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Jean Bertin
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Alias : "Dubourg"
- "Rotation".
Jean Bertin est né le
4 novembre 1897 au Raincy (Seine et Oise), ses parents sont
professeurs.
Il est cité deux fois
lors de la guerre 1914-18 et gazé le 1er août
1918.
Il entre ensuite à l'Ecole
Polytechnique l'année suivante, pour entamer plus tard
une carrière d'ingénieur des Ponts et Chaussées.
Dès le mois de juillet
1940, il tente de rejoindre Londres, mais il est arrêté
en Andorre et reconduit à Laon où il entre dans
la Résistance.
De 1941 à novembre 1942,
il organise, sous la direction de son collègue des
Ponts-et-Chaussées André
Boulloche, et avec son supérieur Pierre
Pène, un service de renseignements efficace grâce
à son poste d'Ingénieur des travaux publics
de l'Aisne.
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Jean Bertin
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De par ses fonctions, Jean Bertin peut facilement obtenir des informations sur la localisation des troupes ennemies et sur les travaux entrepris par l'occupant.
Suite à cela, de janvier jusqu'en
novembre 1943, il organise l'Armée Secrète (AS) -
qui regroupe les forces paramilitaires des mouvements de résistance
- du département de l'Aisne. Parallèlement, comme
chef du Bureau des Opérations Aériennes (BOA), il
obtient trois parachutages d'armes et en fait leur distribution
dans le département
Recherché alors par la Gestapo,
Jean Bertin alias Dubourg, continue son activité clandestine
à Nancy et devient adjoint du colonel Gilbert
Grandval, Délégué Militaire de la Région
C (Alsace-Lorraine et les départements de la Marne et des
Ardennes). Il y met en place le "plan vert" destiné
à couper les voies de communications ferroviaires au moment
du débarquement allié. Il organise aussi les transmissions
et les parachutages de la Région C.
Chargé, en septembre 1944,
d'une mission très importante dans le maquis de la Piquante
Pierre dans les Vosges, il participe avec lui à la guérilla
contre les Allemands jusqu'en octobre 1944 et ne rejoint la zone
libérée que sur ordre, après la dissolution
de son maquis.
Jean Bertin termine la guerre comme commandant des Forces Françaises
de l'Intérieur (FFI).
Il prend sa retraite comme Ingénieur
en Chef des Ponts et Chaussées.
Jean Bertin est décédé
le 7 janvier 1972 à Tréminis (Isère) où
il a été inhumé.
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Croix de Guerre 1914-18 (2 citations)
Croix de Guerre 1939-45
Dernière mise à jour : le 17 octobre
2002
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