|
Robert Saunal
|
Robert Saunal est né
le 2 novembre 1920 à Saint-Flour dans le Cantal.
En 1939, il est étudiant
en mathématiques spéciales au lycée Blaise Pascal
de Clermont-Ferrand. Candidat aux concours des grandes écoles
en mai 1940, il est admis définitivement avec les premiers
de l'écrit (les oraux ayant été supprimés)
à l'Ecole nationale supérieure des Mines de
Saint-Etienne. Il est également admissible à
l'Ecole normale supérieure, à Polytechnique
et aux Ponts et Chaussées.
Il se prépare en vue
des épreuves orales. Mais devant l'avance allemande
vers Clermont-Ferrand, il décide, avec quatre camarades,
de partir pour être mobilisé plus loin ou hors
de France. Le 21 juin 1940 il réussit à
s'embarquer à Saint-Jean-de-Luz sur un bateau polonais,
le Batory, et se retrouve en Angleterre. Le 1er juillet à
Londres il s'engage dans les Forces françaises libres
pour la durée de la guerre. |
Robert Saunal |
Il suit une instruction militaire à Camberley. Le 27 mai 1941, nommé aspirant, il est envoyé en AEF et affecté aux troupes du Levant en novembre 1941 avant d'être dirigé sur Beyrouth. Fin décembre 1941, il est muté, à Damas, au 1er Régiment d'artillerie des FFL (1er RA) en instance de mouvement vers l'Egypte avec fonction d'officier orienteur à l'Etat-major du Régiment.
De janvier à juin 1942, il
reçoit le baptême du feu lors de la campagne de Libye.
Il combat à Halfaya, Tobrouk et Bir-Hakeim où, remplissant
les fonctions d'officier observateur, chargé du ravitaillement
en munitions des batteries, il est grièvement blessé
par des éclats d'obus le 6 juin 1942. Le 11 juin, lors de
la sortie de vive force de la position, alors que, la jambe plâtrée,
il se trouve dans une ambulance immobilisée par le tir des
mitrailleuses et qu'il s'efforce de franchir à pied le barrage
ennemi, il est fait prisonnier. Après avoir été
hospitalisé quelque temps en Cyrénaïque et plus
longuement à Caserte et Castel San Pietro en Italie, il est
conduit, fin février 1943, dans un camp de prisonniers près
de Sulmona dans la région de Pescara.
Le 12 septembre 1943, il parvient
à s'évader et à se réfugier pendant
plus de 80 jours dans les Abruzzes d'où il réussit
à traverser les lignes allemandes. Le 4 décembre,
il rejoint les lignes néo-zélandaises et est hospitalisé
à Bari puis envoyé à Naples et en AFN.
Rapatrié à Bizerte et
promu sous-lieutenant, il est réaffecté dans son régiment
à Tunis, le 1er janvier 1944. En avril, il part avec la 1ère
Division française libre pour la campagne d'Italie en qualité
d'officier de tir de la 7e Batterie. Il combat au Garigliano,
à Pontecorvo, à Rome, à Montefiascone et à
Radicofani ; il reçoit une citation à l'ordre du Corps
expéditionnaire français en Italie pour s'être
dépensé sans compter et avoir obtenu "le meilleur
rendement de son personnel et de son matériel".
Le 16 août, il débarque
en France dans la baie de Cavalaire et occupe les fonctions d'officier
de tir, d'observation et de liaison pendant la prise d'Hyères
et de Toulon puis, au cours de la remontée de la vallée
du Rhône et de la bataille des Vosges puis de l'Alsace.
Le 25 décembre 1944, il est
promu au grade de lieutenant. Du 24 au 30 janvier 1945, il s'illustre
particulièrement dans les bois d'Elsenheim dans sa mission
de liaison auprès des compagnies d'infanterie en contact
avec l'ennemi. Il termine la guerre dans les Alpes (massif de l'Authion).
Le 1er octobre 1945, il est affecté
à l'Ecole Polytechnique d'où il sort diplômé
en 1947 tout en démissionnant de l'Armée.
Egalement diplômé de
l'Ecole nationale supérieure des Mines de Paris, il devient
ingénieur des Mines à Tananarive puis directeur au
Bureau minier de la France d'Outremer au Cameroun, puis en Nouvelle-Calédonie
et au siège.
En 1960, il occupe le poste d'ingénieur-conseil
à l'Institut de Recherches de la Sidérurgie et rejoint
en 1965 la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine
de Firminy et de Saint-Etienne (devenue Marine Wendel puis C.G.I.P.).
Vice-président de la Société
des Mines d'Anderny-Moutiers, Robert Saunal est, de 1966 à
1969, directeur général puis président (1969-1986)
et enfin président d'honneur (depuis 1988) de la Société
industrielle et commerciale de Transports et de Manutention (SITRAM)
; il est également administrateur de la Chambre syndicale
des Mines de Fer de France.
Robert Saunal est décédé le 19 décembre 2008 à Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne. Il est inhumé au cimetière de Clamart dans les Hauts-de-Seine.
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
Médaille de la Résistance
Médaille des Evadés
Médaille Coloniale avec Agrafes "Libye - Bir-Hakeim"
Publication :
Le Parcours d'un Français libre, autoédition 2005
Dernière mise à jour : le 23 décembre 2008
Contacter le webmaster
|