|
Pierre Pène
|
Alias : Périco - Taille
Pierre Pène est né
le 10 mars 1898 à Paris. Son père était
employé à la SNCF sur le Paris -Lyon - Méditerranée.
Il se distingue pendant la Grande
Guerre comme sous-lieutenant d'Artillerie ; gazé à
l'ypérite, il est cité à l'ordre de la
Division.
Issu de l'Ecole Polytechnique
en 1922, Ingénieur des Ponts et Chaussées en
1923, il suit les cours de l'Ecole d'Artillerie de Fontainebleau.
De 1926 à 1930, il est
directeur-adjoint des Travaux Publics de Madagascar puis est
détaché au Ministère des Affaires Etrangères
pour remplir les fonctions d'ingénieur en chef du gouvernement
éthiopien d'août 1930 à août 1933. |

Pierre Pène |
Mobilisé comme capitaine dans l'Artillerie coloniale, il commande la 6e batterie du 3e RACL de fin août à décembre 1939. Affecté ensuite à l'Etat-major de la 6e Armée, il effectue de nombreuses reconnaissances en Belgique, sur la Somme et sur la Loire et est à nouveau cité.
En 1940, il est ingénieur général des Travaux publics, plus précisément à la Direction des Transports du département de l'Aisne. Parallèlement, ne supportant pas l’idée de l’occupation allemande, il entre dans la Résistance au réseau Centurie par l’intermédiaire de son subordonné aux Ponts et Chaussées André Boulloche et y travaille avec Jean Bertin, également ingénieur des Ponts. Son groupe, créé en janvier 1941, se rallie à l'Organisation civile et militaire (OCM).
De 1941 à 1942, il fournit des renseignements et prend part au sauvetage et à l'évasion de pilotes alliés au profit du réseau Centurie, sous les ordres du colonel Touny .
A partir de 1943 il devient chef de l’Armée secrète (AS) pour l'Aisne, puis également pour les Ardennes jusqu'en novembre 1943. Il exécute et fait exécuter de multiples sabotages et parachutages et fournit des renseignements militaires sur les troupes allemandes. Interpellé par la Gestapo en octobre 1943, il réussit à s'évader le jour même.
Echappant à une seconde arrestation en décembre 1943, il rejoint Paris où il entre dans la clandestinité et prend le pseudonyme de Périco. Il est alors nommé au Comité directeur de l’OCM et se voit désigné par le colonel Touny comme commandant militaire de la région P (Paris et région parisienne) en remplacement de Roger Coquoin qui vient d'être abattu. Il a comme adjoints Rol-Tanguy, Aimé Lepercq et Pierre Lefaucheux.
Sous le nom de Périco, Pierre Pène est responsable des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) de la région "P" jusqu’au 4 avril 1944, date à laquelle il est arrêté à Paris et durement interrogé. Bien que blessé, il parvient à s'évader de la prison de Senlis le 9 juin.
Reprenant contact avec la Résistance, il est désigné comme Commissaire de la République de Saint-Quentin et il rejoint son poste en franchissant les lignes ennemies fin août 1944. Il participe aux combats de libération de Beauvais puis dirige ceux de Saint-Quentin en septembre 1944. il est nommé chef d'escadrons le même mois.
De 1946 à 1952 Pierre Pène
est Gouverneur du pays de Bade. En 1953, il est chargé de
mission à l'ONU et devient, l'année suivante, conseiller
technique au cabinet de Jacques Chaban-Delmas.
Il est en 1956, il est nommé
Inspecteur Général des Ponts et Chaussées tout
en occupant les fonctions de Conseiller du Gouvernement du Prince
de Monaco jusqu'en 1960.
Pierre Pène est décédé
le 20 avril 1972 à Boulogne-Billancourt. Il a été
inhumé à Paris.
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 11 août
1945
Croix de Guerre 14-18
Croix de Guerre 39-45 (2 citations)
Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Médaille de la Résistance avec rosette
Médaille des Evadés
Medal of Freedom (USA)
Grand Officier de l'Ordre de la République Italienne
Grand Officier de l'Ordre de Saint Charles (Monaco)
Commandeur du Mérite de RFA
Dernière mise à jour : le 29 août 2008
Contacter le webmaster
|