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Maurice Schumann

Maurice Schumann est né le 10 avril 1911 à Paris dans le 16e arrondissement.

Fils d’un petit industriel du textile, il suit des études secondaires aux lycées Janson de Sailly et Henri IV puis les cours de la faculté de lettres de Paris où il obtient une licence de philosophie.

Il se dirige vers le journalisme et, en 1933, il occupe les fonctions de chef adjoint de grand reportage à l'agence Havas à Londres puis à Paris.

Il est éditorialiste de politique étrangère à Sept, Temps Présent, La Vie intellectuelle, etc.

Engagé volontaire en 1939, il sert comme agent de liaison, en qualité d'officier interprète, auprès du Corps Expéditionnaire britannique.


Maurice Schumann

Le 18 juin 1940, il entend, à Niort, l'appel du général de Gaulle et décide de rallier l'Angleterre. Le 21 juin, Maurice Schumann quitte la France à Saint-Jean-de-Luz sur un bateau polonais, le Batory, et, ayant rejoint les Forces françaises libres, devient le porte-parole de la France combattante.

Ses messages radiodiffusés contribuent au soutien moral des populations ; il est le principal intervenant de l'émission « Honneur et Patrie » sur les ondes de la BBC. Entre le 17 juillet 1940 et le 30 mai 1944, il intervient plus de mille fois à la radio de Londres.

En juin 1944, il abandonne son poste à la radio britannique pour servir dans une unité combattante. Le capitaine Schumann débarque en Normandie avec les troupes d'assaut et est chargé d'assurer les liaisons avec les éléments des Forces françaises de l'intérieur (FFI). Il est volontaire pour les missions dangereuses et, dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944, sous un violent bombardement, il assure une périlleuse mission de liaison entre les éléments FFI engagés avec les troupes canadiennes pour la libération de Vaucelles. Au cours de cette même opération, il ramène, en traversant l'Orne, un soldat FFI grièvement blessé.

Incorporé dans la 2e DB, sous les ordres du général Billotte, Maurice Schumann participe à l'avancée sur Paris et, le 25 août, au cours de l'attaque de la place de la Concorde par la rue de Rivoli, se trouvant au premier rang des unités d'assaut, il entraîne ses hommes au combat derrière lui malgré un feu nourri de canons et d'armes automatiques. Il prend aussi une part active à l'attaque du Ministère de la Marine et à la reddition de toute sa garnison.

De 1944 à 1945, il est membre de l'Assemblée consultative provisoire. Après la guerre, il reprend son métier de journaliste et devient directeur politique du quotidien l'"Aube" jusqu’en 1951.

Il est aussi est un des fondateurs du MRP ; élu député et Président du groupe parlementaire M.R.P. en 1945, puis Président du MRP de 1945 à 1949, il en est le président d'honneur depuis 1949.

Député du Nord de 1945 à 1967, Maurice Schumann est président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale (1957-1967).

Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères (1951-1954) puis ministre chargé de l'Aménagement du Territoire (1962), il est successivement ministre d'Etat chargé de la Recherche scientifique et des questions atomiques et spatiales (1967-1968), ministre d'Etat chargé des Affaires sociales (1968-1969) et ministre des Affaires étrangères (1969-1973).

En 1974, Maurice Schumann est élu sénateur du Nord ; il est vice-président du Sénat de 1977 à 1983 et président de la Commission des Affaires culturelles du Sénat de 1986 à 1995.

Parallèlement, exerçant ses talents d'écrivains, il publie de nombreux ouvrages, essais et romans. En 1974, il est élu à l'Académie française.

Administrateur de la Fondation de France, il est également professeur associé à la Faculté libre des Lettres et Sciences humaines de Lille.

Maurice Schumann est décédé le 9 février 1998 à Paris. Il a été inhumé à Asnelles dans le Calvados.

 

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 13 juillet 1945
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
• Grand Officier de l'Ordre de Léopold (Belgique)


Principales publications :

Le Germanisme en marche, Les Editions du Cerf, Paris 1938 (sous le pseudonyme d’André Sidobre)
Benito Mussolini, Les Editions du Cerf, Paris 1940 (sous le pseudonyme d’André Sidobre)
Honneur et Patrie, Éditions du livre français, Paris 1946
Le vrai malaise des intellectuels de gauche, Plon, Paris 1957
Le rendez-vous avec quelqu'un, R. Julliard, Paris 1962
La voix du couvre-feu, cent allocutions de celui qui fut le porte-parole du général de Gaulle, 1940-1944..., Plon, Paris1964
Les flots roulant au loin, Julliard, Paris 1973
La mort née de leur propre vie, Fayard, Paris 1974
Angoisse et certitude, Flammarion, Paris 1978
Un certain 18 juin, Plon, Paris 1980
Le concerto en ut majeur, Plon, Paris 1982
Qui a tué le Duc d'Enghien ?, Perrin, Paris 1984
Une Grande imprudence, Flammarion, Paris 1986
La Victoire et la nuit, Julliard, Paris 1989
Bergson ou Le retour de Dieu, Flammarion, Paris 1995

Dernière mise à jour : le 22 décembre 2009
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