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André Parant
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Fils de négociant, André Parant est né
le 7 mars 1897 à Belfort.
En août 1914, à
l'âge de 17 ans, il s'engage au Régiment de Cuirassiers
de Saint-Germain. Elève officier de réserve,
il devient chef de corps-franc et termine la guerre avec le
grade de sous-lieutenant et avec deux citations.
Il combat
ensuite dans le corps expéditionnaire français
en Ukraine mais, n'ayant pas la vocation militaire, décide
de quitter l'Armée et de retourner à la vie
civile.
Pendant 20 ans, il mène
une existence sans histoire de commerçant.
Capitaine de réserve
de chasseurs alpins, il démissionne en 1936 et lorsque
survient, en septembre 1939, la déclaration de guerre,
il s'engage comme soldat de 2e classe.
Il gravit
très rapidement les échelons qui le ramènent
à son grade antérieur de capitaine ; il commande
bientôt la 7e compagnie du 17e Régiment
de Tirailleurs Algériens. |

André Parant |
Le 20 mai 1940, la 87e Division d'Infanterie Nord Africaine est jetée sur l'Ailette. Alors que l'ennemi a déjà atteint l'autre côté du canal et qu'il s'apprête à traverser sur le pont de Leuilly, le capitaine Parant pose lui-même une charge de mélinite et fait sauter l'ouvrage au nez de l'ennemi.
Le 5 juin, le front de l'Ailette est attaqué par des forces très supérieures en nombre qui parviennent à s'infiltrer jusque dans les lignes arrières. André Parant reçoit l'ordre de dégager le P.C. du 9e Zouaves.
Il conduit alors ses tirailleurs
dans une contre-attaque désespérée et tombe
grièvement blessé par deux projectiles reçus
dans la poitrine.
Conduit à demi-mort au P.C.
du colonel du 9e Zouaves, il réussit à rendre
compte de sa mission avant de perdre connaissance. Hospitalisé
à Troyes, il est évacué le 12 juin sur Biarritz.
Il entend l'appel du général de
Gaulle et décide immédiatement de tout mettre
en oeuvre pour rejoindre l'Angleterre.
Le 21 juin, avec son camarade Bellenger,
il apprend qu'à Saint-Jean-de-Luz un bâtiment embarque
des Polonais pour la Grande-Bretagne. Après avoir obtenu
de l'hôpital un congé de convalescence, les deux hommes,
vêtus d'uniformes polonais, parviennent à embarquer
pour l'Angleterre, à bord du Batory.
Arrivé à Plymouth et
après un court séjour à l'hôpital, le
capitaine Parant est présenté, le 14 juillet 1940,
au général de Gaulle. Le 18 juillet, il est promu
chef de bataillon et affecté au 1er Bataillon de Tirailleurs
Sénégalais qu'il est chargé de former en Gold
Coast. Il est dirigé sur l'Afrique mais, le 26 juillet, le
paquebot Accra sur lequel il navigue est torpillé
en plein océan atlantique. Rescapé du naufrage, cité
pour sa conduite courageuse, il regagne Londres.
Il repart, en avion cette fois, au
début du mois d'août en qualité de commandant
supérieur français en Gold Coast. Là, au milieu
des pires difficultés, il constitue à Winneba, un bataillon
de volontaires, noyau du futur Bataillon de Marche n° 4, qu'il
remet au colonel Leclerc à Douala
le 27 août 1940.
Le 6 septembre, il prend le commandement
du secteur de Pointe-Noire, en lisière du Gabon. Le 16 septembre,
le commandant Parant s'empare avec une douzaine d'hommes seulement
du poste côtier de Mayumba ; quelques jours plus tard, il
occupe sans rencontrer de résistance le poste de Sindara
puis, groupant sous ses ordres les colonnes venant du Moyen-Congo,
investit Lambaréné, position clé de la route
de Libreville. Il se heurte alors à une opposition déterminée,
installée solidement dans une île de l'Ogooué
quasi inexpugnable, au milieu de forêts inondées et
impraticables. Il parvient, le 5 novembre, au bout d'un mois d'opérations
méthodiques, à encercler la position. Libreville capitule
au même moment et Parant est alors désigné pour
prendre le gouvernement de la colonie.
Promu au grade de lieutenant-colonel
le 6 novembre, il se dévoue désormais à une
tâche colossale consistant à faire renaître le
Gabon de la crise morale et matérielle à laquelle
il a failli succomber. Il parcourt inlassablement le pays, donnant
l'impulsion, suscitant la confiance et l'élan.
Le 7 février 1941, à
Bitam, l'avion qui le transporte avec le médecin général
Sicé s'écrase à l'atterrissage.
Gravement brûlé, les deux jambes brisées, le
lieutenant-colonel Parant endure avec stoïcisme des souffrances
atroces. Le 15 mars 1941, il meurt des suites de ses blessures à
l'hôpital de Yaoundé au Cameroun. Il est inhumé
au cimetière européen de Libreville au Gabon.
Chevalier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 13 mai
1941
Croix de guerre 14/18 (2 citations)
Croix de guerre 39/40
Dernière mise à jour : le 5 septembre 2011
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