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Roger Touny
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Roger Touny est né le
28 janvier 1922 à Paris (16e). Son père, Alfred
Touny, ancien militaire de carrière, était
conseiller financier et sera fait Compagnon de la Libération
pour son action dans la Résistance.
Roger Touny fait ses études
secondaires au lycée Janson de Sailly puis passe son
Baccalauréat.
En juin 1940, il est avec sa
mère à Biarritz. Il prend tout seul la décision
de continuer le combat. Le 21 juin 1940, il s'embarque à
Saint-Jean-de-Luz sur le Sobieski, à destination
de la Grande-Bretagne. Engagé volontaire dans les Forces
françaises libres à Londres le 1er juillet 1940,
il est affecté à la "1ère
Compagnie autonome de chars de combat". Après
une rapide période d'instruction, il prend part à
l'expédition de Dakar.
Il débarque le 9 novembre
à Douala au Cameroun récemment rallié
par le colonel Leclerc.
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Roger Touny
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Il participe ensuite avec la 1ère section de chars à la campagne du Gabon puis à la campagne de Syrie de juin à juillet 1941.
A Damas il suit le peloton d'élève officier duquel il sort aspirant en octobre 1941. Il retourne alors comme chef de char dans sa compagnie qui s'installe à Beyrouth en janvier 1942. Le 13 avril, la 1ère Compagnie est dirigée sur l'Egypte où elle est équipée de chars Crusader.
Le 24 octobre 1942, à El Alamein,
l'aspirant Touny se distingue par son courage au cours des combats
de l'Himeimat où la brigade du général Koenig ne peut s'emparer d'une position très fortement tenue, protégée
par d'importants champs de mines.
Roger Touny arrête son char
en plein milieu d'une zone pilonnée par l'ennemi pour ramener
plusieurs blessés dont trois officiers. Il reçoit
à cette occasion sa première citation à l'ordre
des Forces françaises libres.
En février 1943, il prend part
aux opérations de Tunisie notamment près de Médénine
le 6 et 7 mars, où son unité est chargée de
protéger l'aile gauche de la 8ème Armée britannique.
Par la suite, rattachée à la "Force L" du
général Leclerc, la 1ère Compagnie se rend
en Tripolitaine au début de juin 1943.
En juillet, la 1ère Compagnie
est intégrée à une nouvelle unité :
le 501e Régiment
de chars de combat (501e RCC) qui fait mouvement vers
le Maroc où la 2e Division française libre
(2e DFL) doit s'équiper en matériel américain
et devenir la 2e Division blindée (2e DB) .
Au printemps 1944, l'aspirant Touny
embarque pour l'Angleterre avec son unité.
Le 3 août, après un entraînement
intensif, il débarque à "Utah-Beach" ; devenu
chef de section et promu sous-lieutenant, il s'illustre durant la
campagne de Normandie. Le 12 août près d'Ecouché
il détruit un canon antichar ; le 17, il attaque tout seul
et à pied un char "Tigre" dont la tourelle a été
endommagée par son propre char et blesse au pistolet mitrailleur
le membre de l'équipage allemand qui dirige la fuite de l'engin.
Au même moment il parvient à mettre en fuite avec une
demi-section deux autres chars lourds ennemis menaçant le
flanc d'une colonne américaine.
Un peu plus tard, dans la région
parisienne, à Longjumeau, il enlève une ferme fortement
soutenue par les Allemands. A Massy, au cours d'une reconnaissance,
il détruit deux canons de 88 m/m, deux engins chenillés
dont probablement un char, deux emplacements de mitrailleuses jumelées,
trois antichars de 50 et fait 200 prisonniers. Il entre dans Paris
avec la joie du libérateur pour apprendre que son père,
chef de l'Organisation civile et militaire (OCM), a été
arrêté le 25 février précédent
et est porté disparu (il a en fait été fusillé
à Arras en avril 1944).
Le 12 septembre à Andelot en
Haute-Marne, Roger Touny fonce dans le village pour s'emparer de
la Kommandantur ; il ne cesse alors de "se signaler par
son cran et son initiative". Ainsi, le 15 septembre, il
décide de traverser la Moselle avec ses chars permettant
dès lors de tenir la tête de pont. Lorsqu'il prend
connaissance en novembre des ordres concernant la prise de Strasbourg,
il insiste pour figurer dans le groupe de pointe. Le 23 novembre
1944, il est grièvement blessé dans les faubourgs
de Strasbourg alors qu'il se porte en avant avec son char pour dégager
des fantassins pris sous un violent feu de bazookas.
Trop gravement atteint pour continuer
à se battre, il termine la guerre en convalescence et est
démobilisé en septembre 1945. Il entre alors comme
représentant dans une entreprise de mécanique et pyrotechnie
dont il devient Directeur Commercial quelques années plus
tard. En 1955, il est PDG d'une entreprise de vente d'appareils
électroménagers.
Roger Touny est décédé
le 20 novembre 1991. Ses obsèques se sont déroulées
le 26 novembre en l'église Saint-Louis des Invalides. Il
a été inhumé dans l'ancien cimetière
de Brive en Corrèze.
Commandeur de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 24 mars
1945
Croix de Guerre 39/45 (8 citations)
Dernière mise à jour : le 17 janvier
2002
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