modifiés en 1998 pour les mettre en conformité avec les statuts types recommandés par le Conseil d'Etat (J.O.R.F. du 30 juin 1998).

Ses membres

Tout membre de la Société d'Entraide était statutairement Compagnon de la Libération ou descendant direct de Compagnon. La dernière cotisation annuelle était de 4 Euros. Il était suggéré également aux membres de la Société d'Entraide d'abonder le budget par une contribution volontaire en fonction de leurs possibilités. Leur rôle consistait, en dehors de ce soutien financier, à élire les membres du Conseil de la Société d'Entraide et à intervenir individuellement le cas échéant, dans la mesure de leurs possibilités, dans le soutien des membres en difficulté.

Le Conseil de la Société d'Entraide et son Bureau

Les Assemblées Générales rassemblaient une cinquantaine de personnes, détentrices des pouvoirs des membres empêchés, élisaient 12 membres du Conseil de la Société d'Entraide renouvelables par tiers. Le Conseil comprenait également un représentant des familles non élu mais coopté.

Les membres élus du Conseil constituaient ensuite leur bureau. La composition fin 2005 du Bureau était la suivante : Président, M. Gérard Théodore ; Vice-président M. Jacques Maillet ; Secrétaire, M. André Quelen ; Trésorier, M. Robert Saunal ; Trésorier-adjoint, M. Jean-Pierre Mallet. L'exercice de ces fonctions était strictement bénévole. Le Conseil se réunissat une fois par trimestre. Une cinquantaine de dossiers étaient étudiés en moyenne par an ; ils étaient signalés à l'Assistante sociale de la Chancellerie de l'Ordre de la Libération. Elle les soumettait pour décision au Conseil de la Société d'Entraide. L'Assistante sociale assurait la liaison avec la Société d'Entraide et les interventions étaient concertées avec le Président. Ce dernier recherchait en effet le contact avec les descendants.

Ses activités

  • L'activité principale de la Société d'Entraide a été d'apporter une aide financière aux Compagnons, à leurs veuves et, très exceptionnellement, à leurs descendants. Elle se traduisait principalement par une aide trimestrielle, par des allocations ponctuelles ou par des prêts. Le rôle du Conseil était naturellement de s'assurer que cette aide financière était réservée à des personnes dignes d'intérêt. Le nombre d'aides trimestrielles et autres secours était stable (une trentaine).
  • La S.E.C.L. intervenait également en faveur des familles dans le cadre de la recherche d'emplois. Cette tâche était extrêmement difficile et ses résultats très limités. Ces interventions «non monétaires», qui concernaient également les problèmes de santé, paraîssait importante dans la mesure où elles perpétuaient une solidarité.
  • La S.E.C.L. intervenait, dans la mesure de ses possibilités, auprès d'administrations diverses et auprès de la Ville de Paris pour des problèmes de logements.
  • A partir de 1994, la S.E.CL s'est préoccupée des sépultures des Compagnons disparus. Il en était tenu un répertoire alphabétique et géographique régulièrement mis à jour. La Société d'Entraide appellait régulièrement l'attention des municipalités sur l'entretien et la non-déshérence de ces sépultures et était en liaison constante avec le Souvenir français.
  • La Société d'Entraide distribuait également des bons de réduction sur les billets SNCF.
  • Traditionnellement, chaque année en novembre, mois anniversaire de la fondation de l'Ordre de la Libération, la Société d'Entraide ranimait, en petit comité, la flamme à l'Arc-de-Triomphe. En juin, l'Association ranimait de nouveau la flamme, lors d'une cérémonie plus formelle, organisée en commun avec l'Association des Anciens de la 1ère Division française libre (DFL). A partir de 2001, seul a subsisté le ravivage de juin.
  • L'Assemblée Générale annuelle de la S.E.C.L. avait lieu en mars. Ses membres se rassemblaient lors d'un repas en mars et en novembre.
  • Le compte rendu d'activité de la Société était reproduit dans le bulletin de la Chancellerie de l'Ordre.

Son budget

Le budget annuel était de l'ordre de 70 000 euros. Les ressources provenaient en partie de subventions des villes de Paris, Nantes et Grenoble, du ministère de la Défense, de l'Office national des Anciens Combattants, et de l'Association des Blessés de la Face et de la Tête (anciennes Gueules Cassées). Un tiers du budget était constitué des contributions volontaires de Compagnons. La Chancellerie de l'Ordre de la Libération avait budgétairement la possibilité d'abonder, de son côté, certaines des aides trimestrielles de la S.E.C.L.

Son avenir

L'existence de la S.E.C.L., du fait de la disparition, à terme, des Compagnons de la Libération, avait fait l'objet, dans les deux dernières années de son existence (2003-2004), d'une réflexion sur son devenir proche. Elle avait amené, lors de l'Assemblée générale ordinaire de mars 2005, l'adoption des décisions suivantes :

Dissolution de la S.E.C.L. le 31 décembre 2005

Transfert de ses missions selon les modalités suivantes :

  • Aides trimestrielles : Union des Blessés de la Face et de la Tête
  • sépultures : Souvenir Français
  • Autres problèmes : Secrétariat général de la Chancellerie

Dernière mise à jour : le 22 juin 2009
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