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Nicolas Roumiantzoff
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Nicolas Roumiantzoff est né
le 9 mai 1906 à Yanovka en Russie dans une famille
de l'aristocratie russe. Son père, général
de Cavalerie, est tué au champ d'honneur devant Odessa.
Orphelin de père et de
mère, il est contraint à l'exil par la révolution
de 1917.
Installé en Bretagne avec sa grand-mère,
il y commence des études qu'il poursuit au collège
Stanislas à Paris.
En 1924 Nicolas Roumiantzoff
entre à Saint-Cyr, en sort dans la promotion du Rif
en 1926, comme sous-lieutenant à titre étranger.
Affecté au 1er Régiment Etranger de Cavalerie
(1er REC). Il termine sa formation militaire à l'Ecole
d'Application de Saumur avant de servir en Tunisie (1927-1929)
puis au Maroc (1929-1932).
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Nicolas Roumiantzoff
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Lieutenant en 1928, il est cité en 1932 comme "officier étranger ayant de l'allant et beaucoup de cran". Il reçoit bientôt le commandement du 3e Escadron de Cavaliers Tcherkesses en Syrie (1932-1935).
Réaffecté au 1er REC en 1936 au Maroc puis en Tunisie, Nicolas Roumiantzoff obtient la nationalité française en juin 1939.
Dirigé sur la métropole en avril 1940, il participe brillamment avec son escadron à cheval, le 97e Groupe de Reconnaissance divisionnaire (97e GRD), à la campagne de France.
Deux fois cité, il est blessé
le 24 mai 1940 par un éclat de bombe et capturé après
s'être battu sur la Somme et la Loire. Très rapidement,
il s'évade.
Après l'armistice, en octobre
1940, il est affecté au 1er REC, à Fès au Maroc.
Très vite, il cherche à reprendre le combat. Le 30
mars 1941, en permission à Rabat, il tente de gagner la France
libre en passant par la zone espagnole. Arrêté, il
est incarcéré à Tanger par les autorités
espagnoles. Evadé à deux reprises, épuisé,
il est repris, enfermé à la forteresse de Ceuta et
condamné à mort. Après sept mois d'incarcération,
il s'évade de nouveau dans la voiture du commandant de la
prison qu'il a pris en otage.
Avec l'aide la Résistance,
Nicolas Roumiantzoff gagne Tanger puis Gibraltar et arrive en Grande-Bretagne
en décembre 1941. Nommé capitaine, il est affecté
à l'Etat-major du général de
Gaulle à Londres.
En février 1942, il débarque
à Beyrouth avant de prendre le commandement en second du
Groupe de Reconnaissance de Corps d'Armée (GRCA), futur 1er
Régiment de Marche de Spahis Marocains (1er RMSM). En
août 1942, en Libye, il est blessé par un éclat
d'obus avant de se distinguer, en novembre, au combat de l'Himeimat
à El Alamein en commandant l'avant-garde de la colonne
lancée à la poursuite de l'ennemi, faisant de nombreux
prisonniers.
En mars 1943, il est nommé
chef d'escadrons et s'illustre en Tunisie au combat de l'Oued Gragour
où il bloque l'offensive de Rommel et le 8 avril 1943 devant
Mezzouna où infligeant des pertes à l'adversaire,
il parvient à occuper la localité. Le 1er RMSM rejoint
ensuite la Force L du général Leclerc
au sein de laquelle le chef d'escadron Roumiantzoff dirige l'avant-garde.
Le 2 juin 1943, le "Roum",
ainsi que le surnomment amicalement ses camarades de combat, "officier
supérieur d'un courage légendaire", se voit décerner
la Croix de la Libération
par le général de Gaulle.
Arrivé à Tunis, après
quelques jours de permission, il rejoint la 2e Division Blindée
(2e DB) qui se constitue au Maroc en novembre 1943. Nicolas Roumiantzoff
est nommé commandant en second du 1er RMSM et fait mouvement
vers l'Angleterre avec son unité en mai 1944.
En juin 1944, il est promu au grade
de lieutenant-colonel et débarque en Normandie le 1er août
avec la 2e DB, intégrée à la 3e Armée
américaine du général Patton. Chef d'un groupement
léger, il s'empare d'Argentan le 13 août.
A Paris,
le 25, il atteint le premier la Place de l'Etoile et le 26, il arrête,
après des combats acharnés, une violente contre-attaque
allemande dans la région du Bourget.
Nicolas Roumiantzoff poursuit le combat
dans les Vosges et fait tomber successivement Contrexéville,
Vittel et Darney, infligeant de lourdes pertes à l'ennemi.
A cette occasion, il est décoré de la DSC pour "héroïsme
extraordinaire".
Nommé, fin septembre 1944,
chef d'Etat-major de la 10e DI, il prend la part la plus active,
en janvier et février 1945, à la réduction
de la poche de Colmar.
La paix revenue, il est affecté
au cabinet militaire du ministre des Armées puis, après
un bref séjour à Beyrouth, rejoint l'Indochine en
1948, en qualité de commandant du secteur de Quang-Tri. En
janvier 1949, il est blessé une troisième fois par
l'éclatement d'une mine près de Gia-Mon (Centre Annam)
avant de prendre, en octobre 1949, le commandement du secteur est
du Cambodge où il monte toute une série d'opérations
qui portent des coups très durs à l'adversaire.
En 1950, Nicolas Roumiantzoff prend
le commandement du 4e RCA basé à Gabès dans
le Sud Tunisien. Trois ans plus tard, il est promu colonel et affecté
de nouveau en Indochine où il commande le Groupement mobile
n°3. Il reçoit alors trois nouvelles citations à
l'ordre de l'Armée.
En 1955, il commande le Groupement
blindé n° 7 à Sarrebourg en Allemagne avant de
prendre le commandement, en 1959, du secteur d'Aflou en Algérie
; il y dirige avec énergie les opérations du Djebel
Mimouna et du Kef Mimouna.
Rentré en métropole,
le colonel Roumiantzoff est affecté à l'Etat-major
de la 8e Région militaire et prend, en 1961, le commandement
de la subdivision de Chambéry.
Titulaire de 22 citations (dont 11
à l'ordre de l'Armée) durant sa carrière militaire,
il est promu au grade de général de brigade en janvier
1962, puis, sur sa demande, est mis à la retraite au mois
de juillet de la même année.
Retiré à Paris, Nicolas
Roumiantzoff est décédé à Paris, à
l'Hôpital du Val-de-Grâce, le 15 avril 1988. Ses obsèques
ont eu lieu à l'Eglise Saint-Louis-des-Invalides. Il a été
inhumé à Saint-Pierre de Rivière dans l'Ariège.
Grand Officier
de la Légion d'honneur
Compagnon de
la Libération - décret du 2 juin 1943
Croix de Guerre
39/45
Croix de Guerre
des TOE
Croix de la
Valeur Militaire
Croix du Combattant
Croix du Combattant
Volontaire 39/45
Médaille
Commémorative 39/45
Médaille
Commémorative Indochine
Chevalier du
Mérite Social
Military Cross
(GB)
Distinguished
Service Order (GB)
Distinguished
Service Cross (GB)
Commandeur
du Nicham Iftikar (Tunisie)
Commandeur
du Ouissam Alaouite (Maroc)
Mérite
Militaire Syrien
Dernière mise à jour : le 6 mai 2004
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