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Louis Mairet
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Fils de cheminot, Louis Mairet
est né le 19 juin 1916 à Dijon.
Il fait ses études secondaires
au collège Saint-Jacques de Joigny dans l'Yonne et,
après son Baccalauréat, poursuit ses études
en obtenant deux certificats de licence en Philosophie à
la Sorbonne (1934-1936).
Louis Mairet s'engage en octobre
1936, au 6e Bataillon de Chasseurs Alpins (6e BCA) avant de
suivre, à Barcelonnette, le peloton d'élèves
sous-officiers du 15e BCA. Nommé sergent en 1937, il
est affecté au 12e BCA en septembre 1939.
Il participe à la campagne
de Norvège d'où il revient avec une citation
à l'ordre de l'armée et la Croix de Guerre Norvégienne.
Revenu en France le 16 juin 1940, puis évacué
deux jours plus tard vers l'Angleterre avec le corps expéditionnaire,
il choisit de s'engager dans les Forces Françaises
Libres le 1er juillet 1940. |
Louis Mairet
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Affecté au Bataillon de Chasseurs au camp de Delville, il est promu au grade de sergent-chef en août 1940. Le 1er mai 1941 il est nommé aspirant et le 1er octobre suivant embarque à Liverpool pour le Levant. Il parvient à Beyrouth le 22 décembre 1941.
Après un stage d'un mois à la Middle East Tactical School en Egypte en janvier 1942,
Louis Mairet est affecté au Bataillon de Marche n° 7
(BM 7) à Beyrouth. Volontaire parachutiste, il rejoint en
mai 1942 le French Squadron
au Moyen-Orient.
Promu sous-lieutenant et breveté
parachutiste en juin 1942, il participe, en qualité de chef
de section, à toutes les actions de son unité en Libye
et en Cyrénaïque.
Le 10 décembre 1942, il embarque
à Suez à destination de la Grande-Bretagne, via Durban
et le Cap. Arrivé en Angleterre en avril 1943, il est affecté
au Bataillon de Parachutistes de Camberley puis promu lieutenant
en juin. En septembre 1943 il est blessé au cours d'un exercice
par une grenade incendiaire.
En novembre 1943, son unité
devient le 4e Bataillon d'Infanterie
de l'Air (4e BIA), futur 2e Régiment
de Chasseurs Parachutistes (2e RCP)
Parachuté dans la nuit du 7
au 8 juin 1944 en Bretagne, près de Redon, il réussit
parfaitement les missions de sabotage, coupant la voie ferrée
de Paris-Vannes. Engagé aux combats de Saint-Marcel, il fait
preuve de beaucoup de calme et de sang froid. Il rend par la suite
les plus grands services dans l'organisation et le parachutage d'armes
d'un bataillon FFI. Il entre le premier à Vannes à
la tête des FFI, précédant les troupes américaines
et prenant position pour la défense et le nettoyage de la
ville.
Il participe aux combats sur la Loire
en septembre 1944 où son peloton détruit le pont de
Sancerre et à ceux des des Ardennes en décembre 1944
avant de retourner en Grande-Bretagne en février 1945.
Il est parachuté le 7 avril
1945 sur Eindhoven pour prendre part à la campagne de Hollande.
Le 14 avril il retourne en Grande-Bretagne avec le 2e RCP jusqu'à
la fin des hostilités.
Affecté successivement à
l'Etat-major des Forces Françaises en Grande-Bretagne, puis
à l'Etat-major de la 2e Région Aérienne
à Paris, au C.E.T.A.P. de Pau, au Groupement d'Instruction
de Tarbes et au G.I de Bayonne.
De juillet 1948 à septembre
1950 le capitaine Louis Mairet sert à l'Etat-major de la
43e demi-brigade de Parachutistes.
Désigné pour l'Indochine
en octobre 1951, en qualité de commandant en second du 2e
Bataillon de Parachutistes Coloniaux, il se distingue particulièrement
au cours des opérations menées en pays Thaï du
10 au 19 novembre 1952.
En juin 1953, il est affecté
à la Mission Française de Liaison auprès du
Groupe d'Aide Américaine à l'Indochine.
En novembre 1957, il est affecté
au 22e BCA en Grande Kabylie, comme officier adjoint. Il est blessé
par l'explosion d'un obus à Atazmat le 30 mai 1958.
En janvier 1959, il est promu au grade
de chef de bataillon et, deux ans plus tard, est affecté
à l'Etat-major à Paris où il est chef de Bureau
de Missions de la Sécurité Militaire.
Promu lieutenant-colonel, à
la veille de son départ volontaire à la retraite en
août 1964, il se retire à Toulouse et assure la Présidence
de la section locale de l'Association des Français Libres,
des SAS (Special Air Service) et des Combattants Volontaires
de la Résistance.
Louis Mairet est décédé
à Toulouse le 3 octobre 1998. Il a été inhumé
à Ayguesvives (31).
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 29 décembre
1944
Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
Croix des TOE (2 citations)
Croix de la Valeur Militaire (2 citations)
Médaille de la Résistance avec rosette
Médaille Coloniale avec agrafes "Libye",
"Tunisie" et "Extrême-Orient"
Croix du Combattant 39/45
Croix du Combattant volontaire 39/45
Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Médaille Commémorative des Services Volontaires
dans la France Libre
Médaille Commémorative de la guerre 39/45
Médaille Commémorative de la campagne d'Indochine
Médaille Commémorative des Opérations
de Sécurité et de Maintien de l'Ordre en AFN
Croix de Guerre (Norvège)
Médaille Commémorative de la Guerre en Norvège
Croix de la Vaillance Vietnamienne
Officier du Mérite Thaï
Dernière mise à jour : le 4 septembre
2003
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