|
Le Conseil national des communes « Compagnon
de la Libération »
Une des caractéristiques de l'Ordre
de la Libération est que la distinction qui en détermine les membres,
la Croix de la Libération, n'est
plus attribuée depuis 1946. Il s'agit donc d'un ordre dont les membres
disparaissent sans possibilités de renouvellement.
L'Ordre de la Libération semblait
donc destiné à s'éteindre naturellement, en même temps que les derniers
Compagnons de la Libération. Mais,
s'agissant du deuxième ordre national français, incarnant les valeurs
de la Résistance et de la Libération, et qui assure depuis la fin
de la guerre plusieurs missions importantes sur le plan de la mémoire
(organisation des cérémonies du 18 juin au Mont
Valérien, administration du Musée de l'Ordre
de la Libération, service des Médaillés
de la Résistance) et sur le plan social (secours apportés aux
Compagnons de la Libération, aux Médaillés de la Résistance et à
leurs familles), il est apparu nécessaire d'en assurer l'avenir.
Parmi l'ensemble des Compagnons de
la Libération, seules les cinq communes françaises titulaires de
la Croix de la Libération (Nantes,
Grenoble, Paris,
Vassieux-en-Vercors et l'Ile
de Sein) sont assurées de ne pas disparaître. Il était donc
logique de se tourner vers elles afin d'assurer la pérennité de
l'Ordre de la Libération.
C'est ainsi que, le 26 mai 1999, la
Loi n° 99-418 créant le Conseil national
des communes « Compagnon de la Libération ». (J.O.
du 28 mai 1999) a été adoptée, à l'unanimité, par l'Assemblée nationale
et le Sénat. Il s'agit d'un établissement public national à caractère
administratif, placé sous la tutelle du garde des sceaux, ministre
de la Justice.
Ce Conseil aura pour mission d'assurer
les traditions de l'Ordre de la Libération, d'en conserver la mémoire,
de veiller sur le Musée de l'Ordre de la Libération, d'organiser
les cérémonies commémoratives de l'appel du 18 juin et de la mort
du général de Gaulle, de participer
à l'aide morale et matérielle apportée aux Compagnons de la Libération,
aux médaillés de la Résistance et à leurs familles et d'assurer
le service de la médaille de la Résistance française.
Il sera composé des maires en exercice
des cinq communes, des Compagnons de la Libération et d'un délégué
national nommé, pour un mandat de quatre ans renouvelable, par décret
du Président de la République.
La loi entrera en vigueur lorsque
le Conseil de l'Ordre de la Libération
ne pourra plus réunir quinze membres, personnes physiques. Le
Chancelier sera alors nommé, jusqu'à la fin de son mandat, délégué
national du Conseil national des communes « Compagnon de la
Libération ».
Dernière mise à jour : le 3 avril 2001
Contacter le webmaster
|