|
Alfred de Schamphelaëre
|
Alfred de Schamphelaëre
est né le 6 mars 1915 à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis.
Il n'a jamais connu son père mort au champ d'honneur
en novembre 1914.
Après la guerre, il réside
à Fenain dans le Nord et obtient le brevet supérieur
avant de trouver un emploi à Somain.
En octobre 1936, il est appelé
au service militaire et incorporé au 509ème
Régiment de Chars de Combat stationné à
Maubeuge ; en octobre 1937, il est nommé caporal avant
d'être démobilisé un an plus tard.
Il est rappelé sous les
drapeaux en septembre 1939 et affecté au 42ème
Bataillon de Chars de Combat basé près de Vannes
en Bretagne.
Son unité, devenue 342ème Compagnie
Autonome de Chars de Combat (342ème CACC), est envoyée
en Norvège avec le Corps expéditionnaire français
en avril 1940. |

Alfred de Schamphelaëre
|
De retour de Narvik, devant l'état désespéré de la situation militaire en France, 13 chars de la 342ème CACC, dont celui du caporal de Schamphelaëre, gagnent l'Angleterre. Alfred de Schamphelaëre est de ceux qui s'engagent, le 1er juillet 1940, dans les Forces Françaises Libres au sein de la 1ère Compagnie Autonome de Chars de Combat.
Regroupés dans un premier
temps dans le camp britannique de Delville, les hommes de la 1ère
Compagnie embarquent le 31 août pour l'expédition de
Dakar. Après l'échec du ralliement de Dakar, ils débarquent
à Freetown et enfin au Cameroun.
En janvier 1941, la Compagnie embarque
pour Pointe-Noire au Congo avant de rembarquer à destination
de Suez où elle parvient le 23 avril 1941.
Basée à Quastina en
Palestine, elle se prépare à l'action et, le 8 juin,
fait mouvement vers la frontière syrienne. Le 13 juillet,
après de violents combats et de lourdes pertes, la campagne
de Syrie prend fin.
Le 1er janvier 1942, Alfred de Schamphelaëre
est promu sergent avec les fonctions de chef de char de la 1ère
section de la 1ère CACC ; en août 1942, au sein
de la Colonne Volante des FFL, il prend part à la campagne
de Libye et, en octobre, à la bataille d'El Alamein avec
sa compagnie, en appui de la 13ème
Demi-Brigade de Légion Etrangère.
Il participe à la campagne
de Tripolitaine puis à celle de Tunisie où la 1ère
CACC parvient fin février 1943 et affronte la 21ème Panzer.
En mars, Alfred de Schamphelaëre est nommé sergent-chef.
En juillet 1943, en Tripolitaine,
la 1ère Compagnie est intégrée au 501ème
Régiment de Chars de Combat (501ème RCC) de la
2ème DB du général Leclerc.
En septembre, le Régiment est équipé de Chars
Sherman et, après une période d'entraînement
au Maroc, embarque avec la 2ème DB, le 21 mai 1944, pour
l'Angleterre.
Le 2 août 1944, le 501ème
RCC débarque en Normandie. Alfred de Schamphelaëre se
distingue au cours de la prise d'Ecouché où, faisant
partie de la section de tête, il inflige avec son équipage
de lourdes pertes à l'ennemi en attaquant au canon et à
la mitrailleuse une colonne de camions et de chars. Pendant trois
jours et trois nuits, il tient la position défensive qui
lui a été confiée. Plus tard, lors de l'avancée
sur Paris, il est blessé
à Nogent-le-Rotrou mais refuse d'être évacué
pour pouvoir participer à la libération de la capitale.
En septembre, il combat en Moselle
et dans les Vosges, à Rambervillers notamment. Le 3 octobre,
son char, le "Harstadt", est détruit par un antichar
allemand. Sorti indemne, il prend immédiatement la place
d'un autre chef de char blessé et évacué. Il
prend part à la prise de Baccarat et reçoit une citation
pour avoir, le 31 octobre, au cours de l'attaque de Brouville, attaqué
et détruit un antichar.
Après quelques jours de permission
en novembre, il retrouve son unité après la prise
de Strasbourg. Le 2 décembre au matin, aux abords du village
d'Herbsheim au sud de Strasbourg, alors qu'il est chargé
de dégager les abords d'un pont avec son char, il hisse sa
tête hors de la tourelle pour mieux apprécier le résultat
de ses tirs et est tué sur le coup d'une balle de fusil tirée
par un sniper allemand embusqué.
Le lendemain, Alfred de Schamphelaëre
est inhumé dans le village d'Obenheim dans le Bas-Rhin. Son
corps sera plus tard transféré dans la nécropole
nationale de Sigolsheim dans le Haut-Rhin.
Chevalier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Médaille Militaire
Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
Médaille Commémorative de la Guerre 39/45
Dernière mise à jour : le 1er août
2002
Contacter le webmaster
|