|
Jacques de Stadieu
|
Jacques de Stadieu est né
le 17 janvier 1914 à Lagrasse dans l'Aude. Son père
était notaire.
Appelé au service militaire
en novembre 1938, il est incorporé à la Base
aérienne de Toulouse ; désigné pour suivre
les cours d'EOR, il est envoyé, en avril 1939, à
l'Ecole de l'Air d'Avord.
En septembre 1939, il obtient
son brevet d'observateur en avion, est nommé sous-lieutenant
et stationne pendant toute la drôle de guerre en Champagne,
au Groupe Aérien d'Observation 546.
A la suite du déclenchement
de l'offensive allemande en mai 1940, il se replie avec
son unité jusque dans le Lot où il décide
avec deux camarades de tenter de passer en Angleterre pour
continuer la lutte. |
Jacques de Stadieu |
Le 21 juin, de Saint-Jean-de-Luz, ils embarquent avec d'autres volontaires français sur le Sobieski, surchargé de troupes polonaises ayant combattu aux côtés de la France après l'invasion de la Pologne.
Jacques de Stadieu débarque en Angleterre le 23 juin et s'engage le lendemain dans les Forces Françaises Libres. Il est affecté au Groupe Réservé de Bombardement n°1 en partance pour Dakar sur le paquebot hollandais Pennland.
Après l'échec devant
Dakar, il séjourne au Cameroun, à Douala, avec son
unité qui s'installe ensuite à Fort-Lamy au Tchad.
En qualité d'officier observateur,
il participe aux reconnaissances sur l'oasis italienne de Koufra
que le colonel Leclerc projette d'attaquer
quand, le 31 décembre 1940, au cours d'un vol à l'ouest
du massif du Djebel Auenat, le sous-lieutenant de Stadieu et son
équipage, ayant perdu leur route, sont contraints de se poser
en catastrophe dans le désert pour éviter la panne
d'essence.
Après 9 jours très pénibles
passés à attendre de l'aide, ils sont enfin recueillis
mais par des Italiens qui les font prisonniers. Ils passent ainsi
trois mois en prison à Tripoli avant d'être transférés
en Italie dans un camp de prisonniers près de Rome à
Salmona.
Après plusieurs tentatives
infructueuses d'évasion, le lieutenant de Stadieu parvient
à fausser compagnie à ses gardiens et à rejoindre
les forces britanniques en Sicile en décembre 1943.
Envoyé à Alger, il demande
à reprendre le combat dans son ancienne unité devenue,
entre-temps, le Groupe de Bombardement
Lorraine. Il rejoint le "Lorraine" en Grande-Bretagne
en juillet 1944 et reprend les entraînements aériens
puis les missions de guerre. Il prend part en août à
la réduction de la poche de Falaise et se distingue par son
sang-froid.
En octobre 1944, le "Lorraine"
quitte sa base anglaise pour s'installer en France, à Vitry-en-Artois.
Les missions de bombardement sur l'Allemagne s'enchaînent
et Jacques de Stadieu démontre de nouveau à cette
occasion son calme et sa résolution.
En avril 1945, il participe aux bombardements
sur la Hollande.
Du 22 juillet 1944, date de son retour
en opération, jusqu'au 1er mai 1945, date de l'arrêt
des missions de guerre de son unité, Jacques de Stadieu a
accompli 85 missions de bombardement.
Il termine la guerre avec le grade
de capitaine et, démobilisé en décembre 1945,
il commence un stage à l'Ecole nationale de la France d'Outremer
qui le conduit au poste d'Administrateur de la France d'Outremer
au Sénégal pendant quatre ans puis au Cameroun pendant
onze ans.
Revenu en France au début des
années soixante, il devient directeur général
d'une entreprise rouennaise, filiale d'une société
agricole américaine puis, de 1970 à 1975, directeur de la construction à la Régie immobilière de la Ville de Paris.
Jacques de Stadieu est décédé le 21 janvier 2010 à Pontivy dans le Morbihan.
Commandeur
de la Légion d'Honneur
Compagnon de
la Libération - décret du 28 mai 1945
Croix de Guerre
39/45 (7 citations)
Médaille
des Evadés
Croix du Combattant Volontaire 39/45
Médaille
Coloniale avec agrafe "Koufra"
Médaille
Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
Officier du Nicham
El Anouar
Dernière mise à jour : le 21 janvier 2010
Contacter le webmaster
|