|
Aimé Lepercq
|
Aîné d'une famille
de neuf enfants, Aimé Lepercq est né à
Collonges-au-Mont-d'Or (Rhône) le 2 septembre 1889,
alors que son père était professeur de Chimie
à la Faculté Catholique de Lyon.
Il fait ses études au
collège Saint-Joseph de Lyon et prépare ensuite
avec succès, à la rue des Postes, le concours
d'admission à l'Ecole Polytechnique (1909) et intègre
deux ans plus tard le Corps des Mines.
Mobilisé comme lieutenant
au 54e Régiment d'Artillerie au mois d'août
1914, cinq fois cité (une étoile de vermeil
et 4 palmes), trois fois blessé, il est fait Chevalier
de la Légion d'Honneur le 23 octobre 1915 et promu
au grade de capitaine au mois d'avril 1917. |

Aimé Lepercq |
Rendu à la vie civile le 15 mars 1919, il occupe différents postes notamment à Grenoble et à Douai, en qualité d'ingénieur au corps des Mines, jusqu'au 16 janvier 1923.
A cette époque, il demande sa mise hors cadre pour gérer, chez Schneider et Cie, des affaires métallurgiques et minières en Tchécoslovaquie.
Directeur des Services de l'Union
Européenne, Industrielle et Financière en Tchécoslovaquie
de 1923 à 1929, puis Directeur Général de la
même société, avec résidence à
Paris, jusqu'à la guerre de 1939. Aimé Lepercq s'occupe
particulièrement en qualité d'administrateur-délégué,
en Tchécoslovaquie, des Usines Skoda, agrandies et transformées
de manière à devenir l'arsenal de la Petite Entente.
Il est en outre Directeur Général
de la Société des Mines et Forges à Prague.
Il est entre temps promu au grade d'Officier de la Légion
d'Honneur à titre militaire, le 30 décembre 1931.
A la déclaration de guerre
1939-1940 il prend, comme chef d'escadron d'artillerie, le commandement
du 2ème Groupe du 182ème R.A.L.T. et est deux fois
cité. Malgré les ordres reçus, le commandant
Lepercq refuse de capituler et ce n'est qu'après l'entrée
en vigueur effective de l'Armistice, le 25 juin 1940, qu'il consent
à déposer les armes.
Après plusieurs mois de captivité
à l'oflag XB, Aimé Lepercq est rapatrié au
mois d'octobre 1940 et appelé dès son retour à
la Présidence du Comité d'Organisation de l'Industrie
des Combustibles Minéraux Solides, poste qu'il accepte après
avoir donné sa démission des fonctions de Directeur
Général de l'Union Européenne, Industrielle
et Financière et de tous les Conseils d'Administration où
il représentait cette Société.
Le 30 juin 1943 Aimé Lepercq
est suspendu des ses fonctions, puis révoqué par décret
en date du 18 août pour avoir manifesté, en présence
d'un Commissaire du pouvoir, son opposition à la politique
générale du Gouvernement relative à la déportation
de la main-d'oeuvre en Allemagne.
A partir de cette date, il se consacre
entièrement à l'organisation de la Résistance
active dans le cadre de l'Organisation Civile et Militaire (OCM)
dont il fait partie depuis plusieurs mois. De septembre 1943 jusqu'au
8 mars 1944, date de son arrestation par la Gestapo, il est le premier
commandant des forces paramilitairess puis des Forces Françaises
de l'Intérieur (FFI) de Paris.
Il est également membre du Bureau du Comité Parisien
de la Libération (CPL), depuis la création de ce comité à la fin de l'été 1943 comme représentant de l'OCM.
Le 25 février 1944, Aimé
Lepercq accepte la présidence de l'OCM après l'arrestation
par les autorités allemandes du titulaire de ce poste, Alfred Touny.
Arrêté et interné
à Fresnes le 8 mars 1944, puis à la prison d'Arras
et ramené finalement à Fresnes, il est libéré
le 17 août 1944 à la faveur du désordre qui
règne à cette époque dans les administrations
allemandes.
Les importantes fonctions militaires
qu'il occupait avant son arrestation ayant été pourvues
de nouveaux titulaires, Aimé Lepercq est chargé du
commandement militaire de l'Hôtel de Ville de Paris, fonction
qu'il exerce en fait jusqu'au 26 août 1944.
Quelques jours après, répondant
à la demande du général de
Gaulle, Président du Gouvernement Provisoire, Aimé
Lepercq accepte d'entrer au Gouvernement comme Ministre des Finances.
La mort le surprend accidentellement,
dans l'accomplissement de ses fonctions, le 9 novembre 1944, alors
qu'il venait de quitter Lille en voiture, après s'y être
assuré personnellement que toutes les mesures étaient
prises pour assurer le succès de l'emprunt de la Libération,
décidé quelques jours auparavant en Conseil des Ministres.
Aimé Lepercq a été
inhumé à Paris, au cimetière des Batignolles.
Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 29 décembre
1944
Croix de Guerre 14-18 (5 citations)
Croix de Guerre 39-45 (2 citations)
Military Cross (GB)
Dernière mise à jour : le 27 novembre
2002
Contacter le webmaster
|