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Georges-Louis Rebattet
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Alias : "Cheval"
Fils d'industriel, disparu quelques
mois après sa naissance, Georges-Louis Rebattet est
né le 19 juillet 1907 à Paris.
Après des études
secondaires au Lycée Hoche à Versailles, il
entre à l'Ecole des Hautes Etudes commerciales en 1924.
Il fait son service militaire
au 5e Régiment de Cuirassiers avant de rejoindre, comme
élève officier de réserve, l'Ecole d'Application
de Saumur de laquelle il sort sous-lieutenant de cavalerie
en novembre 1928.
Il dirige, à partir de
1929 et pendant 10 ans, "l'Escadron de Versailles",
société de préparation militaire des
armes à cheval et de l'arme blindée.
Il fonde en 1935 le centre
de perfectionnement des sous-officiers de réserve de Versailles dont
il est l'instructeur.
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Georges-Louis Rebattet
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Georges-Louis Rebattet est directeur des ventes dans une société commerciale lorsqu'il est mobilisé en septembre 1939 comme lieutenant, chef de peloton au 1er Escadron à cheval du 28e Groupe de Reconnaissance divisionnaire (GRDI).
Il est cité à l'ordre
de l'Armée pendant la campagne de France pour avoir, le 8
juin 1940, contrairement à un ordre de repli, continué à
protéger avec son peloton le décrochage d'un groupe
d'artillerie, lui permettant ainsi de se replier. En dépit
des feux violents de l'artillerie ennemie, il parvient ensuite à
ramener une partie de son peloton dans les lignes françaises.
Démobilisé en septembre
1940, Georges-Louis Rebattet entre dans l'organisation de jeunesse
du gouvernement de Vichy, les "Compagnons de France",
comme chef d'école des cadres puis, en 1941, comme responsable
de l'organisation en Tunisie et, de décembre 1941 à
septembre 1942, en qualité vice-président du mouvement
dans lequel il exerce une vigoureuse action éducative anti-nazie.
En avril 1942 il entre en contact
avec Maxime Blocq-Masquart de l'Organisation civile et militaire
(OCM), puis, en juin, avec Pierre de Bénouville
qui le présente à Henri Frenay,
fondateur et chef du mouvement de résistance Combat auquel
Georges-Louis Rebattet adhère en septembre 1942 sous le pseudonyme
de "Cheval". Il est officier de liaison auprès
de mouvements de résistance de zone nord.
Il négocie en septembre et octobre 1943 avec les mouvements de résistance de zone nord et le Comité anti-déportation (CAD) la prise en charge des mouvements non communistes de la zone nord par le Service national maquis créé en mars 1943.
Le Service national Maquis, que dirige Michel Brault (alias Jérôme), oriente volontaires et réfractaires
du Service du Travail obligatoire (STO) vers les maquis pour les
transformer en combattants. Il prend en charge les maquisards
en les équipant et en les formant, tout en développant
les camps sur le territoire.
Le 1er décembre
1943, Georges-Louis Rebattet succède à "Jérôme",
parti pour Londres, à la tête du Service national Maquis
et est promu colonel FFI le mois suivant.
"Cheval" devient membre,
au titre de Combat, du comité directeur du Mouvement de Libération
nationale (MLN) en mars 1944 et membre du Comité d'Action
militaire (COMAC) du Conseil national de la Résistance (CNR).
Il ne cesse jusqu'à la libération du territoire de
déployer une incroyable activité de mise en place
et de réfection du vaste réseau de liaisons et de
commandement de son service malgré les nombreuses difficultés
et les pertes constantes. Il est l'un des artisans de la création
des Forces françaises de l'Intérieur (FFI).
En mai 1944, le colonel Rebattet quitte
ses fonctions au COMAC et est chargé de la coordination des
FFI dans les régions R3 (Montpellier), R4 (Toulouse), R5
(Limoges) et R6 (Clermont-Ferrand).
Il participe aux combats d'Auvergne,
au Mont-Mouchet et à Chaudes-Aigues.
En novembre 1944, il est en mission
d'inspection des unités FFI de la 1ère Armée
française avant d'être affecté début
1945, à la 1ère armée comme colonel , adjoint
du général de Lattre de Tassigny,pour
les affaires FFI.
En juillet 1945, il sert au cabinet
militaire de la Mission de Liaison et d'Inspection mobile de l'Organisation
de l'Armée .
Démobilisé en janvier
1947, membre de l'UDSR, il est directeur de cabinet de Pierre Bourdan,
Ministre de l'Information, des Arts et Lettres et de la Jeunesse.
Il a œuvré pour l’unité européenne de décembre 1947 à 1955, en étant secrétaire général adjoint puis secrétaire général du Mouvement Européen, organisation non gouvernementale. Il est également Président du Consortium audiovisuel international et PDG des Actualités françaises.
Il a été directeur du Centre national de l'UNR et en 1974-1975, conseiller
culturel à l'Ambassade de France à Belgrade.
Georges-Louis Rebattet est décédé
le 19 mars 1976 à Paris. Ses obsèques ont été
célébrées en l'Eglise Saint-Louis-des-Invalides
; il est inhumé au cimetière du Montparnasse à
Paris. Il a eu cinq enfants dont deux sont nés avant guerre
et deux pendant.
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 24 mars
1945
Commandeur de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
Médaille de la Résistance
Croix du Combattant Volontaire 39/45
Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Croix des Services Militaires Volontaires
Croix de Guerre (Tchécoslovaquie)
Dernière mise à jour : le 1er juillet 2004
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