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André Lalande
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André Lalande est né
le 26 mai 1913 à Rennes en Ille-et-Vilaine. Son père
était inspecteur général dans une compagnie
d'assurances.
A Nancy où sa famille
s'installe en 1919, André Lalande est inscrit à l'Ecole Saint-Sigisbert.
Bachelier en 1930, il prépare
à Paris, au Lycée Janson de Sailly, le concours
de Saint-Cyr qu'il intègre en 1931.
A sa sortie de l'Ecole, en 1933
(promotion du Tafilalet), il est promu sous-lieutenant et
affecté au 146e Régiment d'Infanterie
de Forteresse à Metz.
Promu lieutenant en 1935, il
est ensuite, en 1937, affecté à sa demande au
6e Bataillon de Chasseurs Alpins (6e BCA) à Grenoble. |

André Lalande |
Avec le 6e BCA, en qualité de commandant de la 1ère Compagnie, il participe, en avril, mai et juin 1940, en Norvège, à l'expédition de Narvik au cours de laquelle il est blessé par éclat de bombe, promu capitaine et fait chevalier de la Légion d'Honneur.
De retour de Norvège à
Brest le 15 juin 1940, son unité est évacuée
par ferry sur Angleterre trois jours plus tard.
Au camp de Trentham Park,
André Lalande choisit de s'engager dans les Forces Françaises
Libres. Il séjourne à Delville Camp, chargé
de l'encadrement des jeunes volontaires français.
En mai 1941, après avoir passé
un mois dans un bataillon anglais motorisé, la Rifle Brigade,
André Lalande est affecté à l'Etat-major des
Forces Terrestres Françaises en Grande-Bretagne.
En octobre 1941 il est mis à
la disposition du général commandant les FFL en Syrie
et parvient à Beyrouth en décembre 1941.
Affecté à la 13e
Demi-Brigade de Légion Etrangère, en qualité
d'adjoint au chef du 3ème Bataillon, il prend part à
la campagne de Libye et notamment aux combats de Bir-Hakeim en mai
et juin 1942.
En octobre 1942, il participe, comme commandant de la 6e compagnie du 2e BLE, aux
combats de l'Himeimat (El Alamein) au cours desquels il est blessé
à nouveau par balle. Après un mois à l'Hôpital
d'Alexandrie, il passe sa convalescence à Gambut.
Promu chef de bataillon en juin 1943
En avril 1944, il débarque
en Italie avec la 1ère Division Française Libre (1ère
DFL), à la tête d'une compagnie de canons d'infanterie,
la CCI 13. Il combat au Garigliano, au Liri et se distingue, après
la prise de Rome, à Bolsena et à Radicofani.
André Lalande débarque
en Provence, le 17 août 1944, avec la 13ème DBLE, pour
prendre part à la campagne de France. Après les combats
de Toulon et la libération de la vallée du Rhône,
la 1ère DFL poursuit sa reconquête dans les Vosges.
En novembre 1944, il prend le commandement
du 3ème BLE qu'il mène au combat pendant la campagne
d'Alsace, puis dans les Alpes, au massif de l'Authion, pour la réduction
des dernières poches de résistance allemande en avril
1945.
Après la capitulation de l'Allemagne,
il est affecté, en novembre 1945, au Ministère des
Armées, au cabinet d'Edmond Michelet qui le détache
en mars 1946, à la commission de délimitation de la
frontière italo-yougoslave à Trieste.
En 1947, le lieutenant-colonel Lalande
est détaché à la commission internationale
des Balkans.
En octobre 1947, il rejoint l'état-major
de la Défense Nationale puis, l'année suivante, l'état-major
permanent du Président du Conseil.
En 1949, il est admis à l'Ecole
de Guerre d'où il sort major en 1951.
En 1953, il est volontaire pour servir
en Indochine où il commande le 3e Régiment
Etranger d'Infanterie (3e REI) et le Groupement Mobile
interarmes n° 6. Promu colonel au cours de la bataille de Diên
Biên Phu en avril 1954, il prend la tête du centre de
résistance "Isabelle" qu'il défend avec
ses hommes jusqu'à la chute du camp retranché. Fait
prisonnier, il est libéré, en septembre 1954, après
cinq mois de captivité passés dans des conditions
épouvantables.
En février 1955, André
Lalande devient auditeur au Collège de Défense de
l'OTAN puis, en juillet, affecté au Groupe Permanent de l'OTAN
à Washington.
Commandant le secteur de Tiaret en
Algérie (1958-1959), chef d'état-major adjoint de
la 10ème région militaire d'Alger en 1959, il est
promu au grade de général de brigade en 1961 et participe
à l'opération lancée sur Bizerte en Tunisie.
En 1963, le général
Lalande commande l'Aviation Légère de l'Armée
de Terre (ALAT) et, en 1965 et 1966, la 11e Division Légère
d'Intervention (11e DLI) et la Brigade Aéromobile
à Pau.
Promu général de division,
il est, de 1967 à 1969, chef d'état-major particulier
du Président de la République.
Gouverneur militaire de Lyon et commandant
la 5e Région militaire, André Lalande est
nommé général de corps d'armée et est
versé en 2e section en 1973.
Il devient Président de la
Fédération Nationale des Sous-Officiers de Réserve
(FNASOR) en 1976.
Le général André
Lalande est décédé le 19 octobre 1995 à
Brive-la-Gaillarde en Corrèze où il a été
inhumé.
Grand Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre
1944
Grand Croix de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
Croix de Guerre des TOE
Médaille Coloniale
Dernière mise à jour : le 25 septembre
2007
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