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Alfred Touny
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Alfred Langlois - Murat - Mortier
Alfred Touny est né
le 24 octobre 1886 à Paris. Son père était
Directeur de la police municipale de la capitale.
Après de brillantes études
au lycée Henri IV à Paris, il entre à
Saint-Cyr en 1904 et en sort, en 1906, major de la promotion
"Centenaire d'Austerlitz". Nommé sous-lieutenant,
il est affecté successivement aux 11e, 9e,
et 1er Régiment de cuirassiers.
En 1910, il est promu lieutenant
et parallèlement poursuit des études qui le
mènent à l'obtention d'une licence de lettres
et d'une licence de droit. En 1913, il part en congé
sans solde pour trois ans mais il est, bien sûr, rappelé
en août 1914.
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Alfred Touny
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Il est affecté à l'Etat-major du corps de Cavalerie. Le 9 septembre, il est blessé par balle à Nanteuil le Haudoin. En 1917, il est nommé capitaine et, au terme de la Grande Guerre, il est décoré de la Légion d'Honneur et a reçu 6 citations.
En 1920 il démissionne de l'Armée et s'inscrit au Barreau de Paris. En 1923, il quitte le Barreau pour l'industrie.
Lieutenant-colonel de réserve
en 1938, il est rappelé en août 1939 pour servir à
nouveau à l'Etat-major du corps de cavalerie à Saint-Quentin
puis, en janvier 1940, au 2e Bureau de l'Etat-major de
la IVe Armée sur le front de Lorraine. En juillet, après
l'armistice, il est démobilisé à Tulle et regagne
Paris.
Son fils aîné, Roger
Touny à rejoint l'Angleterre dès juin 1940 et
recevra lui aussi la Croix
de la Libération.
Refusant également la défaite,
Alfred Touny entreprend dès novembre 1940 d'établir
des contacts et de chercher des renseignements.
Il rencontre bientôt Jacques
Arthuys et participe avec lui à la création de l'Organisation
civile et militaire (OCM) dont il dirige d'abord - fort de son expérience
au 2e Bureau - le réseau de renseignements. Il recrute
lui-même un grand nombre d'agents avec lesquels il constitue
un réseau couvrant tout le Nord et l'Ouest de la zone occupée.
Il organise le service des liaisons entre ces différents
agents dont il centralise les rapports pour en faire la synthèse.
En décembre 1941, le fondateur
de l'OCM, Jacques Arthuys, est arrêté et le lieutenant-colonel
Touny prend sa place à la tête du mouvement. Sous son
impulsion, les forces paramilitaires de l'Organisation grossissent
sensiblement et sont organisées localement et par département.
En 1942, il rencontre Gilbert
Renault, alias le colonel Rémy, fondateur du réseau
"Confrérie Notre-Dame", grâce auquel les
informations de l'OCM peuvent être transmises aux services
secrets de la France libre, le Bureau central de renseignements
et d'action (BCRA). Engagé dans les Forces françaises
libres le 20 avril 1942, Alfred Touny, avec le soutien de la "Confrérie
Notre Dame", voit son réseau, devenu le réseau
"Centurie", s'agrandir considérablement. Il règle
avec Londres et le Bureau des opérations aériennes
(BOA) les opérations de parachutage qui permettent d'armer
les membres de l'organisation.
D'autre part, sous le nom de "Langlois",
il siège au Conseil central de la Résistance puis
au Conseil national de la Résistance (CNR) comme président
de la commission militaire où il contribue à réaliser
en zone Nord les projets du général Vidal (alias Delestraint)
premier chef de l'Armée secrète (AS), arrêté
en juin 1943 à Paris, et à constituer avec les éléments
de diverses organisations de résistance l'Armée secrète.
De plus, il maintient les contacts entre les dirigeants régionaux
de l'AS et les délégués militaires régionaux
envoyés de Londres.
Malgré les conseils de ses
compagnons qui l'adjurent, devant les arrestations de plus en plus
fréquentes dont sont victimes à l'automne 1943 les
membres de l'OCM, de quitter le territoire français pour
Londres ou Alger, Alfred Touny refuse de lâcher son poste.
Le 25 février 1944, il est
arrêté à son domicile, rue du général
Langlois dans le 16e arrondissement, et emmené au
siège de la Gestapo, avenue Foch. Peu après, il est
transféré à la prison Saint-Nicaise à
Arras où il est fusillé par les Allemands fin avril 1944.
Son corps est retrouvé et identifié
en janvier 1945 puis ramené à Paris le 11 novembre 1945 où il est désigné pour représenter,
parmi les 15 héros ramenés solennellement à
Paris sous le Dôme des Invalides, tous les hommes de la Résistance
intérieure morts du fait de l'ennemi. Son corps est ensuite
conduit avec celui de ses 14 compagnons à
l'Arc de Triomphe puis il est inhumé le lendemain au Mont Valérien.
Officier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 13 novembre
1945
Croix de Guerre 14/18 (6 citations)
Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
Médaille de la Résistance
Croix de Guerre 14/18 (Belgique)
Dernière mise à jour : le 21 novembre 2005
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