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Etienne Schlumberger
| Etienne
Schlumberger est né le 20 mars 1915 à Paris (8e).
Son père, ingénieur, était capitaine d'aviation
et fut tué en 1915.
Après ses études secondaires
au lycée Janson de Sailly, il est reçu à
l'Ecole centrale mais prépare de nouveau Polytechnique
à Louis Le Grand et y est reçu en 1936. Il sortira
37e de sa promotion en 1938 ; il choisit le Génie
maritime.
Après un embarquement pour la dernière
croisière avant la guerre du navire école Jeanne
d'Arc, il entre à l'Ecole du Génie maritime. A sa sortie de l'Ecole, il est affecté à l'arsenal
de Cherbourg à la section réparation des sous-marins,
de février à juin 1940.
A l'arrivée des Allemands, le 19 juin 1940, ayant pu mettre les quatre sous-marins dont il avait la charge en état de flotter, il organise leur remorquage vers l'Angleterre puis, s'étant emparé d'une vedette des constructions navales, il rejoint, en mer, le sous-marin Ondine. |

Etienne Schlumberger
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Il rallie la France libre au début de juillet 1940 et fait partie du petit groupe de ceux qui, sans grand succès, tentent de convaincre les marins français internés près de Liverpool de reprendre le combat.
Ayant demandé à embarquer, il est affecté enseigne de vaisseau de 1ère classe sur l'aviso Commandant Duboc. Il prend part à
l'opération de Dakar en qualité d'officier adjoint
au commandant Thierry d'Argenlieu, chef de mission
des parlementaires dont la vedette est prise sous le feu des mitrailleuses
de terre. Il se porte sans hésiter de l'avant à l'arrière
de la vedette donnant à tous un exemple de sang-froid et
de valeur militaire.
Puis il revient sur
le Duboc lors de la tentative infructueuse de débarquement
à Rufisque où le navire est pris à partie depuis
la côte, avec trois tués à bord.
Après que le Duboc a conduit le général de
Gaulle à Douala au Cameroun, Etienne Schlumberger est
détaché auprès du commandant Thierry d'Argenlieu pour
les opérations de ralliement du Gabon à la France
libre, à bord de l'aviso colonial Savorgnan de Brazza ; ce dernier devant Libreville au début novembre 1940, subit
le feu de l'aviso de Vichy Bougainville. Au cours du combat
qui suit, le Bougainville est touché et abandonné
par son équipage.
Il est alors promu
au grade de lieutenant de vaisseau et retourne sur le Commandant
Duboc comme officier en second. Début 1941, le Commandant
Duboc prend part à la prise de l'Erythrée sur
les Italiens puis revient en Angleterre en participant à
des convois dans l'Atlantique dont certains sont très meurtriers.
Le 9 février
1942, il embarque comme officier en second sur le sous-marin Junon - qui est justement l'un de ceux dont il avait la garde à
Cherbourg - basé en Ecosse. Il effectue de nombreuses patrouilles
dans les fjords de Norvège et des opérations spéciales
dont des débarquements d'agents et de commandos. Il est nommé commandant de la Junon en mars 1943 et amène le bâtiment
en Afrique du nord début 1944.
La Junon est désarmée en août 1944 à
Oran et l'équipage retourne en Angleterre pour armer le sous-marin Morse cédé par les Anglais.
En janvier 1945, il
est appelé à l'Etat-major de l'amiral Nord, l'amiral
Thierry d'Argenlieu et est promu capitaine de corvette en avril 1945. Il
suit l'amiral Thierry d'Argenlieu en Indochine lorsque ce dernier y est
nommé Haut-commissaire et devient chef du Bureau fédéral
de Documentation.
En juin 1947 le commandant
Schlumberger est nommé directeur des Etudes à l'Ecole
navale puis exerce différentes fonctions tant à terre
qu'en mer, en particulier le commandement du D.E. Sénégalais,
puis, promu capitaine de frégate en octobre 1949, il commande
le C.T. Kléber.
Il quitte la Marine
en mars 1953 comme capitaine de frégate puis capitaine de
vaisseau de réserve.
Il entre alors à
la société Maritime Shell pour s'occuper d'abord des
pétroliers. A cette occasion il participe au développement
des transporteurs de gaz liquéfiés puis, pour Shell
française, crée et dirige la Société
française de stockages géologiques (GEOSTOCK).
Il prend sa retraite
en avril 1975 et en profite pour faire le tour du monde à la voile.
Etienne Schlumberger
est membre du Conseil de l'Ordre
de la Libération (décret du 15 juillet 1997).
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Croix de Guerre 1939/45 ( 2 citations )
Médaille de la Résistance avec rosette
Médaille Coloniale avec agrafe "Erythrée"
Distinguished Service Cross (GB)
Ordre de Dannebrog (Danemark)
Ordre du Nicham Iftikar (Tunisie)
Ordre du Christ (Portugal)
Publication :
L'Honneur et les rebelles de la Marine française (1940-1944), Maisonneuve et Larose, Paris 2004
Réédité sous le titre
Les Combats et l’Honneur des Forces navales françaises libres 1940-1944, Le cherche midi, Paris 2007
Dernière mise à jour : le 21 juin 2007
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