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Jean-Claude Laurent-Champrosay
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Jean-Claude Laurent-Champrosay
est né au Havre le 19 août 1908. Son père
est officier d'active.
Il poursuit, à partir
de 1923, ses études à Neuilly-sur-Seine au Collège
Sainte-Croix où il passe ses deux baccalauréats.
Il prépare Saint-Cyr à l'Ecole Sainte-Geneviève
à Versailles.
Admis à Saint-Cyr en
1927 (promotion Gallieni), il en sort avec un bon classement
et choisit l'Artillerie Coloniale.
Sous-lieutenant, après
deux années passées à l'Ecole d'application
d'Artillerie, il est affecté au 1er Régiment
d'artillerie coloniale.
Il est promu lieutenant en 1931
et en octobre 1932, part volontaire pour le Maroc où
il rejoint les rangs du Régiment d'artillerie coloniale
du Maroc (RACM). Il s'y distingue en participant activement
à la pacification pendant une année.
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Jean-Claude Laurent-Champrosay
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Blessé par balle, le 6 août 1933, lors d'une attaque de nuit de sa batterie, il fait preuve du plus grand sang-froid et d'un grand courage en repoussant le lendemain de nouvelles attaques malgré ses blessures.
Pour cette action Laurent-Champrosay est fait chevalier de la Légion d'Honneur, il a 25 ans.
Il est ensuite rapatrié en
métropole pour raisons de santé en octobre 1933. Il
est ensuite affecté au 2e RAC.
Désigné pour l'Indochine
il débarque à Haiphong en juin 1935, au 4e
RAC et remplit des missions de repérages géographiques
dans le nord de la péninsule. Promu au grade de capitaine
en septembre 1936, il rentre en métropole en mai 1938.
En juin 1939, il est affecté
en Afrique Noire et est nommé, en janvier 1940, commandant
de la 31e Batterie du 6e RAC à Bobo-Dioulasso
en Haute-Volta. Le 6 juillet 1940, refusant la défaite, il
passe, avec les volontaires de sa batterie, en Gold Coast puis au
Cameroun où, répondant à l'appel du général
de Gaulle, il s'engage aux
Forces françaises libres.
Les artilleurs rassemblés en
Angleterre et venus en Afrique avec l'expédition de Dakar
sont placés sous ses ordres et, à partir de janvier
1941, passent à la Brigade d'Orient, où ils prennent
part, au sein du Parc d'Artillerie, aux opérations en Erythrée.
Lors des combats de Keren et de Massaoua, les qualités d'artilleur
de Laurent-Champrosay se révèlent à tous.
Il combat ensuite en Syrie en juin
1941. Après la prise de Damas, il est promu chef d'escadron
et forme avec énergie et compétence le 1er
Régiment d'Artillerie des FFL qui prendra part à
tous les combats de la 1ère Division française libre.
Dès janvier 1942 commence la
campagne de Libye, par des patrouilles d'abord puis par l'occupation,
le mois suivant, de la position de Bir-Hakeim où, du 27 mai
au 11 juin 1942, Laurent-Champrosay se couvre de gloire. Dès
le 27 mai, à la tête de son unité, il contribue
à briser l'attaque de la division blindée italienne
Ariete, puis ne cesse de harceler l'ennemi et de casser ses
offensives.
Après la sortie de vive force
de la position, il se voit attribuer la Croix
de la Libération et la DSO britannique.
Promu lieutenant-colonel au lendemain
de Bir-Hakeim, il mène ensuite son régiment à
El-Alamein où, en octobre 1942, il appuie l'attaque de la
1ère Brigade française libre à l'Himeimat malgré
un terrain extrêmement difficile, sous le feu ennemi.
Le 1er RA se distingue de nouveau
dans les combats de Tunisie en mai 1943, et notamment à Takrouna,
où il tire 26 000 obus en cinq jours. Le régiment
passe ensuite l'été à Zouara en Tripolitaine
où il est réorganisé et équipé
de matériel américain.
Fin avril 1944, avec la 1ère
DFL, le lieutenant-colonel Laurent-Champrosay qui commande l'Artillerie
divisionnaire de la 1ère DFL et le 1er RA, débarque
en Italie et assure avec son régiment, aux brigades d'infanterie
un appui d'artillerie d'une extrême efficacité aussi
bien dans l'offensive que dans la défensive. Le 1er RA contribue
ainsi de façon décisive aux victoires successives
de la DFL. le 10 juin, il traverse Rome libéré avant
de poursuivre sa route vers Sienne.
Devant Radicofani, le 18 juin 1944,
Jean-Claude Laurent-Champrosay part en reconnaissance avec sa jeep
quand, sur la route de Scotto Morte, il saute sur une mine. Transporté
à l'Ambulance chirurgicale légère près
d'Acquapendente, il décède le lendemain des suites
de ses blessures et est inhumé à Rome.
Jean-Claude Laurent-Champrosay a été
promu colonel par décret du 16 avril 1945, pour prendre rang
du 15 juin 1944.
Commandeur de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 9 septembre
1942
Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
Croix de Guerre des TOE avec palme
Croix du Combattant 39/45
Médaille des Blessés
Médaille Coloniale avec agrafe "Maroc",
"Libye 1942", "Bir-Hakeim"
Médaille d'Honneur du Mérite Syrien
Distinguished Service Order (GB)
Dernière mise à jour : le 14 décembre
2001
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