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Auguste Bénébig
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Auguste Bénébig
est né le 30 septembre 1915 à Nouméa
en Nouvelle-Calédonie. Son père était
chef d'atelier à la Société Le Nickel.
Après des études
secondaires, il devient, à l'âge de seize ans,
ouvrier mécanicien.
Il effectue son service militaire
au Bataillon Mixte d'Infanterie Coloniale de 1936 à
1938.
Il est mobilisé en 1939
comme caporal puis démobilisé un an plus tard
en raison de l'armistice avec la grade de maréchal
des logis. Il entend l'Appel
du général de
Gaulle et s'engage dans les Forces Françaises Libres
le 30 septembre 1940 à la suite du ralliement du territoire
à la France Libre.
Affecté au Corps expéditionnaire
du Pacifique que met sur pied le commandant Broche,
Auguste Bénébig, nommé sergent-chef,
embarque le 5 mai 1941 sur le Zealandia pour l'Australie
d'où il est dirigé sur l'Egypte puis sur la
Palestine avec son unité qui prend le nom de Bataillon
du Pacifique (BP 1). |

Auguste Bénébig |
Promu adjudant en octobre 1941, il
prend part aux opérations de Libye en janvier 1942, et se
distingue ensuite à la Bataille de Bir-Hakeim ; lors de la
sortie de vive force, dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, il charge
sur son dos un camarade aveuglé par une balle et le transporte
hors des lignes ennemies. Il revient ensuite en plein barrage de
feu chercher un autre camarade blessé pour le mettre également
hors d'atteinte.
Cette action lui vaut de recevoir
la Croix de la Libération.
Devenu chef de l'atelier lourd du
Bataillon d'Infanterie de Marine
et du Pacifique (BIMP), issu de la fusion du BP 1 et du 1er
Bataillon d'Infanterie de Marine, il est dirigé sur le
front d'El Alamein en octobre 1942.
Après la campagne de Tunisie,
il est détaché du 7 au 30 juin 1943 au QG du général
de Gaulle à la villa des Glycines à Alger, avant de retrouver
son unité en Tripolitaine.
En octobre 1943, il est alors dirigé
sur l'arrière, à Sousse, pour être rapatrié
en Nouvelle-Calédonie. Il arrive le 22 juillet 1944 à
Nouméa où il est affecté à la Compagnie
de Dépôt.
Il est mis en congé illimité
sur sa demande le 25 août 1944.
Après la guerre, il devient
ouvrier-mécanicien à la Société Le Nickel
jusqu'en 1948, puis mécanicien-garagiste à son propre
compte jusqu'en 1975, année de sa retraite.
Auguste Bénébig est
décédé le 12 août 1993 à Nouméa
où il est inhumé.
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 9 septembre
1942
Médaille Militaire
Croix de Guerre 39/45 avec palme
Médaille Coloniale avec agrafe « Bir Hakeim », « Libye 1942 », « Tunisie », « Tripolitaine »
Croix du Combattant Volontaire 39/45
Médaille commémorative 39/45 avec agrafe "Afrique"
Dernière mise à jour : le 18 septembre 2009
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