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Paul Legentilhomme

Paul Legentilhomme est né le 26 mars 1884 à Valognes dans la Manche. Son père était receveur particulier des contributions directes.

Il entre à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1905 (promotion "la Dernière du vieux Bahut") et, à sa sortie deux ans plus tard, choisit l'Infanterie coloniale.

Affecté au 3e Régiment de Tirailleurs tonkinois, il est promu lieutenant en octobre 1909.

En poste successivement au 10e et au 2e RIC, il sert au Tonkin jusqu'en juillet 1912 date à laquelle il rejoint la métropole et les rangs du 23e RIC.

Avec cette unité, au tout début de la Grande Guerre, il prend part au combat de Neufchâteau en Belgique, au cours duquel il est fait prisonnier le 22 août 1914, en défendant une maison cernée par l'ennemi.


Paul Legentilhomme

Interné jusqu'à la fin des hostilités, il est rapatrié en France en novembre 1918. Promu entre-temps capitaine, il entre en 1919 à l'Ecole de Guerre avant de servir au Tonkin, à l'Etat-major du général commandant supérieur des troupes en Indochine puis de rejoindre le 23e RIC en France en avril 1922.

Promu chef de bataillon en décembre 1924, il est affecté à Madagascar (1926-1928) comme chef d'EM du général commandant en chef avant de retrouver, encore une fois, le 23e RIC en mars 1928.

Lieutenant-colonel en décembre 1929 puis chef d'EM de la 3e DIC, il passe ensuite quatre années en Indochine (1931-1934).

Le colonel Legentilhomme commande ensuite le 4e Régiment de Tirailleurs sénégalais avant d'être nommé en 1937 commandant en second de Saint-Cyr.

Détaché au Centre des hautes Etudes militaires en 1938, il est promu au grade de général de brigade en décembre de la même année.

A la veille de la guerre, en janvier 1939, Paul Legentilhomme est commandant supérieur des troupes françaises en Côte des Somalis. Dès le 18 juin 1940, à Djibouti, dans son "Ordre Général n° 4", le général Legentilhomme dénonce l'armistice et annonce son intention de continuer la guerre aux côtés de l'Empire britannique. Il tente, avec l'aide du colonel de Larminat de rallier la colonie à la France libre mais en vain. Il est remplacé le 22 juillet 1940 et quitte les Somalis le 2 août pour rallier le général de Gaulle et rejoindre l'Angleterre où il débarque le 31 octobre 1940.

Il est déchu de la nationalité française par décret du gouvernement de Vichy.

Promu général de division en janvier 1941, il commande les Forces françaises libres au Soudan et en Erythrée sous le commandement du général Wavell et rejoint son poste à Khartoum à la mi-février 1941. Il est également chargé par le général de Gaulle de tenter de ramener au combat ses anciennes troupes de Djibouti (opération "Marie"). Il s'agit de se servir des troupes françaises des Somalis pour attaquer en nombre les Italiens en Abyssinie.

Il s'attache ensuite à la création de la 1ère Division légère française libre (1ère DLFL) destinée à intervenir au Levant.

Les effectifs de la Division sont rassemblés en Palestine, à Qastina en mai 1941 et, sous le commandement du général Legentilhomme, entrent en Syrie le 8 juin 1941. Au cours d'un bombardement d'aviation, il est blessé au bras.

Nommé Commissaire national à la Guerre du Comité national français le 24 septembre 1941, il est le lendemain condamné à mort par contumace par la cour martiale de Gannat. Il rejoint Londres au début du mois de novembre.

Le 9 septembre 1942, le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération à Beyrouth.

En décembre 1942, le général Legentilhomme est nommé Haut-commissaire pour les possessions françaises en Océan Indien et Gouverneur de Madagascar.

Membre du Conseil de Défense de l'Empire en janvier 1943, il reçoit ses étoiles de général de corps d'armée au mois de mars suivant. Il quitte ses fonctions de gouverneur de Madagascar le 5 mai 1943.

Le 5 août 1943, il est nommé Commissaire adjoint à la Défense nationale du Comité français de la Libération nationale (CFLN) à Alger puis, en octobre, Commissaire à la Défense nationale.

A partir de juin 1944, Paul Legentilhomme commande la 3e Région militaire (Rouen) et succède en juillet 1945 au général Koenig comme Gouverneur militaire de Paris et commandant de la 1ère Région militaire.

En 1947 il est promu au grade de général d'armée et placé en 2e section.

Conseiller militaire du Ministre de la France d'Outre-mer en 1950 et, en 1952, conseiller technique de François Mitterrand, Ministre d'Etat.

Membre de l'Assemblée de l'Union française de 1952 à 1958 sous l'étiquette UDSR, membre du Conseil de l'Ordre de la Libération en août 1958, il reçoit en juin 1960 la Médaille Militaire.

Le général Paul Legentilhomme est décédé le 23 mai 1975 à Villefranche-sur-mer où il a été inhumé.


• Grand Croix de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 18 novembre 1945 (à compter du 2 septembre 1942)
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 1914-1918
• Croix de Guerre 1939-1945
• Chevalier du Dragon Annam
• Commandeur de l'Ordre du Bain(GB)
• Commandeur de la Légion of Merit (USA)
• Grand Officier de la Couronne de Belgique
• Croix de Guerre Belge
• Grand officier du Lion Blanc de Tchécoslovaquie
• Grand Officier de l'Etoile du Sud du Brésil
• Commandeur de l'Ordre " Virtutis Militari " de Pologne
• Grand Croix de l'Ordre des Omeyades de Syrie
• Grand Croix du Nicham El Anouar
• Grand Croix de l'Ordre Royal du Cambodge
• Commandeur de l'Etoile d'Anjouan (Comores)
• Grand Officier de l'Etoile Noire (Bénin)

 

 

Dernière mise à jour : le 20 septembre 2005
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