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Antoine Béthouart
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Antoine Béthouart est
né le 17 décembre 1889 à Dôle (Jura),
originaire d'une famille de Marquenterre en Picardie, son
père était Conservateur des hypothèques.
Il est reçu à
Saint-Cyr en 1909 dans la même promotion (Fez) qu'Alphonse
Juin et Charles de Gaulle
et en sort sous-lieutenant en octobre 1912.
Affecté au 152e Régiment
d'infanterie dans les Vosges, il sert ensuite successivement
comme chef de section, commandant de compagnie et commandant
de bataillon dans plusieurs unités pendant toute la
guerre sur le front français : Alsace, Verdun, Somme,
Chemin des Dames, Mont Kemmel (Belgique). Blessé trois
fois, il termine la guerre avec trois citations, la Légion
d'Honneur et le grade de capitaine.
Après plusieurs mois
de convalescence, il est envoyé en 1919 en mission
auprès de l'armée finlandaise.
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Antoine Béthouart
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Il intègre ensuite l'Ecole de Guerre (1920-1922) d'où il sort breveté, avant de passer les deux années suivantes à l'Etat-major du 12e corps d'Armée.
Affecté au 6e Bataillon de chasseurs alpins en 1924, il est promu chef de bataillon en mars 1928. Après avoir exercé plusieurs
commandements comme chef de bataillon, il est nommé adjoint
de l'attaché militaire français en Yougoslavie (1931-1933).
Il est promu lieutenant-colonel
l'année suivante et nommé attaché militaire
français à Belgrade (1934-1938).
Colonel en 1937, Antoine Béthouart
prend en avril 1938 le commandement de la 5e Demi-brigade de chasseurs
alpins à Chambéry avec laquelle il commence la guerre
dans les Alpes puis en Moselle, sur la ligne Maginot.
En février 1940, il reçoit
le commandement de la brigade de Haute-montagne qu'il constitue
afin de participer au combat dans les pays scandinaves. Le 12 avril 1940, il embarque pour la Norvège à la tête
du corps expéditionnaire français et reçoit
ses étoiles de général de brigade trois jours
plus tard. Blessé légèrement le 20 avril à
Namsos, il remporte d'importants succès à Bjervik
le 13 mai et à Narvik, qu'il enlève le 28 mai 1940,
repoussant les Allemands à la frontière suédoise
et permettant au Corps Expéditionnaire allié de rembarquer
sans pertes à l'insu de l'ennemi le 7 juin 1940.
De retour en France, devant l'avancée
allemande, le corps expéditionnaire français est évacué
sur l'Angleterre le 15 juin 1940. S'il approuve l'initiative du général de Gaulle, il ne peut se résoudre à abandonner la majorité de ses hommes qui souhaitent retourner en France.
Rapatrié au Maroc au mois de
juillet, le général Béthouart est nommé
commandant de la subdivision de Rabat puis président de la
commission française d'armistice au Maroc. En janvier 1942,
il prend le commandement de la division de Casablanca.
Prévenu du débarquement
en Afrique du nord du 8 novembre 1942, il organise l'aide aux alliés
et s'efforce vainement d'obtenir le ralliement du résident
général au Maroc Noguès qui le fait arrêter,
et traduire en cour martiale, le 10 novembre 1942 à Meknès.
Libéré quatre jours plus tard par les Alliés, il est promu général de division et désigné par le général Giraud, en décembre 1942, comme chef de la Mission militaire à Washington où il parvient en janvier 1943. Il négocie notamment avec le gouvernement américain les livraisons de matériel permettant de ré-équiper l’armée française. Il œuvre aussi au rapprochement entre les FFL et l'armée d'Afrique.
En novembre 1943, il est nommé
chef d'Etat-major de la Défense nationale à Alger
et promu général de corps d'armée. Il accompagne
à ce titre le général de Gaulle dans ses différents
voyages à Rome, Londres et débarque avec lui à Courseulles en Normandie le 14 juin 1944.
Nommé au Commandement du 1er
Corps d'Armée en août 1944, il atterrit en France le
31 août et participe à la libération du territoire
au sein de la 1ère Armée française du général
de Lattre de Tassigny.
Après la campagne des Vosges,
en septembre 1944, où il fait preuve de grandes qualités
tactiques, le général Béthouart est chargé
de l'attaque de la trouée de Belfort le 14 novembre ; il
enlève Héricourt, Montbéliard et Belfort, puis,
après avoir atteint le Rhin le 19 novembre, il libère
Mulhouse le lendemain.
En janvier 1945, il est l'un des artisans
de la victoire en Alsace, enfonçant le front sud des lignes
allemandes.
Il franchit le Rhin le 16 avril, traverse
la Forêt Noire en liaison avec le 2ème Corps, atteint
le Danube avec la 1ère Division blindée le 21 avril
et termine la guerre au Col de l'Arlberg en Autriche le 6 mai 1945.
Nommé Commandant en chef français
en Autriche le 8 juillet 1945 puis Haut-commissaire (1946-1950),
il met rapidement en uvre une politique de réconciliation
et reçoit ses étoiles de général d'armée
en 1948 ; il quitte le service actif en octobre 1950.
Sénateur des Français
résidant hors de France et membre de la Commission des Affaires
étrangères et des Forces armées du Sénat
de 1955 à 1971.
Collaborateur régulier du journal
Le Figaro, le général Béthouart a été
notamment Président de la Fédération européenne
des Associations de Combattants.
Le général Béthouart
est décédé le 17 octobre 1982 à Fréjus.
Il a été inhumé à Rue dans la Somme.
Grand Croix de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 7 juillet
1945
Médaille Militaire
Croix de Guerre 14/18 (3 citations)
Croix de Guerre 39/45
Croix du Combattant Volontaire 1914-1918
Médaille Commémorative de Verdun
Compagnon de l'Ordre du Bain ( GB)
Officier de la Legion of Merit (USA)
Médaille d'argent de la Valeur Militaire 1914-1918
(Italie)
Croix de Guerre 1914-1918 (Italie)
Grand officier de l'Ordre de la Couronne (Belgique)
Croix de Guerre 1940 (Belgique)
Croix de Guerre (Norvège)
Grand Croix de l'Ordre de Saint Olaf (Norvège)
Croix "Virtuti Militari" (Pologne)
Etoile de la Victoire (Tchécoslovaquie)
Commandeur du Lion Blanc (Tchécoslovaquie)
Croix de Guerre 1939-1945 (Tchécoslovaquie)
Grand Officier le l'Ordre de Saint-Sava (Yougoslavie)
Commandeur de l'Aigle Blanc de Serbie (Yougoslavie)
Commandeur de la Couronne (Yougoslavie)
Grand Croix de l'Ordre Souverain (Malte)
Grand Croix de l'Ordre du Mérite (RFA)
Médaille du Mérite Militaire Chérifien
(Maroc)
Grand Croix de l'Ordre du Ouissam Alaouite (Maroc)
Grand Croix de l'Ordre du Nicham Iftikar (Tunisie)
Chevalier de la Rose Blanche (Finlande)
Publications :
Où va l'Autriche
?, Imp. Proat
Narvik victoire française, Imp. Sadag
La Bataille pour l'Autriche, Presses de la Cité
1966
Cinq années d'espérance. Mémoires
de guerre 1939-1945, Plon 1968
Eugène de Savoie, soldat, diplomate et mécène,
Perrin 1975
Dernière mise à jour : le 28 avril 2006
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