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Roland Terrier
Roland Terrier est né
le 8 juillet 1917 à Fécamp (Seine-Maritime),
dans une famille de marins ; son père était
capitaine de pêche.
Après la classe de troisième,
il embarque à l'âge de 15 ans sur un chalutier
comme marin pêcheur.
En janvier 1938, appelé
dans la Marine nationale, il signe bientôt un engagement
de 6 mois supplémentaires et sert sur le navire école
Océan, est breveté radio et se porte
volontaire pour servir dans les sous-marins.
Il embarque alors à Cherbourg sur le SM Sybille. En septembre 1939, il est affecté comme quartier maître radio, chef de poste sur le patrouilleur La Lorientaise qui coule un sous-marin allemand en février 1940, au large de Cherbourg avant de participer, lors de la débâcle de 1940, à plusieurs voyages d'évacuation depuis Dunkerque.
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Roland Terrier
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En juillet 1940, Roland Terrier se trouve dans un camp en Grande-Bretagne et, ayant pris connaissance de l'appel du général de Gaulle, passe à travers les barbelés du camp pour aller s'engager au 1er Bataillon de Fusiliers Marins (1er BFM) récemment créé et placé sous les ordres de Robert Detroyat.
Il participe ensuite, avec la 13e
Demi-brigade de Légion Etrangère (13e DBLE) où
il est détaché, à l'opération de Dakar,
puis au ralliement du Gabon et enfin aux campagnes d'Erythrée
et de Syrie jusqu'en juillet 1941.
En janvier 1942, il rejoint les Forces
Navales Françaises Libres et embarque sur la corvette Alysse
pour escorter des convois de l'Atlantique Nord comme quartier-maître
chef radio. Le 8 février 1942, l'Alysse est torpillée
au large de Terre-Neuve. La moitié de l'effectif est portée
disparue. Rolland Terrier fait partie des rescapés.
De retour en Grande-Bretagne, il est
affecté sur le Chasseur n°43 du groupe des Chasseurs
de sous-marins de l'Ile de Wight et prendre part au raid sur Dieppe
en août 1942.
Son unité est affecté
par la suite à Pointe Noire où il sert comme second-maître
radio pendant six mois.
D'octobre 1943 à janvier 1944,
il sert ensuite sur le patrouilleur Président Houduce
Ayant réussi à se faire
rapatrier sur Alger, Roland Terrier rejoint à sa demande
le 1er Régiment de Fusiliers
Marins (1er RFM) à Bou Ficha en Tunisie où il
est affecté au 3e escadron de reconnaissance, sous les ordres
de Jean Brasseur-Kermadec. Il est alors chef
de patrouille avec le grade de second maître de 1ère
classe.
A partir d'avril 1944, il participe
à la campagne d'Italie et reçoit une citation pour
les combats de Ponte Luccano le 5 juin 1944 où il fait la
preuve d'un total mépris du danger.
Débarquant en Provence en août
1944, il est de nouveau cité pour sa participation brillante
aux combats de Toulon au cours desquels il réduit au silence
une arme antichar au Faron le 23 août 1944. Il prend ensuite
une part active à la campagne des Vosges puis à celle
d'Alsace.
Roland Terrier est démobilisé
le 14 novembre 1945, après huit années de service,
dont toute la période de juin 1940 à la Libération
dans les rangs des FFL.
En octobre 1945, il s'inscrit à
l'Ecole nationale de Navigation de Paimpol pour devenir capitaine
de marine marchande et obtient son brevet en juin 1947.
Il reprend la navigation comme second
capitaine dans la grande pêche jusqu'en décembre 1950,
puis embarque, toujours comme second capitaine sur un gros pétrolier.
Roland Terrier obtient son premier
commandement en 1959 avant d'être recruté, en octobre
1961, comme inspecteur suppléant de la navigation, par la
Direction des Affaires maritimes Normandie-Mer du Nord, poste qu'il
occupe à titre de suppléant au Havre jusqu'en 1971.
Roland Terrier est décédé
le 25 juillet 1976 à Fécamp où il est inhumé.
Chevalier de
la Légion d'Honneur
Compagnon de
la Libération - décret du 20 janvier 1946
Médaille
Militaire
Croix de Guerre
39/45 (5 citations)
Médaille
de la Résistance
Médaille
Coloniale avec agrafe "Erythrée"
Médaille
Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
Dernière mise à jour : le 20 janvier
2004
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