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Georges Bergé
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Georges Bergé est né
le 3 janvier 1909 à Belmont dans le Gers où
son père était receveur des PTT.
Il effectue son service militaire
en 1929 au titre du 24e RI à Mont-de-Marsan ; admis
à suivre les cours d'EOR, il est démobilisé
comme sous-lieutenant de réserve en avril 1930.
Il choisit finalement la carrière
militaire et entre à l'école de l'Infanterie
et des Chars de Saint-Maixent en 1933.
Lieutenant en 1934, il est détaché
dans l'Armée de l'Air, au groupe d'infanterie de l'Air
n° 601, en août 1937 mais des problèmes de
santé le rendent inapte à l'emploi de parachutiste
et il retrouve son arme d'origine en mars 1938. |

Georges Bergé |
Capitaine au 13e RI en février 1940, il prend part à des combats d'avant-postes en mai 1940. Blessé à deux reprises par balles le 18 mai, près de Bousies dans le Nord, alors qu'il mène une contre-attaque victorieuse, il est transporté à Arras puis hospitalisé à Caen et évacué vers le sud-ouest.
De passage chez ses parents à Mimizan dans les Landes, il entend le discours radiodiffusé du maréchal Pétain le 17 juin. Refusant l'armistice annoncé, George Bergé s'embarque à Saint-Jean-de-Luz sur un bateau polonais, le Sobieski, pour l'Angleterre le 21 juin 1940.
Il rallie les Forces françaises
libres à Londres où il rencontre le général de Gaulle le 24 juin à Saint Stephen's House et lui propose de créer une unité de parachutiste.Affecté au dépôt des FFL puis à l'Etat-major de l’Air, il est nommé au commandement de la 1ère
Compagnie d'Infanterie de l'Air (1ère CIA) le 15 septembre 1940. Après accord avec les services spéciaux britanniques, il mène son unité en stage près de Manchester, à l’école de Ringway, où il est breveté parachutiste le 25 décembre 1940, en même temps les hommes de la 1ère section de la Compagnie. Début 1941, en vue d’agir en France, Georges Bergé et dix de ses parachutistes sont formés au sabotage dans une école spéciale à Brickendonbury près de Londres.
Il est en opération spéciale en France du 15 mars au 5 avril 1941 pour la première mission parachutée en France occupée (mission “Savannah”). Cette opération, bien que non menée à bien, lui permet cependant de créer un noyau de résistance à Bayonne et de rapporter des renseignements. Son attitude lui vaut de recevoir la Military cross et une des premières croix de guerre (avec palme de vermeil) à l'ordre des Forces françaises libres.
Revenu en sous-marin en Angleterre,
il crée, sous contrôle du Bureau central de Renseignements
et d'Action (BCRA), une école de formation d'agents - Station
36 - à Inchmery House, New Forest, où seront formés
la plupart des radios et agents parachutés en France en 1941
et 1942.
Embarqué avec la 1ère
CIA le 25 juillet 1941, il est affecté dans un premier temps
à Damas (Base aérienne de Mezé) puis, en janvier
1942, à Kabret, sur la rive ouest du Canal de Suez au Combined
Training Center, où il forme le French
Squadron de la SAS Brigade britannique commandée
par le Major Stirling.
En juin 1942, sur les 6 des 8 aérodromes
ennemis du bassin oriental de la Méditerranée dont
l'attaque est confiée à son unité pour permettre
le passage d'un convoi chargé de ravitailler Malte en danger,
le commandant Bergé choisit l'attaque de l'aérodrome
d'Héraklion en Crète. Il parvient avec son groupe
de quatre hommes à détruire 20 avions ennemis mais
il est capturé à l'issue de sa mission, le 19 juin
1942.
Interné à l'Oflag
XC à Lübeck, il y organise un groupe d'évasion.
Transféré sur la forteresse
de Colditz (Oflag IVC) en janvier 1943, il y retrouve le
Major Stirling et le capitaine Jordan.
Libéré le 16 avril 1945
par l'avant-garde de l'Armée Patton, le lieutenant-colonel
Bergé est successivement affecté à l'Inspection
parachutiste, au cabinet militaire du Gouvernement provisoire de
la République, à l'Etat-major général
de la Défense nationale et enfin à la Représentation
militaire à l'Ambassade de France de Rome.
Georges Bergé commande ensuite
le 14e Régiment d'infanterie parachutiste de Choc (RIPC)
à Toulouse d'août 1951 à juillet 1953.
De 1953 à 1957 le colonel Bergé
est, avec une interruption de 7 mois en 1954 due à un stage
à l'Ecole supérieure de Guerre espagnole, l'adjoint
du général commandant les Troupes aéroportées
(opération Suez 1956).
De 1957 à 1959 il est adjoint
au général commandant l'ALAT avant de recevoir le
commandement du secteur de Corneille dans le Sud-Constantinois l'année
suivante.
Nommé général
de brigade en juillet 1961, il est, sur sa demande, placé
en 2e section de l'Etat-major en janvier 1962.
Président d'Honneur de l'Amical
SAS, Georges Bergé est décédé le
15 septembre 1997 à Mimisan dans les Landes. Ses obsèques
se sont déroulées à Bordeaux.
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Grand Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 1939-45 (4 citations)
Croix de la Valeur Militaire avec palme
Médaille de l'Aéronautique
. Officer of the British Empire (GB)
Military Cross (GB)
Cruz Militar (Espagne)
Commandeur de l'Ordre de Georges 1er (Grèce)
Commandeur de l'Ordre du Ouissam Alaouite
Publications :
Commandos en Crête
- in Historia Magazine - n° 19
Mission Savannah - in Historia Magazine - n° 31
Le transport aérien d'assaut vertical - in
Revue des Forces Aériennes - 1956 n° 114
Potentiels - in Revue de la Défense Nationale
juillet 1954
Une brèche dans le dispositif dissuasif de notre
défense - in Revue de la Défense Nouvelle janvier
1982 n° 29.
Dernière mise à jour : le 8 juillet
2009
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