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Georges Moneger
Alias : "Jo"
Fils de mécanicien garagiste,
Georges Moneger est né le 2 avril 1920 à
Bourges dans le Cher.
Comme son père, Georges
Moneger est mécanicien.
Il sort des chantiers de Jeunesse
en octobre 1941 et, dès sa libération, devient
le chef d'un groupe de jeunes gens qui manifestent leur opposition
aux Allemands et au gouvernement de Vichy en rédigeant
et distribuant des tracts, en collant des papillons ou en
lacérant les affiches collaborationnistes.
Le 14 juillet 1942, avec deux
camarades, il repeint aux couleurs françaises le panneau
de la Légion et y dessine un V et une croix de Lorraine.
Arrêté par la gendarmerie, il est relâché
faute de preuves.
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Georges Moneger
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Bientôt, il entre en contact avec le mouvement Combat et crée le premier groupe organisé de jeunes résistants à Neuvic en Corrèze. La même année, il prend contact personnellement avec Martial Brigouleix, Chef départemental de l'Armée secrète (AS) pour la Corrèze.
Georges Moneger aide également
son père, agent du réseau "Alliance", à
transporter et cacher des patriotes évadés des prisons
de Vichy ; c'est ainsi qu'il rencontre Claude
Hettier de Boislambert, Antoine Bissagnet et le général Cochet.
Dès le début de 1943,
après avoir fait campagne contre le STO, il organise le premier
groupe de maquis de la Corrèze à Lamazière
Basse et fait fonctionner avec l'aide d'amis dévoués
un système de ravitaillement direct. A la suite d'un incendie,
le camp est déménagé et installé à
Saint-Merd-de-Lapleau. Le 15 juin 1943, le camp est attaqué
par les Groupes mobiles de Réserve (GMR). Georges Moneger
vient en aide aux rescapés et les ramène en camionnette
à Neuvic. Après de nouvelles recherches, il installe
son camp dans les gorges de Vermillard et en assure le ravitaillement.
Entre-temps, il transporte des armes qu'il distribue à ses
hommes.
Le 11 août 1943, il échappe
de justesse à la Gestapo qui perquisitionne chez lui pour
la première fois.
Par l'intermédiaire d'un ami,
il entre en contact avec le réseau "Vélites-Thermopyles"
et camoufle des réfractaires de la région parisienne.
Il est le chef incontesté du camp de réfractaires
auquel il donne une structure paramilitaire. Il fait placer des
bombes chez les principaux collaborateurs de la région et
les gros trafiquants du marché noir.
Le 19 octobre 1943, il échappe
de justesse à la seconde visite de la Gestapo à son
domicile et tandis que sa famille se réfugie à Bourges,
il demeure sur place pour poursuivre son uvre. Contraint de
se cacher le jour, il poursuit ses activités la nuit. A la
fin de 1943, trois agents de la Gestapo sont fusillés sous
ses ordres, il reçoit des parachutages à Peyzerange
et Champied. Il dirige le sabotage de la ligne haute-tension de
Marèges et en fait évader des prisonniers russes qui
viennent grossir les rangs de son maquis.
La mort de son père le place
à la tête de l'AS de Neuvic le 18 janvier 1944.
Le 3 juin 1944 son camp est attaqué
par les SS et Moneger en conduit le décrochage. Avec le débarquement
de Normandie, il devient un des plus efficaces agents de liaison
de la Région et se rend à deux reprises dans le Cantal
pour prendre contact et ramener les membres de la mission Benjoin.
Il participe à l'attaque de Marèges et, le 8 juin
assiste au parachutage de Thalamy. Son activité durant cette
période devient particulièrement intense.
Le 14 juillet 1944, il défile
en tête à Neuvic d'Ussel pour la Fête Nationale.
Le 31 juillet, il est arrêté
à Neuvic par les Allemands qui investissent les lieux. Transporté
à Ussel où il passe la nuit avec d'autres prisonniers,
on lui propose de s'évader ce qu'il refuse pour ne pas attirer
de représailles sur ses codétenus.
Georges Moneger est fusillé
le 1er août 1944 à Bourg-Lastic. Il a été
inhumé à Neuvic.
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier
1946
Croix de Guerre 39/45
Dernière mise à jour : le 11 mars 2004
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