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Le Conseil de l'Ordre de la Libération
Sa création
Par décret du 29
janvier 1941, le général de Gaulle
nomme les premiers Compagnons qui deviennent, en même temps, les
premiers membres du Conseil de l'Ordre de la Libération sous l'autorité
du premier chancelier, Georges
Thierry d'Argenlieu. Les autres membres du Conseil sont alors
le gouverneur Félix Eboué,
le lieutenant Emmanuel d'Harcourt,
Edmond Popieul, officier
de marine marchande et Henry
Bouquillard, adjudant dans les Forces aériennes françaises libres.
Son rôle à l'origine
A l'origine, le rôle du Conseil consiste
principalement à étudier les nominations pour l'accession dans l'Ordre
et à rendre un avis - favorable ou défavorable - qui est ensuite
soumis à la signature du général de Gaulle de qui dépend exclusivement,
en dernier lieu, la nomination des Compagnons de la Libération.

Une réunion du Conseil de l'Ordre de la Libération
en 1945 avec, de gauche à droite, Guy Baucheron
de Boissoudy, le général Ingold, René Pleven, l'Amiral Thierry
d'Argenlieu, le général Koenig,
Geoffroy Chodron de Courcel, Claude Hettier de Boislambert
et André Postel-Vinay
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Le Conseil doit en principe, « si
les opérations militaires le permettent », se réunir une
fois par trimestre pour délibérer sur les propositions qui lui parviennent.
Le Conseil n'est pas sédentaire, et ce surtout dans les premiers
temps ; ses membres sont dispersés au gré de leurs fonctions civiles
ou militaires. Ainsi le gouverneur Eboué réside à Brazzaville et
Thierry d'Argenlieu remplit plusieurs missions diplomatiques (au
Canada notamment) quand d'Harcourt, Popieul et Bouquillard partent
en mission respectivement en France, sur mer et dans les airs.
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Le conseil peut également répondre
à une convocation extraordinaire du Chef des Français Libres
pour examiner les demandes urgentes de proposition.
Au cours de ces réunions les
dossiers des militaires et des civils qui font l'objet d'une
proposition sont étudiés. Généralement, un mémoire de proposition,
qui parvient par la voie hiérarchique au Conseil de l'Ordre,
est établi par le chef de corps (pour les Français libres)
ou par le chef de mouvement ou de réseau (pour les Résistants).
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Diplôme vierge de Compagnon de la Libération
(modèle 1949)
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Ce mémoire de proposition comporte le plus souvent un bref
rappel des services de l'intéressé depuis son ralliement ou
son entrée en résistance, ainsi qu'un motif de proposition
ou un texte proposé pour la citation.
Si les éléments paraissent méritoires
mais insuffisants, un complément d'information peut être demandé
ou le dossier ajourné.
Son rôle après la guerre
Aujourd'hui, et depuis la forclusion
de l'Ordre le 23 janvier 1946, la mission du Conseil de l'Ordre
est essentiellement de prolonger et de maintenir la tradition et
l'idéal voulus par le général de Gaulle et d'assurer la discipline
de l'Ordre.
Depuis sa création, où seuls cinq
membres siégeaient, le Conseil de l'Ordre s'est développé. Aucun
texte ne fixe le nombre à atteindre. Les membres du Conseil - obligatoirement
Compagnons de la Libération - sont nommés par décret. Ils sont actuellement
au nombre de 16, issus des rangs des Forces françaises libres et
de la Résistance.
Depuis la mort du général de Gaulle,
le rôle du Conseil demeure consultatif, ce n'est plus le Grand-maître
qui décide, mais le Chancelier
qui prend l'avis du Conseil.
Aujourd'hui
Depuis le 16 novembre 2012, avec l'entrée en vigueur de la loi créant le Conseil national des communes "Compagnon de la Libération", le chancelier de l'Ordre de la Libération est devenu le Délégué national du Conseil national des communes "Compagnon de la Libération" ; le conseil de l'Ordre a été remplacé par le Conseil d'administration du Conseil national des communes "Compagnon de la Libération", dans lequel siège tous les compagnons vivants.
Composition actuelle
Liste des
membres du dernier Conseil de l'Ordre
Pour en savoir plus :
Liste des
Compagnons ayant siégé au Conseil de l'Ordre
Dernière mise à jour : le 15 novembre 2012
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