|
Albert Littolff
|
Albert Littolff est né
le 23 octobre 1911 à Cornimont (Vosges). Son père
est ingénieur et directeur de filatures et tissages.
Il est le second des huit enfants de la famille.
Orphelin très tôt,
il arrête ses études pour élever ses frères
et surs.
Passionné d'aviation,
il obtient une bourse de pilotage pour entrer, en 1931, à
l'Ecole Henriot à Châlon-sur-Saône ; engagé
volontaire, il décroche son brevet de pilote et est
affecté au 32e Régiment d'Aviation
à Dijon.
Pilote chevronné, il
est affecté en 1936 à la 7e Escadre
de Dijon avec le grade de sergent-chef et est admis, en raison
de ses qualités exceptionnelles de pilote, dans un
groupe de présentation qui se produit à travers
la France et l'Europe.
|

Albert Littolff
|
En février 1939 il est affecté en Tunisie puis de nouveau à Dijon en octobre, au Groupe de Chasse III/7.
Il abat son premier appareil ennemi le 12 mai 1940 et s'illustre ensuite pendant la campagne de France où, en tant qu'adjudant-pilote, il remporte sept victoires aériennes. Il est alors titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre avec six citations.
Replié avec son groupe sur
la base de Toulouse-Francazal, Albert Littolff, refusant l'armistice,
décolle, le 25 juin 1940, aux commandes de son Dewoitine
520, comme deux de ses camarades, pour rejoindre l'Angleterre
où il s'engage rapidement dans les Forces a ériennes
françaises libres.
En août, il est promu sous-lieutenant
puis participe, en septembre, à l'opération sur Dakar
avec le groupe de combat n° 1. En octobre, il est affecté
à Douala où l'inactivité va réduire
le moral des pilotes.
Envoyé au Moyen-Orient, il
participe avec l'Escadrille française
de Chasse n°1 (EFC1) à la campagne de Libye en mai
1941 puis, de nouveau au printemps 1942, avec le Groupe
de Chasse "Alsace", dont il commande la 2e
escadrille, remportant quatre victoires en combat aérien.
Volontaire pour l'escadrille 'Normandie'
dès sa création, Albert Littolff rejoint l'URSS fin
1942, et participe en 1943 aux opérations aériennes
sur le front central.
Pilote exceptionnellement doué,
d'un calme et d'un sang-froid étonnants, il devient rapidement
l'un des leaders de l'escadrille et acquiert très vite une
grande réputation, aussi bien chez ses camarades français
que chez les combattants soviétiques.
Capitaine, ll participe avec son unité
aux batailles de Spas-Demiansk et d'Orel au cours desquelles il
abat quatre nouveaux appareils ennemis au cours d'engagements où
il fait preuve d'une maîtrise qui le classe parmi les meilleurs
pilotes.
Le 16 juillet 1943, chef d'une patrouille
de huit avions de chasse, il protège dans la région
d'Orel un peloton de quinze bombardiers soviétiques lors
d'une attaque par un grand nombre de chasseurs allemands.
Disparu au cours du combat, en même
temps que son ailier, Noël Castelain,
il avait alors le palmarès le plus éloquent des pilotes
de l'escadrille 'Normandie' avec plus deux mille heures de vol,
deux cent dix-huit missions de guerre et quatorze victoires aériennes
homologuées plus quatre probables.
Son corps a été retrouvé
dans l'épave de son avion en juillet 1960 et rapatrié
en France en septembre de la même année.
Albert Littolff a été
inhumé au carré des militaires morts pour la France
dans le cimetière Saint-Pierre de Marseille.
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 23 juin
1941
Médaille Militaire
Croix de Guerre 39-45 (10 citations)
Médaille Coloniale avec agrafe "Libye"
Ordre de la Guerre pour le Salut de la Patrie (URSS)
Chevalier de la Couronne d'Italie
Croix de Guerre tchèque
Dernière mise à jour : le 6 septembre
2002
Contacter le webmaster
|