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André Schock
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Alias : Voltigeur - Diagonale
- Lenôtre
André Schock est né
le 22 avril 1914 à Saint-Ail en Meurthe et Moselle.
Son père, ouvrier, est tué au combat en septembre
1914.
Sa mère doit fuir l'avancée
allemande dans un long périple qui s'achève
en Bretagne où le jeune André fera ses études,
au lycée de Brest, de 1929 à 1934.
Après son service militaire
qu'il termine avec le grade de brigadier, il exerce quelque
temps le métier de correcteur à La Dépêche
de Brest et de l'Ouest avant de quitter la France, en
1937, pour l'Afrique.
Il a en effet trouvé une place
d'employé de commerce dans une société
française, la SCOA, à Cotonou au Dahomey.
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André Schock
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Affecté spécial sur place, il demande à être mobilisé et rejoint Dakar en février 1940 pour être affecté au 6ème Régiment d'Artillerie Coloniale (6e RAC).
Démobilisé à Dakar en septembre 1940, refusant l'armistice, il quitte clandestinement le Sénégal pour rejoindre le Nigeria britannique où il s'engage dans les Forces Française Libres.
Connu sous le nom de "lieutenant
André", il appartient à la mission des FFL basée
à Accra en Gold Coast et commence à agir en AOF, particulièrement
en côte d'Ivoire qui reste sous l'autorité de Vichy,
pour y faire une forte action de propagande en faveur de la France
Libre.
Il crée également un
réseau de renseignements et favorise l'évasion des
officiers de la colonie.
Bien connu des services de Vichy,
il est condamné à mort par contumace par le Tribunal
Militaire de Dakar en septembre 1942 pour le motif suivant : "Passé
en Nigeria en septembre 1940, est l'un des agents les plus actifs
de la propagande et de l'espionnage anglo-dissident depuis cette
date".
Après le débarquement
américain en Afrique du Nord et l'installation du Comité
national français à Alger, André Schock se
porte volontaire pour combattre en France.
Début juin 1943, il rejoint
l'Angleterre et est incorporé en août dans les services
du Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA) sous le nom
de Morvan. Il effectue alors une préparation intense pour
des missions importantes dans le cadre des réseaux "Action"
de la France Combattante.
Sa connaissance parfaite de la clandestinité
et son origine lorraine font qu'il est désigné en
septembre 1943 comme Délégué militaire de la
Région C (Reims-Nancy). A ce titre, il est déposé en France, le 22 octobre 1943 par une opération aérienne, comme chargé de mission de
1ère classe, sous le pseudonyme de "Voltigeur".
Son rôle consistera à unifier, dans les huit départements
de l'est de la France qu'il dirige, la résistance militaire
et à coordonner l'action clandestine en préparant
l'insurrection.
André Schock alias Lenôtre
dans la clandestinité, prend contact avec les organisations
de résistance et met en place les différents plans
prévus par le commandement. Il rencontre notamment Pierre
Brossolette à Paris le 8 novembre 1943 et Maurice
Bourgès-Maunoury, Délégué Militaire
National.
Dans l'Est, il prend contact avec
le mouvement Ceux de la Résistance (CDLR) dont Gilbert
Grandval est le chef régional et qui est le mieux implanté
dans la région. Schock organise avec Grandval les liaisons
avec le Bureau des Opérations Aériennes (BOA) que
dirige Michel Pichard et met en place l'organisation
des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) de la Région
C.
En décembre 1943, il organise
de multiples sabotages de locomotives dans les dépôts
de Reims et de Nancy qui provoquent de nombreux déraillements
et d'importants dégâts sur les machines.
Le 28 janvier 1944, au cours d'une
liaison sur Paris, "Voltigeur", devenu depuis quelques
jours "Diagonale", est arrêté rue Lafayette
par la Gestapo qui le file à la suite d'une dénonciation.
Tentant de fuir, il est blessé d'une balle de revolver dans
la cuisse et transporté dans une voiture ; resté un
instant seul avec le chauffeur, il en profite malgré sa blessure
et ses menottes pour s'échapper dans la rue Lafayette. S'abritant
sous une porte cochère, il parvient à monter l'escalier
de l'immeuble. Rattrapé au 2e étage par un officier
allemand, ce dernier lui tire six balles dans le corps ; transporté
à l'hôpital de la Pitié où, dès
son admission, alors qu'il est au bord du coma, il réussit
à faire passer un message par un gardien de la paix à
destination de Maurice Bourgès-Maunoury pour le prévenir
de son arrestation.
Soigné pendant trois mois à l'Hôpital, à
peine rétabli, André Schock est transféré
à la prison de Fresnes au début de mai 1944 ; il y
rencontre un petit groupe de résistants du réseau
Brutus formé d'André Clavé, André
Boyer et Pierre Sudreau avec lesquels il est transféré
à Compiègne puis déporté le 12 mai vers
Buchenwald où le groupe arrive deux jours plus tard.
Le 8 juin 1944, le groupe est séparé
et André Schock avec André Clavé sont envoyés
trois jours au camp de Dora d'où il sont dirigés sur
Harzungen, un kommando de Buchenwald ou André Schock devient
Kapo, responsable d'un kommando de travail formé d'une vingtaine
de déportés français. C'est à Bergen-Belsen,
où il est arrivé le 11 avril 1945, qu'il
est délivré par les Anglais quelques jours plus tard.
De retour en France il participe avec
une centaine de camarades déportés au défilé
du 1er mai 1945 sur les Champs-Elysées à Paris.
Après la guerre, André
Schock est élu membre (MRP) de l'Assemblée Constituante
par le territoire de la Côte d'Ivoire, puis sous la même
étiquette, conseiller de l'Assemblée de l'Union Française.
Capitaine de réserve (artillerie
de marine) il rejoint ensuite le secteur privé et est directeur
de l'Ecole des ventes aux Forges de Strasbourg.
André Schock est décédé
à Meudon le 13 octobre 1973. Les obsèques ont eu lieu
le 18 octobre en l'église Saint-Martin de Meudon, et l'inhumation
au cimetière de Trivaux à Meudon.
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 19 octobre
1945
Croix de Guerre 39/45 (avec palme)
Médaille de la Résistance avec rosette
Military Cross (GB)
Croix de Guerre (Belgique)
Officier de l'Ordre de la Couronne (Belgique)
Dernière mise à jour : le 3 mars 2008
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