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Jean Lucchesi
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Jean Lucchesi est né le 24 juillet 1918 à Marseille
(Bouches-du-Rhône). Son père était négociant.
Elève au lycée Michelet à Paris, il obtient une licence en droit
et entre à l'Ecole de la France d'Outre-Mer. Mobilisé
le 2 septembre 1939 au centre de Préparation militaire supérieure de Laval, suit les
cours d'EOR de Saint-Cyr et devient aspirant le 16 mai 1940.
Il participe à la campagne
de France, notamment aux durs combats sur la Seine et sur
la Loire en qualité de chef de section d'Infanterie.
Il est fait prisonnier le 23 juin 1940, retrouve sa liberté
le 9 juillet et demande à servir outre-mer dans le
secret dessein de rejoindre le général de
Gaulle, comme le fera également son frère
Yves, pilote de bombardier en Angleterre.
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Jean Lucchesi
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Engagé dans les troupes coloniales en juin 1941, il est affecté en octobre au groupe nomade N'Guimi, dans les confins nigériens.
Après une première tentative infructueuse en janvier 1942, entreprend en septembre 1942, avec l'aspirant Pierre Lebrun, une marche à chameau pour rallier les Forces Françaises Libres de l'AEF et parvient, au bout de trois jours et trois nuits, à joindre le groupe nomade du Kanem.
Jean Lucchesi est affecté en octobre 1942 à la 1ère Compagnie de découverte et de combat du Régiment de Tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) au sein de la Colonne Leclerc.
Il se distingue lors de la seconde campagne
du Fezzan en janvier 1943 à Mizda où il dirige avec
précision son canon de 20 mm sous le feu de l'ennemi. Il
prend part ensuite aux combats de Tunisie jusqu'en mai 1943.
Le 5 octobre 1943, lors de la formation
de la 2e Division blindée (2e DB) au Maroc, il est affecté au Régiment
de Marche du Tchad (RMT) comme chef de section à la 3e Compagnie.
Il débarque en France avec la Division début août 1944 et s'illustre par son esprit offensif, son sang-froid et son courage
au feu tout au long de la Bataille de Normandie, notamment à
Doucelles, au Mesnil Scelleur et à Carrouges.
A Paris,
il se distingue encore aux combats des Tuileries en éclairant
à chaque instant la marche des chars et en facilitant la
destruction de six chars lourds ennemis. Sous un feu violent adverse,
il entraîne par son exemple, ses hommes à l'assaut
des nids de résistance ennemie qui défendent les jardins
des Tuileries.
Jean Lucchesi fait une nouvelle fois la preuve de son courage dans les Vosges. Le 22 septembre 1944, il se lance à la tête de sa section à
l'assaut du village de Menil-Flin et s'en empare rapidement en infligeant
des pertes sévères à l'ennemi. Le 31 octobre 1944,
il entre le premier à Baccarat.
Le 2 novembre, près de Bertrichamps,
il réussit le délicat décrochage d'une patrouille
prise sous un feu ajusté de mitrailleuses et organise avec
un courage et une habileté remarquables le sauvetage de trois
de ses hommes grièvement blessés. Le 20 novembre,
il nettoie plusieurs villages dont celui de Langatte, permettant
la capture d'une batterie d'artillerie. Le lendemain, il dirige
avec succès une action à pied qui permet de s'emparer
du passage de La Petite Pierre. Le 23 novembre, au Pont de
Khel à Strasbourg, il bouscule, au cours d'un violent combat
de rues, un ennemi qui se défend farouchement à la
grenade et au bazooka.
Enfin, il participe à la campagne
d'Allemagne et termine la guerre avec le grade
de lieutenant.
Il reprend son métier d'administrateur des colonies d'abord comme commandant du cercle de Tidkikja en Mauritanie jusqu'en 1948. Il est ensuite affecté au Soudan comme commandant du cercle de Goundam, chef de la subdivision de Douenza (1951) puis de Bamako (1952-1955), commandant du cercle de Tombouctou (1955-1957) puis de Niafunké (1958-1959).
Chef de cercle administratif au Sahara (à Ouargla) en 1960-1961, il est ensuite secrétaire général de la Sarthe (1961-1965), de la Gironde (1966-1969), puis préfet de l'Orne (1969-1973), de la Dordogne (1973-1975) et enfin inspecteur général de l'administration de 1975 à sa retraite en 1983.
Préfet
honoraire, il est membre du Conseil
de l'Ordre de la Libération depuis 1975.
Jean Lucchesi est décédé le 5 novembre 2004 à Bastia. Il est inhumé à Barrettali en Corse.
Grand Officier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 24 mars
1945
Commandeur de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 39-45 (6 citations)
Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Médaille Coloniale avec agrafes "Fezzan",
"Tripolitaine", "Tunisie"
Médaille des Services Volontaires
dans la France Libre
Presidential Unit Citation (USA)
Officier de l'Etoile Noire du Bénin
Dernière mise à jour : le 6 mars 2008
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