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André Quirot
| André Quirot est né
le 27 septembre 1914 à Dijon en Côte d'Or. Son
père était médecin de campagne.
Après le baccalauréat,
il suit les cours à la Faculté de Droit avant
de faire son service militaire en 1936 comme E.O.R. à
l'Ecole Militaire d'Artillerie de Poitiers. Sorti sous-lieutenant
de réserve, André Quirot choisit de rester dans
l'Armée. Il est affecté au 11e Régiment
d'Artillerie Coloniale en avril 1937.
Après la déclaration
de guerre en 1939, il est envoyé en Moselle puis à
Vannes, à partir de janvier 1940.
Refusant la défaite,
le lieutenant Quirot, qui stationne dans un centre d'instruction
à Sainte-Anne d'Auray en Bretagne, entend l'appel du général de
Gaulle le 18 juin 1940. |

André Quirot
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Décidé à poursuivre le combat, il s'embarque de Quiberon vers Bayonne et, le 23 juin 1940, parvient à Saint-Jean-de-Luz d'où il prend la mer le lendemain à destination de l'Angleterre sur un bateau de trensport de troupes britannique, l'Ettrick.
Arrivé le 26 à Plymouth,
il s'engage quelques jours plus tard, à Londres, dans les
Forces françaises libres et est affecté naturellement
dans l'artillerie naissante des FFL qu'il est chargé de mettre
sur pied.
Il participe à l'opération
devant Dakar en septembre 1940 comme commandant de la section d'artillerie
avant de gagner le Cameroun. Début 1941, il prend part, avec
sa section affectée à la Brigade d'Orient, à
la campagne d'Erythrée au cours de laquelle il est cité
pour avoir neutralisé une batterie ennemie.
Il participe ensuite à la campagne
de Syrie comme lieutenant de tir à la 1ère Batterie
avant d'être affecté, à la fin de 1941, au 1er
Régiment d'Artillerie (1er RA) des FFL, dont il commande
la 1ère Batterie jusqu'à la fin de la guerre.
Au cours de la campagne de Libye en
1942, il participe aux patrouilles de Jock Column puis à
la bataille de Bir-Hakeim, il est de nouveau deux fois cité.
En octobre 1942, promu au grade de
capitaine, il participe à l'attaque de l'Himeimat à
El Alamein. Après avoir stationné quelques temps à
Gambut non loin de Tobrouk, la 1ère DFL se met en route,
en mai 1943, pour la Tunisie. Après deux semaines de combat,
la batterie du capitaine Quirot peut représenter le 1er RA
au défilé de la victoire à Tunis dans les rangs
de la 8ème Armée britannique.
Le 2 juin 1943, André Quirot
est fait Compagnon de la Libération.
Jusqu'à la fin de 1943, le
capitaine Quirot et ses hommes s'entraînent sans relâche,
se préparant à l'expédition en Italie où
ils débarquent en avril 1944. Plus particulièrement
chargé des liaisons entre l'Artillerie et l'Infanterie, André
Quirot n'hésite pas à se porter dans les observatoires
les plus exposés et reçoit, des mains du général
de Gaulle, la croix d'officier de la Légion d'Honneur sur
le front des troupes.
Le 16 août 1944, il débarque
à Cavalaire et prend position avec son Régiment devant
Hyères où se déroulent pendant quatre jours
des combats acharnés. S'ensuit la prise de Toulon puis celle
de Lyon et celle d'Autun. Il participe ensuite à la campagne
des Vosges et à celle d'Alsace avant de terminer la guerre
lors de l'ultime offensive dans les Alpes, en avril 1945, dans le
massif de l'Authion, où il commande une batterie de 105 en
soutien d'un bataillon de Chasseurs Alpins.
Après la guerre, le groupe
d'Artillerie commandé par le chef d'escadron Quirot prend
garnison à Chambéry.
En 1947, il part pour Madagascar d'où
il revient en 1950. Après deux années d'études
à l'Ecole d'Application de l'Artillerie puis encore deux
années à l'Ecole Supérieure de la Guerre, il
est nommé, de novembre 1955 à septembre 1958, officier
de liaison aux Etats-Unis, à Fort Bliss au Texas.
Promu lieutenant-colonel en 1958,
puis colonel en 1961, il sert en Allemagne, à Baden Baden
et est nommé adjoint au Général commandant
la 72e Division Militaire à Montpellier.
Il fait valoir ses droits à
la retraite en 1971.
André Quirot est décédé
le 11 avril 1985 à Montpellier. Ses obsèques se sont
déroulées à Pesmes en Haute-Saône où
il a été inhumé.
Commandeur de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 2 juin
1943
Croix de Guerre 39/45 (7 citations)
Médaille Coloniale avec agrafes
Médaille Commémorative des Services Volontaires
dans la France Libre
Médaille Commémorative de la Guerre 39/45
Chevalier du Mérite Syrien
Officier de l'Etoile d'Anjouan (Comores)
Dernière mise à jour : le 7 février 2005
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