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Michel Pichard
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Alias : Pic - Bel - Gaus
Michel Pichard est né
le 27 juin 1918 à La Rochelle en Charente-Maritime.
Fils d'un armateur de Dieppe
et directeur de la branche "Sauvetage" de la Compagnie
"Les Abeilles" au Havre, il passe son Baccalauréat
et commence des études de droit.
Appelé au service militaire
dans l'Artillerie en septembre 1938, il est réformé
en avril 1939 mais est reconnu, à sa demande, apte
au service au moment de la mobilisation de septembre 1939.
Affecté de nouveau dans
l'Artillerie, il se trouve, en 1940, à l'Ecole d'Artillerie
de Fontainebleau qui se replie, au moment de la débâcle,
sur Bordeaux.
Dès le 22 juin, il abandonne
son unité, désarmée à Poitiers,
et tente de rallier Londres. Le 24 juin, il s'embarque sur
l'aviso La Boudeuse, au Verdon, mais le bâtiment
est finalement dérouté vers l'Afrique du Nord.
Le 28 juin, il débarque à Casablanca et, étant
élève officier de réserve, est affecté
au 63ème RAA à Meknès. |

Michel Pichard |
Trois mois plus tard, un rapport venant de France l'accuse de désertion : il est condamné à trois mois de prison et dégradé. D'octobre 1940 à juillet 1941, alors qu'il est toujours sous les drapeaux il fait trois tentatives d'évasion.
En juillet 1941, il part à
pied pour Tanger et parcoure en 5 jours 150 kilomètres sous
une chaleur implacable. Arrivé à Tanger, il est transporté
à l'hôpital dans un état pitoyable. Quinze jours
plus tard, il est embarqué clandestinement par les Britanniques
à bord d'un bateau à destination de Gibraltar d'où il rejoint l'Ecosse et enfin Londres.
Engagé dans les Forces Françaises
Libres, en août 1941, il passe un mois à Camberley
où il est nommé aspirant avant d'être affecté
au Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA), les services
secrets de la France Libre. En stage de préparation des missions
spéciales, en septembre 1941, il est grièvement blessé
à la main au cours d'un exercice de sabotage.
Immobilisé pendant plus de
6 mois, il parvient quand même, malgré de nombreuses
difficultés, à se faire réintégrer au
BCRA. Il termine alors son entraînement en août 1942.
Affecté au réseau de
la Confrérie Notre-Dame (CND) sous le commandement de Gilbert
Renault alias Rémy, il débarque en France début
janvier 1943, dans le sud de la Bretagne. Après trois mois
passés à travailler à Paris pour la CND, Michel
Pichard est affecté à l'Organisation Civile et Militaire
(OCM) et, à partir de mai 1943, passe de la branche renseignements
à la branche action et plus spécialement au Bureau
des Opérations Aériennes (BOA). Il est chargé
de former des équipes, de repérer les terrains de
parachutage, etc.
En juillet 1943, il devient chef national
du BOA.
L'hiver 1943-1944 est marqué
par la répression allemande et, le 21 mars 1944, alors que
Michel Pichard se trouve à Londres, tout le personnel de
son bureau parisien est arrêté sur dénonciation.
Revenu en France, "Pic" doit remonter un nouveau réseau
et, en mai 1944, il quitte Paris sur ordre pour installer son P.C.
à Vesoul.
En juin 1944, il retourne à
Londres où l'amiral Thierry d'Argenlieu,
Chancelier de l'Ordre de la Libération lui remet, dans les
jardins de l'Ambassade de France, la Croix
de la Libération, le 14 juin.
En juillet 1944, il est renvoyé
en mission, en Bretagne, pour aider au parachutage des
SAS du 2ème Régiment
de Chasseurs Parachutistes (2ème RCP). Revenu de mission,
il est envoyé en Haute-Marne en qualité de Délégué
Militaire Départemental. Sur place, il organise des parachutages
et, en étroite collaboration avec le chef départemental
FFI, arme près de 5 000 maquisards.
De septembre 1944 à janvier
1946, le capitaine Pichard est affecté à la Direction
Générale des Etudes et Recherches (DGER).
Ensuite, Michel Pichard part pour
les Etats-Unis où il devient Fondé de Pouvoir dans
une banque à New-York.
En 1959, il s'installe au Canada puis
rentre en France en 1962 et s'installe comme négociant en
produits tropicaux.
Michel Pichard est décédé
le 11 septembre 1989 à Paris. Ses obsèques ont été
célébrées en l'église du Sacré-Coeur
de Janval à Dieppe en Seine-Maritime. Il été
inhumé au cimetière de Janval à Dieppe.
Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 16 juin
1944
Croix de Guerre 39/45
Médaille de la Résistance avec rosette
Ordre de l'Empire Britannique
Officier de l'Ordre de Léopold (Belgique)
Publications :
L'Espoir des Ténèbres
(Histoire du BOA). Parachutages sous l'Occupation, Ed. Erti, Paris 1990
Dernière mise à jour : le 30 novembre
2009
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