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Alexandre Ter Sarkissoff
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Fils d'un ingénieur
des Mines, Alexandre Ter Sarkissoff est né le 14 décembre
1911 à Paris.
Après le Baccalauréat,
il entre à Saint-Cyr en 1932 et en sort sous-lieutenant
en septembre 1934 dans la promotion "De Bournazel". A cette date, il est affecté
au 23e Régiment de tirailleurs algériens à
Morhange en Moselle.
En avril 1939, le lieutenant
Ter Sarkissoff est muté au 1er Régiment étranger
d'infanterie en Algérie et en janvier 1940, il est
détaché en stage à l'Ecole des observateurs
en avion de Rabat au Maroc.
Le 1er juillet 1940, refusant
l'armistice, il décide de rallier la France Libre avec
sept de ses camarades parmi lesquels les lieutenants Claude
Guérin et Paul-Hémir
Mezan et le sous-lieutenant Puech-Samson. |

Alexandre Ter Sarkissoff |
Déguisés en aviateurs polonais, ils embarquent clandestinement à bord du Djebel Dersa, venu à Casablanca chercher les aviateurs polonais résidant en Afrique du Nord. Le 3 juillet, ils arrivent à
Gibraltar, demandent à rejoindre l'Angleterre et, embarqués
sur un cargo italien, le Capo Olmo, parviennent à
Liverpool le 17 juillet 1940.
Le lendemain, à Londres, Alexandre
Ter Sarkissoff s'engage dans les Forces françaises libres.
Après un entretien avec le capitaine Passy,
chef des services de renseignements de la France Libre, il est pressenti
pour retourner au Maroc et y monter un service de renseignements
dans le but de réaliser, le moment venu, la liaison Dakar-Maroc.
Il quitte l'Angleterre le 23 août
avec deux camarades et arrive à Agadir le 21 septembre 1940.
Tout de suite, il se met en contact avec des officiers français
et commence à monter un réseau de renseignements.
Dénoncé, il est arrêté le 24 octobre
et traduit devant une cour martiale qui le condamne en février
1941 à vingt ans de travaux forcés pour "atteinte
à la Sûreté extérieure de l'Etat".
Emprisonné à Saint-Etienne pendant 9 mois avec ses
deux camarades, il y subit un régime très dur de détention
cellulaire.
En décembre 1941, ils sont
transférés à Gannat dans l'Allier où
ils retrouvent plusieurs gaullistes arrêtés à
Dakar dont Claude Hettier de Boislambert
qui parvient à s'évader le 2 décembre 1942
grâce à la complicité de Ter Sarkissoff.
En représailles, les cinq détenus restant sont transférés
à Riom où on les remet au régime "droit
commun".
Le 31 décembre 1943, enfin,
le lieutenant Ter Sarkissoff réussit à s'évader
avec ses co-détenus après avoir fabriqué une
fausse clé.
Hébergé par la Résistance
dans le département de la Loire, il passe en Espagne à
la mi-mars et, après un internement de quelques semaines
au camp de Miranda, gagne Alger en passant par Gibraltar en avril
1944. Il demande à être réintégré
dans l'Armée et est affecté, au début de mai
1944, au groupe des Commandos de France en formation à Stanoneli
et, très vite, il prend le commandement du 2e Commando de
France.
En juillet, il se blesse dans un accident
de jeep, quitte l'hôpital en octobre et parvenant à
rejoindre la France, demande aussitôt une nouvelle affectation.
En novembre, il est affecté
à la 13e Demi-brigade
de Légion étrangère (13e DBLE) de la 1ère
Division française libre qu'il rejoint dans les Vosges. Officier
adjoint au commandant du 3e Bataillon, il prend part à la
fin de la campagne des Vosges et à la campagne d'Alsace.
Il effectue personnellement de nombreuses patrouilles, et, en janvier
1945, lors des durs combats des Bois d'Elsenheim, il commande avec
ardeur, courage et lucidité trois compagnies de voltigeurs.
Alexandre Ter Sarkissoff participe
enfin à réduction des forces allemandes dans le sud
des Alpes, au massif de l'Authion, où il est proposé
pour une citation à l'ordre de l'Armée à la
suite de la prise de La Réole en avril 1945.
Il termine la guerre avec le grade
de capitaine.
En novembre 1945, il quitte l'armée
et est nommé Administrateur de la France d'Outre-Mer. Après
un stage à l'ENFOM, il effectue plusieurs séjours en Indochine, au Laos et au Tonkin de 1946 à 1953.
Alexandre Ter Sarkissoff poursuit
sa carrière en Afrique puis devient directeur de cabinet
du Haut Commissaire Pierre Messmer à Abidjan en 1954. Il est ensuite
commandant du cercle de Tillabéry au Niger.
En 1956, il est chef de la région
du Nord Cameroun puis Préfet de la région Bamiléké
en 1958.
En 1960, il est Directeur de la Société
Immobilière du Cameroun (société d'Etat). De
retour en France, il termine sa carrière à Nice comme
directeur de la Société Immobilière des HLM.
Alexandre Ter Sarkissoff est décédé
le 17 octobre 1991 à Nice où ont eu lieu ses obsèques.
Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération -
décret du 20 janvier 1946
Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
Médaille de la Résistance
avec rosette
Dernière mise à jour : le 10 mars 2008
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