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Charles Le Cocq

Charles Le Cocq est né le 20 avril 1898 à Rennes en Ille-et-Vilaine. Son père est rédacteur des PTT.

Il fait ses études secondaires au collège Jules Simon à Vannes dans le Morbihan jusqu'au baccalauréat. Il se destine à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr qu’il prépare au lycée Clemenceau de Nantes lorsqu’il est appelé sous les drapeaux en avril 1917.

 Incorporé au 62e Régiment d'infanterie, il est admis à Saint-Cyr août 1917.

En avril 1918, il quitte l'école et est affecté comme sergent au 53e Régiment d'infanterie coloniale au sein de la 10e Division d’infanterie coloniale (Division Marchand).

Il se distingue en Champagne dans les combats du 15 au 17 juillet 1918, puis du 23, où il entraîne sa demi-section à l'attaque d'un village fortement occupé par des mitrailleuses.


Charles Le Cocq

Il contribue ainsi à la prise du village, faisant vingt prisonniers dont un officier et s'emparant de deux mitrailleuses. Promu aspirant, il reçoit après cette action sa première citation à l'ordre de l'Armée pour sa "très belle attitude au feu". Après l'armistice et deux mois de vacances, Charles Le Cocq sollicite, en janvier 1919, son affectation au Maroc au sein du 33e RIC.

Il débarque, après deux mois de voyage, à Casablanca. Un mois plus tard, il est rappelé en France pour parfaire son instruction militaire à Saint-Cyr. Il retrouve le Maroc en décembre 1919 avec le grade de sous-lieutenant au 10e Bataillon sénégalais.

Dans la subdivision de Taza, il prend part, en mai 1920, à des opérations dans la région de Bou Rached où il conduit ses hommes en manœuvre sur un terrain difficile et fortement battu par le feu de l'ennemi

Il quitte ensuite le Maroc pour l'AOF où, en octobre 1923, le lieutenant Le Cocq entraîne vigoureusement sa section au combat de Tin Aïcha près de Tombouctou et reçoit une nouvelle citation. En 1924, il devient chef du peloton méhariste n°3 axé vers le nord-ouest de Tombouctou. Il est ensuite commandant de subdivision au centre de la région dénommée Adrar des Ifoghas et obtient une autre citation au combat de Tamakaste où, poursuivant une bande de pillards, il la détruit complètement faisant trente prisonniers. En 1929 il rentre en France puis, promu capitaine, il reçoit en 1931 le commandement du groupe nomade de Chinguetti en Mauritanie.

Charles Le Cocq dirige une importante reconnaissance dans une région difficile parcourue par des nomades non ralliés, où aucun détachement français ne s'est aventuré depuis vingt ans. En trois semaines, il effectue un parcours de plus de mille kilomètres obtenant de "brillants résultats d'ordre politique, militaire et topographique". Le 14 mars 1932, un des détachements français de Mauritanie ayant été attaqué par traîtrise et en partie massacré, le capitaine Le Cocq se lance à la poursuite des rebelles, les atteint le 19 mars et leur inflige un sanglant échec. Le lendemain, il est attaqué à son tour mais repousse l'ennemi avec vigueur.

De retour en France en 1935, il repart bientôt pour l'Afrique, au Soudan, où il prend le commandement du Cercle de Gourma-Rharous. En février 1937 il rentre à nouveau en France mais, désigné pour l'Indochine, il embarque à Marseille en novembre 1938 ; il est affecté à Phnom Penh comme adjoint au commandant de la subdivision du Cambodge.

En mars 1939, il est affecté en Cochinchine et reçoit bientôt ses galons de chef de bataillon. Dès l'annonce de l'armistice français de juin 1940, il choisit la voie de la France Libre et du refus de la défaite. Après le départ du général Catroux, gouverneur général de l'Indochine, puis son ralliement au général de Gaulle, Charles Le Cocq décide de rester à son poste comme commandant du 2e bataillon du Régiment de tirailleurs annamites et de s'opposer quand l'occasion se présentera aux forces japonaises. Il prépare ses hommes à la lutte qui s'annonce.

A partir de janvier 1941, il participe à la campagne contre les Siamois qui, aidés par les Japonais, revendiquent des territoires en Indochine. A la tête d'un groupement tactique composé d'un bataillon, d’une batterie et de deux groupes francs, il résiste victorieusement aux attaques de forces ennemies très supérieures en nombre et appuyées par l'artillerie et l'aviation. Il parvient à maintenir, jusqu'à la cessation des hostilités, les positions qui lui ont été confiées.

En décembre 1941, il prend le commandement de la subdivision militaire de Lao Kay au Tonkin où il dirige pendant vingt mois six compagnies de Tirailleurs Tonkinois, des éléments d'artillerie coloniale et de la Légion étrangère ; nommé lieutenant-colonel en novembre 1942, il reçoit en août 1943 le commandement du 1er Territoire militaire à Monkay, à la frontière sud-est de la Chine, sur la baie d'Along.

Début 1945, dès les premiers jours de l'occupation japonaise, il organise son territoire en vue de la lutte armée qu'il sait inévitable. Au moyen d'une préparation méthodique, il réussit à insuffler à ses hommes sa foi dans la victoire finale. Le 9 mars 1945, brutalement, les Japonais attaquent en tous points les unités françaises. Le jour-même, le poste de Hakoï, non loin de Monkay, assiégé, lance un S.O.S. ; le lieutenant-colonel Le Cocq décide de venir immédiatement en aide aux assiégés, et le 10 mars à midi, il quitte Monkay en auto d'abord puis à cheval et se lance, le lendemain, à l'assaut des forces japonaises qui entourent Hakoï. Alors qu'il inspecte les lignes pour en vérifier la solidité, il est mortellement atteint par une balle.

Il est inhumé le 12 mars dans l'enceinte du poste de Than Mai ; rapatrié en France, son corps sera réinhumé à Saint-Raphaël dans le Var. Charles Le Cocq a été promu au grade de colonel à titre posthume.


• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 6 avril 1945
• Croix de Guerre 14/18 avec palme
• Croix de Guerre 39/45
• Croix de Guerre des TOE (4 citations)
• Médaille Coloniale
avec agrafe "Maroc"
• Médaille de la Victoire (dite Interalliée)
• Officier de l'Etoile Noire (Bénin)

Dernière mise à jour : le 30 octobre 2008
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