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Jacques Robert
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Alias : Arthur Rewez - Denis
Fils d'un ingénieur aéronautique,
Jacques Robert est né le 2 avril 1914 à Paris.
Il passe son baccalauréat
et commence des études de droit avant d'effectuer son
service militaire en 1935 au 507e Régiment de
Chars de Combat (507e RCC).
Puis, admis au Peloton des Officiers
de Réserve des Chars, il est promu au grade de sous-lieutenant
en octobre 1936 et affecté au 508e RCC.
Rendu à la vie civile
en avril 1937, Jacques Robert travaille alors dans l'imprimerie.
Mobilisé en août
1939, au 8e Bataillon de Chars à Lunéville avec
le grade de lieutenant, il fait une campagne de France éblouissante.
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Jacques Robert
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Il se distingue notamment dans la défense de Rethel en mai 1940 en provoquant la destruction de trente engins blindés ennemis, ce qui lui vaut de recevoir, à 26 ans, la Légion d'Honneur et la Croix de Guerre des mains du général de Lattre de Tassigny ainsi que quatre citations.
Jacques Robert ignore l'armistice
et, en août 1940, à sa démobilisation, entre
au Service de Renseignements "Vichy" où il continue
la lutte en remplissant avec succès un grand nombre de missions
de renseignements.
En décembre 1941, il entre
au réseau "Confrérie Notre Dame - Castille" de Gilbert Renault, alias Rémy ; son
chef de réseau l'envoie, fin avril 1942, en mission à
Londres où il signe son engagement dans les Forces Françaises
Libres. Il en revient, parachuté deux mois plus tard avec
le grade de capitaine, et trouve son réseau presque démembré par les arrestations.
Recherché lui-même par
la Gestapo, il passe à Lyon et y crée en un temps
record un nouveau réseau, "Phratrie", qui devient
en quelques mois le plus important réseau de renseignements
de France. Au sommet de son activité, en juin 1944, ce réseau
enverra pas moins de 330 messages quotidiens en Grande-Bretagne.
En avril 1943, en plein travail d'organisation,
Jacques Robert est arrêté à Nice par la police
de Vichy. Quatre jours plus tard il s'évade grâce à
la complicité des forces de police qui, à la demande
d'Achille Peretti, le laisse s'échapper.
Mais il ne peut alors que passer en Angleterre en juin 1943, confiant
la direction de "Phratrie" à son second, Jean-Louis
Chancel, alias Chavagnac.
Affecté au Bureau central de
renseignements et d'action à Londres, avec le grade de chef
de bataillon, il s'occupe activement de l'entraînement des
agents parachutistes du contingent français Jedburgh, équipes composées d'un Français, d'un Anglais
et d'un Américain destinées à être parachutées
en uniforme, au moment du débarquement, pour encadrer les
maquisards de France.
Le 27 juin 1944, il se fait parachuter
lui-même à la tête de la mission interalliée
"Bergamotte" sur un maquis de la Creuse dont il prend
la tête. Pendant deux mois, il livre une guérilla ininterrompue
en Corrèze et dans la Creuse.
En septembre 1944, il est affecté
à la Direction Générale des Etudes et Recherches
(DGER) et y organise des opérations sur l'Allemagne.
De mai à octobre 1945, Jacques
Robert est conseiller militaire à l'ambassade d'Oslo en Norvège,
puis, d'octobre à décembre affecté au service
de liaison SOE avant d'être démobilisé.
De 1946 à 1956 il est directeur
commercial du champagne Mercier avant d'exercer les mêmes
fonctions aux Hyperphosphates Reno jusqu'en 1960.
De 1960 à 1965, alors qu'il
est promu lieutenant-colonel de réserve, il est président
directeur général de Marcolite Products et, de 1965
à 1979, directeur technique de l'imprimerie Danel dans le
Nord de la France.
En 1975, Jacques Robert est promu
au grade de colonel honoraire.
Il est décédé
le 8 février 1998 à Neuilly-sur-Seine (92).
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 6 avril
1945
Croix de Guerre 1939-45 (5 citations)
Médaille de la Résistance
Distinguished Service Order (GB)
Officier de l'Ordre de l'Empire Britannique
Medal of Freedom (USA)
Dernière mise à jour : le 23 juin 2006
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