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Jacques Maillet
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Alias : Mirabeau – Marquet – Marc
Jacques Maillet est né
le 20 avril 1913 à Paris. Son père était
imprimeur.
Après des études secondaires au lycée
Condorcet, Jacques Maillet entre à l'Ecole polytechnique
en 1931, puis à l'Ecole nationale supérieure
de l'Aéronautique et devient ingénieur du corps
de l'Aéronautique en 1934.
Mobilisé en qualité
d'affecté spécial au ministère de l'Air
en 1939, il est nommé chef de la mission des machines-outils
aux Etats-Unis. Dès le 17 juin 1940, il prend sur lui de transférer aux Britanniques la propriété des machines-outils qu’il a achetées au nom de la France. |

Jacques Maillet |
Rentré en France en 1941, il entre rapidement en relation avec les services secrets de la France libre, le Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), par l’intermédiaire de Pierre Julitte ; Dès 1942, il fournit par l’intermédiaire de ce dernier au réseau de renseignements "Confrérie Notre Dame" des informations sur les fabrications d'armement en France.
Sur ordre de Londres, il s'évade de France par les Pyrénées en compagnie d’Emile Laffon et de Roland Pré à la mi-janvier 1943. Après deux mois en Espagne, les trois hommes gagnent l'Angleterre le 15 mars 1943.
Affecté rapidement au commissariat à l'intérieur et au BCRA, il est désigné
pour accomplir une mission en France au sein de la Délégation générale ayant pour but de dresser un état
de la situation économique prévisible de la France
à la Libération et des besoins à satisfaire
en priorité.
Jacques Maillet est déposé en France
le 17 octobre 1943 par une opération aérienne. Sa mission terminée en décembre
1943, il attend en vain pendant deux mois l'avion qui doit le ramener
en Angleterre. En février 1944 il tente de partir par une
opération maritime depuis Audierne en Bretagne avec notamment Emile Laffon, Pierre
Brossolette et Emile Bollaert sur le
Jouet des Flots ; l'opération échoue en raison
du mauvais temps.
Jacques Maillet reçoit l'ordre
de rester en France comme adjoint au délégué
général, jouant un rôle de premier plan dans
l'organisation de la Délégation du Comité français de la Libération nationale (CFLN) dans les territoires occupés. Il met en uvre un financement
direct de la Résistance par le Crédit Lyonnais (80
millions par mois).
Après la mort tragique de Jacques
Bingen en mai 1944, il remplace ce dernier comme délégué
général du CFLN puis du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) pour la Zone sud. Arrivant dans une
région désorganisée par la disparition de son
prédécesseur, il travaille dans les conditions les
plus difficiles et les plus dangereuses. Il prépare aussi
avec Francis-Louis Closon le statut des comités
départementaux de Libération qui doivent intervenir
localement sur tout le territoire dès le début des
combats de la libération. Il parvient à effectuer
la mise en place des Comités de Libération, des préfets
et des commissaires de la République de la zone sud, permettant
ainsi la reprise immédiate du fonctionnement des institutions
républicaines.
Jusqu'en août 1944, il effectue
de nombreuses missions d'inspection et de réorganisation
dans les maquis de la région alpine, et particulièrement
dans celui du Vercors au moment où l'ennemi se montre extrêmement
actif et brutal dans la répression. Par son action, il contribue
largement à la libération de cette région.
Avec Yves Farge, il réussit le sauvetage
de centaines de prisonniers résistants du Fort Montluc, à
la veille de la libération de Lyon, en faisant fusiller,
dans les Alpes, des prisonniers de guerre allemands tout en menaçant
les autorités allemandes de continuer si les massacres se
poursuivaient à Lyon.
Il termine la guerre avec le grade
de chef de mission de 1ère classe, équivalent au grade
de lieutenant-colonel.
De 1944 à 1948, il est directeur
général du Travail et de la Main d'Oeuvre au ministère
du Travail.
En 1948 il devient directeur général
de la Société nationale d'Etude et de Construction
de Moteurs d'Aviation (SNECMA).
Ingénieur en chef de l’Air du cadre de réserve depuis 1958, Jacques Maillet fonde deux ans plus tard la société Intertechnique dont il devient le PDG puis l’administrateur président d’honneur jusqu’en 1992.
De 1967 à 1969, il est le fondateur
et PDG puis le président d'honneur de la Compagnie internationale
pour l'Informatique (CII).
Il exerce parallèlement d'importantes
fonctions dans le groupement des Industries françaises aéronautiques
et spatiales (GIFAS) dont il est successivement membre du bureau
(1965), premier vice-président (1971), président (1974)
puis président d'honneur (depuis 1977).
Jacques Maillet est également
commissaire général des Salons internationaux de l'Aéronautique
et de l'Espace de 1966 à 1973.
Il fonde en 1985 la société
IN2 qu'il dirige jusqu'en 1989.
Membre de l'Académie nationale
de l'Air et de l'Espace, président de l'Amicale des Réseaux
action de la France combattante, vice-président de la Fondation
de la Résistance, Jacques Maillet est membre du Conseil
de l'Ordre de la Libération (décret du 15 juillet
1997). Il est en outre président de l’association X-Résistance de 1997 à 2006.
Jacques Maillet est décédé le 31 mars 2009 à Orry la Ville dans l’Oise.
Grand Croix de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 26 septembre
1945
Grand Croix de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
Médaille de la Résistance
Médaille des Evadés
Médaille de l'Aéronautique
Dernière mise à jour : le 31 mars 2009
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