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Philippe Sassoon
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Sujet britannique, Philippe
Sassoon est né le 3 juillet 1913 à Beyrouth
au Liban. Son père était exportateur.
Elevé au Caire puis en
Syrie, il fréquente exclusivement des collèges
français. Il se dirige vers la médecine et ouvre,
à Beyrouth, un cabinet dentaire.
Résolument français
de cur, il décide au début de 1941, de
quitter son cabinet pour passer clandestinement, à
pied avec son frère, la frontière palestinienne
dans le but de rejoindre les Forces françaises libres
; parvenus en Syrie, les frères Sassoon s'engagent
tous les deux, à Damas, en juin 1941, comme légionnaires
de 2e classe dans la 13e Demi-Brigade
de Légion Etrangère (13e DBLE).
Après la campagne de
Syrie, ils sont tous deux affectés aux hôpitaux
en qualité de chirurgien dentiste et, promus sous-lieutenant,
se trouvent bientôt séparés : Philippe
restant à la Légion tandis que son frère
rejoint le groupe de chasse
Alsace.
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Philippe Sassoon
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Philippe Sassoon, devenu médecin auxiliaire se distingue à Bir-Hakeim, en juin 1942, en secondant avec dévouement et un "mépris absolu du danger" le médecin du Bataillon.
Après Bir-Hakeim, il prend
part avec son unité à la bataille d'El-Alamein puis
à la campagne de Tunisie en ambulance chirurgicale légère.
Affecté au service médical
de la 1ère Division française libre, il forme ensuite
une équipe de brancardiers qu'il mène au feu en Italie
d'avril à juillet 1944 avant de débarquer, le 15 août,
en Provence sur les plages de Cavalaire.
Le 22 août, au cours des violents
combats de La Garde près de Toulon, alors que le Bataillon
d'Infanterie de Marine et du Pacifique est pris sous les feux des
antichars et des armes automatiques allemandes, le lieutenant Sassoon
entreprend lui-même, avec sa jeep, les évacuations
et les premiers soins, donnant de nouveau la preuve de son exceptionnel
courage.
Après la remontée jusqu'en
Alsace, le Philippe Sassoon est détaché sur le front
de l'Atlantique avant de terminer la guerre dans les Alpes pour
la liquidation de l'armée Kesselring.
Il est démobilisé en
1946.
Ne pouvant exercer son métier
de dentiste en France sans avoir les diplômes français,
il est contraint de reprendre des études à la Faculté
de Médecine de Paris de laquelle il sort avec le diplôme
de chirurgien dentiste en 1947.
En 1948, il obtient la nationalité
française et peut alors s'installer à son compte dans
un cabinet dentaire à Toulon.
Philippe Sassoon est décédé
le 13 décembre 1983 dans le Var, à Sanary où
il a été inhumé.
Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 7 mars
1945
Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
Dernière mise à jour : le 14 mai 2004
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