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Pierre Lefaucheux
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Alias : Gildas
Pierre Lefaucheux est né
le 30 juin 1898 à Triel (Seine-et-Oise).
Engagé volontaire dans
l'infanterie pendant la première guerre mondiale, il
reçoit la croix de guerre avec deux citations.
Ingénieur des arts et
manufactures et docteur en droit, il commence sa carrière
comme chef de district à la Compagnie des Chemins de
Fer du Nord.
Entré en 1923 dans la
Société Anonyme des Travaux de Dyle et Bakalan,
il effectue plusieurs missions au Maroc, au Sénégal,
au Soudan, en Guinée, en Côte-d'Ivoire, au Dahomey,
au Togo et au Cameroun.
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Pierre Lefaucheux |
Pierre Lefaucheux devient ensuite ingénieur puis secrétaire général de la Compagnie de Construction de Fours avant d'en prendre la direction, avant la Seconde Guerre mondiale.
Mobilisé en qualité d'officier de réserve en 1939, il refuse la défaite en juin 1940 et rejoint immédiatement la Résistance.
Dès 1940, et jusqu'en décembre
1941, il participe, aux côtés de son beau-frère
André Postel-Vinay, au rapatriement
d'évadés et de pilotes alliés et à la
collecte de renseignements militaires et économiques.
Il rédige et édite aussi,
en janvier 1942, un tract anti-collaborationniste :
Lettre aux Industriels.
Pierre Lefaucheux rejoint l'Organisation
civile et militaire (OCM) en décembre 1942. Il y collabore
aux travaux économiques et à la rédaction des
Cahiers de l'OCM. Il est membre également du Comité
général d'Etudes (CGE), organisme de la Délégation générale chargé d'étudier les mesures
à prendre à la libération et de proposer des
projets de réforme.
En février 1943, il est chargé
par le commandant de Soultrait de constituer un groupement paramilitaire
dans le 7e arrondissement de Paris. Il assure le recrutement de
soixante hommes, leur répartition en secteur et la constitution
de groupes francs.
Sous le pseudonyme de Gildas, il est
chargé par Aimé Lepercq, en
octobre 1943, du commandement des groupes de résistants des
7e, 14e et 15e arrondissement de Paris puis de toute la rive gauche
et de sa banlieue en décembre. Il nomme des chefs de quartier
(Garnier dans le 7e, Postel-Vinay dans le 15e), met en place le
système de liaison utilisant des agents féminins recrutés
par Madame Pagniez et le Service médical fourni par le Dr
Millies.
Pierre Lefaucheux succède à
Aimé Lepercq après son arrestation le 8 mars 1944
et devient chef des FFI du département de la Seine. Il prend
contact avec les mouvements "Libération", "Défense
de la France" et "Ceux de la Résistance" et
réalise le découpage de la zone en six secteurs. Il
constitue un état-major qu'il confie à Pecherie et
dirige alors près de 30 000 combattants provenant des mouvements
et des groupes isolés ainsi que différents services
(liaisons, transport, santé, renseignements).
En avril et mai 1944, après
des liaisons étroites avec les FTP et les Milices patriotiques,
il réunit également sous sa seule autorité
les 20 000 FTP de sa circonscription.
Arrêté le 3 juin 1944, lors d'une réunion clandestine, par le SD de la rue des Saussaies, Pierre Lefaucheux ne donne aucun renseignement concernant ses activités au cours de ses multiples interrogatoires par la police allemande.
Interné à Fresnes, il est déporté à Weimar-Buchenwald le 15 août 1944. Il est libéré le 3 septembre suivant grâce à l’habileté et au courage de son épouse, Marie-Hélène Lefaucheux, membre du Comité directeur de l’OCM et du Comité parisien de la Libération, qui parvient à convaincre à Nancy un haut gradé de la Gestapo de l'innocence de son mari et de l'emmener en voiture jusqu'à Buchenwald pour le faire libérer.
Immédiatement à sa rentrée
en France, il est nommé Président directeur général
de la Régie nationale des Usines Renault. Pendant les dix
ans où il occupe ce poste, il transforme l'entreprise, qui
est sorti ruinée de la guerre, en une machine industrielle
moderne et efficace.
Pierre Lefaucheux est décédé
le 11 février 1955 dans un accident de voiture, près
de Saint-Dizier. Il a été inhumé à Saint-Quentin
des Prés dans l'Oise.
Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 18 janvier
1946
Croix de Guerre 1914-1918 (2 citations)
Publication :
La
Peseta et l'économie espagnole depuis 1928. Edition de
l'Imprimerie G. Suberise, Paris, 1936
Dernière mise à jour : le 14 janvier
2009
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