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Charles Le Goasguen
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Charles Le Goasguen est né
le 4 mai 1920 à Brest. Son père était
avocat au Barreau de Brest.
Il suit des études secondaires
au collège de Notre-Dame du Bon Secours à Brest
puis au collège Saint-Vincent de Rennes. Après
le baccalauréat, il entre à la faculté
de droit de Paris. La fin de sa première année
de droit coïncide avec la débâcle de juin
1940 et le repli de la faculté de Paris à Rennes.
A Brest, du 15 au 17 juin, il
prend une part active, devant l'avancée allemande,
à l'évacuation des troupes vers l'Angleterre.
Lui-même, en accord avec son père, décide
de quitter la France pour rejoindre la Grande-Bretagne au
moyen, successivement, d'un petit canot de pêche, d'un
torpilleur de la Marine nationale et d'un vieux remorqueur
qui le conduisent à Plymouth. |

Charles Le Goasguen
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Engagé dans les Forces françaises libres dès son arrivée, il est affecté à l'escadron de Cavalerie motorisée de Delville Camp puis à la 1ère Compagnie de chars de combat des FFL. Le 31 août 1940, il embarque avec son unité sur le Pennland à destination de Dakar. Après l'échec de l'opération, il débarque à Douala au Cameroun le 10 octobre 1940.
Il est alors conducteur de chars
légers M39 quand il est désigné pour suivre
les cours du Peloton d'élève officier au camp Colonna d'Ornano
à Brazzaville en 1941.
Ensuite, il est affecté au
Bataillon de marche n° 7 (BM 7) à Bangui mais il démissionne
de son grade en mai 1942 pour servir activement au Western Desert
en Libye, au sein du Groupe de reconnaissance 1 (GR 1) des Spahis
marocains du commandant Jourdier à
Bardia. Au moment des combats d'El Alamein, en octobre 1942, il
rejoint le Groupe de reconnaissance 2 (GR 2). Promu sous-lieutenant
le 1er décembre 1942, il prend part désormais à
tous les combats avec le 1er Régiment
de marche de spahis marocains (1er RMSM).
En juin 1943, après la campagne
de Tunisie, Charles Le Goasguen est promu lieutenant.
Il se distingue au cours des opérations
de Normandie au sein de la 2e DB, participe à la
libération de Paris
et prend le commandement, le 19 novembre 1944, à la veille
de la libération de Strasbourg, du 1er Escadron du 1er RMSM.
Après la campagne d'Alsace,
il termine la guerre en Allemagne, à Berchtesgaden, avec
le grade de capitaine.
Il reste au 1er RMSM jusqu'au 30 juin
1947, puis reprend ses études de droit.
En 1950, il s'inscrit comme avocat
au Barreau de Brest.
Conseiller municipal à Plougonvelin
(Finistère) de 1959 à 1963, puis à Brest de
1963 à 1965, Charles Le Goasguen est député
UNR du Finistère de 1962 à 1967.
Appelé alors par le général de Gaulle en personne, qui voulait placer à ce poste une personnalité connaissant l'Afrique, il dirige l'office de coopération et d'accueil universitaire chargé de gérer les étudiants étrangers boursiers de l'Etat français de 1968 à 1973.
Administrateur de Sociétés Pétrolières jusqu'à la fin de 1979, date à laquelle il se retire à Brest où il crée "l'Association du Mémorial" de la 2e Guerre Mondiale.
Charles Le Goasguen est décédé
le 4 juillet 1995 à Brest. Il a été inhumé
au cimetière de Plougonvelin.
Officier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 24 mars
1945
Commandeur de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
Croix du Combattant Volontaire
Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Médaille des Blessés
Médaille Coloniale avec agrafes "Libye",
"Tripolitaine", "Tunisie 43", "AFL"
Médaille Commémorative des Services Volontaires
dans la France Libre
Médaille Commémorative 39/45
Presidential Unit Citation (USA)
Dernière mise à jour : le 19 janvier 2006
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