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Jacques Mouchel-Blaisot
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Alias : Jacques Baudienville
Jacques Mouchel-Blaisot est
né le 22 juin 1920 à Cherbourg (Manche). Son
père était administrateur de biens.
Il est étudiant en philosophie
puis en droit et travaille dans l'édition, lorsque,
le 14 juin 1940, la capitale est investie par les Allemands.
Refusant cette occupation, il part dès le lendemain,
à bicyclette, vers le sud de la Loire.
Trois jours plus tard, à
Nantes il rencontre par hasard son oncle, Camille Blaisot,
député et ancien ministre, qui tente de rejoindre
le gouvernement à Bordeaux pour l'inciter à
reprendre la lutte. Il sera déporté à
Dachau.
Continuant sa route, Jacques
Mouchel-Blaisot fait la connaissance de Michel Carage.
Ils partagent le même idéal.
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Jacques Mouchel-Blaisot
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Ensemble, ils gagnent la Gironde, qu'ils traversent en barque pendant un violent bombardement et accostent au Verdon. Ils parviennent à embarquer sur le cargo Cap El Hank qui doit appareiller pour le Maroc. A bord, ils persuadent le commandant de se rendre en Angleterre où ils débarquent à Falmouth le 23 juin 1940.
Engagé aux Forces françaises
libres le 1er juillet 1940, Jacques Mouchel-Blaisot est affecté
au 1er Bataillon de Chasseurs avant de suivre le peloton d'élèves
aspirants de Camberley.
Aspirant, il embarque à Liverpool,
le 1er octobre 1941, pour la Syrie où il est affecté
au 1er Bataillon de la 13e
Demi-brigade de Légion étrangère (13e
DBLE) comme commandant le peloton d'automitrailleuses.
En avril 1942, il fait mouvement sur
l'Egypte et franchit la frontière libyenne puis participe
à la retraite sur El Alamein le 30 avril. Blessé de
plusieurs balles à Fukka, le 27 juin, il est évacué
sur l'hôpital français d'Alexandrie puis sur l'hôpital
militaire de Beyrouth. Il rejoint ensuite son unité pour
participer aux combats d'El Alamein en octobre 1942.
Il est nommé sous lieutenant
le 25 décembre 1942.
Jacques Mouchel-Blaisot fait mouvement
sur la Tunisie et est de nouveau blessé, le 11 mai 1943,
au Djebel Garci où, en dépit d'un feu intense d'artillerie
et d'armes automatiques ennemies, il protégeait le repli
de ses hommes. Il est évacué sur l'hôpital de
Rabat et retrouve le 1er BLE le 1er septembre 1943.
Il débarque ensuite à
Naples, le 20 avril 1944, et participe avec la 1ère Division
française libre à l'offensive sur le Garigliano. Il
est blessé une nouvelle fois à Pontecorvo le 21 mai
1944 en commandant le premier peloton de sa compagnie : il tire
à courte distance, sous un violent feu de tirs ennemis, et
permet ainsi le repli de son unité ne quittant sa position
qu'au dernier moment. Après un nouveau séjour de deux
mois à l'hôpital de Rabat, il rejoint la 13e
DBLE en Italie.
Jacques Mouchel-Blaisot débarque en Provence, à
Cavalaire, le 16 août 1944, et prend part aux opérations
de libération de la Provence et de la vallée du Rhône.
Il est nommé lieutenant à
titre temporaire le 25 septembre 1944. Son unité fait mouvement
sur Bordeaux le 14 décembre 1944 pour être intégrée
aux Forces françaises de l'Ouest avant d'être rappelée
précipitamment sur le front d'Alsace.
La 1ère DFL est maintenant
rattachée à la 1ère Armée française
et Jacques Mouchel-Blaisot est dirigé vers Lunéville
où une fois encore son courage est remarqué lors d'une
attaque ennemie. Le 13 janvier 1945, à Herbsheim, il prend
une part prépondérante au succès des opérations.
Il se distingue également lors de la prise du village de
Illhausern, le 23 janvier ; il repousse courageusement les chars
ennemis et insuffle un magnifique esprit de résistance à
sa section, capturant plusieurs dizaines de prisonniers et un matériel
important d'armes automatiques. Le 27 janvier, il défend
la tête de pont sur le Blind, en face du village de Grussenheim,
et repousse dans les mêmes conditions une violente contre-attaque
ennemie appuyée par des chars, alors que le feu meurtrier
de l'artillerie et de l'infanterie ennemie avait mis hors de combat
plus de la moitié de sa section.
Il termine la guerre dans le sud des
Alpes et en Italie en mai 1945.
Démobilisé en décembre
1945, capitaine de réserve, Jacques Mouchel-Blaisot poursuit des études
au Conservatoire des Arts et Métiers puis à l'Institut
international des Droits de l'Homme. Il devient ensuite chef d'entreprise
dans la fabrication de textiles.
Membre de l'Association pour la Fidélité
à la Pensée de René Cassin.
Jacques Mouchel-Blaisot est décédé
à Paris le 14 juillet 1990. Il est inhumé au cimetière
des Moitiés d'Allone dans la Manche.
Officier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 7 mars
1945
Croix de guerre 1939-1945 (4 citations)
Médaille des Blessés
Médaille coloniale, agrafes "Libye", "Tunisie"
Officier du Nicham Iftikar
Dernière mise à jour : le 28 août
2009
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