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Raymond Basset
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Alias : Mary - Lougres - Gourmette
Raymond Basset est né
le 2 juillet 1908 à Chalon-sur-Saône. Son père,
ajusteur mécanicien, est mort pour la France en 1914
et sa mère travaille aux usines Schneider à
Chalon-sur-Saône.
Passé par une école
professionnelle, il se destine à une carrière
de technicien spécialiste de l'électricité.
En mai 1928, il est appelé
sous les drapeaux et effectue son service militaire au 134ème
RI qu'il quitte avec le grade de sergent en 1929.
Rendu à la vie civile,
Raymond Basset entre à la Compagnie Electrique de la
Grosne puis devient mécanicien au Services des Eaux
de la ville de Chalon-sur-Saône.
Par ailleurs, il milite
avant la guerre dans les Jeunesses Socialistes et est également
lieutenant de pompiers, Inspecteur adjoint des Services d'Incendie
de Saône-et-Loire. |

Raymond Basset |
Mobilisé au 334ème RI en 1939 comme sous-officier, il est reçu 1er au peloton d'EOR du 27ème RI et est promu sous-lieutenant. Il est ensuite affecté dans les Corps Francs de la 58ème Division d'Infanterie. Dès la fin du mois de juillet 1940, refusant l'armistice, il s'engage dans la Résistance et travaille avec les réseaux belges (SRA) et polonais très actifs en Saône-et-Loire.
Il rejoint ensuite les rangs de la
Résistance française notamment au sein du réseau Brandy organisé par Christian Martell.
Avec cette organisation, en 1942, Raymond Basset fait franchir,
avecson ami d’enfance André Jarrot et Pierre
Guilhemon (alias Ambreuil), la ligne de démarcation à
plus de 4 000 prisonniers évadés, agents des Forces
Françaises Combattantes et pilotes britanniques.
Arrêté par la police à Paris et livré à la Gestapo, il est passé à tabac ; faisant mine de coopérer il conduit les Allemands à un faux lieu de rendez-vous à Montmartre où il réussit à s'évader.
Appelé en Angleterre avec André
Jarrot, il passe la frontière espagnole fin décembre
1942. Arrêtés, internés à Figueiras puis
au camp de Miranda pendant cinq mois, les deux hommes parviennent, via Gibraltar,
à rejoindre la Grande-Bretagne au début de juin 1943 avec l’aide des services britanniques..
Engagé aux Forces Françaises
Libres sous le nom de Claude Mary, il est, après un entraînement
rigoureux, parachuté en France, avec André Jarrot
(alias Claude Goujon), dans la nuit du 16 au 17 août 1943,
dans le Puy-de-Dôme.
Ayant retrouvé Pierre Guilhemon,
Goujon et Mary-Basset accomplissent alors, dans la nuit du 2 au
3 septembre 1943, dans le cadre de la mission Armada et avec
l'aide de la résistance locale, le sabotage des postes électriques
à haute tension de Germolles et de Lacrost dans la région
industrielle du Creusot, de la centrale thermique de Saint-Marcel-les-Chalon
et de la station de transformation de Pont-Jeanne-Rose près
de Montchanin. Toutes ces opérations sont un succès.
Dans la nuit du 14 au 15 septembre
1943, les deux hommes rejoignent Londres à bord d'un bi-moteur
Hudson qui décolle du terrain Orion, situé
à Bletterans.
De nouveau parachutés près
de Cormatin, dans la nuit du 7 au 8 novembre 1943, Claude Mary et
André Jarrot, remplissent une nouvelle mission Armada
comportant notamment : l'attaque des lignes à haute tension
d'Eguzon et de Paris et l'action contre le barrage de Gigny, dans
la nuit du 10 au 11 novembre 1943, en vue de détruire les
vedettes allemandes rapides qui se dirigent vers la Méditerranée.
Toutes ces opérations sont de nouveaux succès évitant
aux alliés d'avoir à effectuer des bombardements sur
ces objectifs.
De nouveau appelé à
Londres Mary Basset, après l'échec de deux tentatives
aériennes, reprend le chemin de l'Espagne avec Pierre Guilhemon
et André Jarrot à la fin du mois de mars 1944.
Le 22 juin 1944, à Londres,
il est décoré de la Croix
de la Libération par l'Amiral Thierry
d'Argenlieu.
Dans la nuit du 9 au 10 juillet 1944
le commandant Mary est de nouveau parachuté dans la région
de Duerne dans le Rhône, comme chef de la mission Gingembre.
Cette nouvelle mission a pour but précis d'empêcher
le repli des troupes allemandes qui remontent la vallée du
Rhône. Mary Basset coordonne l'action des équipes de
parachutistes SAS franco-britanniques et des maquisards.
Le 18 juillet, Alban
Vistel, chef des Forces Françaises de l'Intérieur
(FFI) de la Région R1 et chef régional des Mouvements
Unis de Résistance (MUR) nomme Raymond Basset commandant
des FFI du département du Rhône.
Le 23 juillet 1944 il obtient la destruction
totale d'un train de 46 wagons-citernes de carburant en gare de
Reventin-Vaugris dans l'Isère. Sous ses ordres les maquisards
et les SAS détruisent également plusieurs trains
de blindés et le barrage de la Mulatière dans le Rhône.
Lors des combats pour la libération
de Lyon, le commandant Mary installe son PC au Château de
Saint-Laurent de Chamousset et, le 3 septembre 1944, entre dans
la capitale des Gaules à la tête de ses SAS
et de ses maquisards.
Affecté à la Direction générale des études et recherches (DGER) à Paris en octobre 1944, Raymond Basset termine la guerre avec
le grade de chef de bataillon.
Il est ensuite agent général
au Comptoir Joaillerie-Bijouterie de Brindas puis de Roblot et Lemasson
à Beaune, puis administrateur des radios Océanic.
Membre du Conseil
de l'Ordre de la Libération depuis le 10 octobre 1944.
Raymond Basset est décédé
le 10 septembre 1984 à Chessy les Mines dans le Rhône.
Il est inhumé à Saint-Symphorien-sur-Coise dans le
Rhône.
Grand Officier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 16 juin
1944
Grand Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 39-45 (10 citations)
Médaille de la Résistance avec rosette
Médaille des Evadés
Médaille Commémorative des Services Volontaires
dans la France Libre
Distinguished Service Order (GB)
Military Cross (GB)
Croix de Guerre Belge
Médaille de la Résistance avec rosette (Belgique)
Dernière mise à jour : le 14 janvier
2009
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