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Jacques Renouvin
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Alias : "Joseph" - Ricard - Bertrand - Paleyrac
Jacques Renouvin est né
le 6 octobre 1905 à Paris.
Etudiant en droit, il effectue
son service militaire de novembre 1927 à avril
1929 avant de devenir avocat.
Militant du mouvement Action
Française, il s'en sépare au lendemain du 6
février 1934.
Avocat à la Cour en 1938,
il gifle en public Pierre-Etienne Flandin, président
de l'Alliance démocratique, pour le punir du télégramme
de félicitations envoyé à Hitler, Daladier
et Mussolini, au lendemain de la signature des accords de
Munich qu'il ressent comme un abandon inacceptable.
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Jacques Renouvin
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Mobilisé le 2 septembre 1939 comme sergent, il demande à être affecté dans les corps francs.
Il fait une brillante campagne 39-40, reçoit la Croix de guerre et est blessé le 16 juin 1940 à Bénestroff en Moselle alors qu'il défend avec son groupe une position avancée.
Fait prisonnier, il est conduit à l'hôpital d'Epinal d'où il parvient à s'évader. Démobilisé le 27 août
1940, il passe en zone sud et cherche immédiatement à agir.
Dès le début de 1941,
Jacques Renouvin se joint au mouvement "Liberté"
créé à Lyon par François
de Menthon et Pierre-Henri Teitgen et
qu'il aide activement à se développer dans la région
de Montpellier. Il est plus particulièrement chargé
de la propagande, en particulier en ce qui concerne la diffusion
du journal clandestin Liberté, et de la chasse aux collaborateurs.
En novembre 1941, après la
fusion de "Liberté" et du Mouvement de Libération nationale qui aboutit à la création de "Combat",
il propose à Henri Frenay la création
de groupes francs dans la région de Montpellier, c'est-à-dire
d'équipes d'action immédiate.
Devenu en 1942 chef national des Groupes
francs de "Combat", il parcourt la zone libre pour recruter
des hommes et commence à organiser diverses opérations
dans toute la zone sud. Il recrute entre 800 et 1 000 volontaires
qu'il organise et instruit personnellement.
L'activité des corps francs
animés par Jacques Renouvin consiste essentiellement en opérations
armées contre des dépôts d'explosifs, en sabotages
et déraillements de trains et en attaques contre les Allemands
et les collaborateurs. Il participe lui-même aux missions
les plus dangereuses et plus de 400 explosions ou incendies, 3 déraillements
de trains et 10 destructions de transformateurs d'usines sont exécutés
sur ses ordres.
Arrêté le 29 janvier
1943 par la Gestapo à Brive-la-Gaillarde en même temps
que Mireille Tronchon, Jacques Renouvin est transféré
à la prison de Fresnes. Torturé durant des mois, il
ne révèle rien de l'organisation.
Le 3 août 1943, il épouse
en prison sa camarade de résistance, Mireille, avant d'être
déporté en Allemagne le 30 août 1943, dans
un très mauvais état physique.
Interné à Mauthausen,
il y meurt d'épuisement par suite des mauvais traitements
subis le 24 janvier 1944. Son corps n'a pas été retrouvé.
Jacques Renouvin est nommé
colonel FFI à titre posthume
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier
1946
Croix de Guerre 39/45
Dernière mise à jour : le 4 mars 2008
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