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Mathurin Henrio

Mathurin Henrio est né le 16 avril 1929 à Tallen-Crann en Baud dans le Morbihan. Fils de cultivateurs, il est le plus jeune Compagnon de la Libération.

A partir de 1943, pour lutter contre le Service du travail obligatoire (STO) en Allemagne et soustraire les réfractaires aux recherches, les maquis se développent en Bretagne comme ailleurs.

Le Service national Maquis, chargé de la coordination et de la mise en place des maquis, a pour responsable dans le Morbihan Maurice Dervieux.

Fin 1943, après contacts avec la résistance de Baud, Poulmein, situé à environ 2 kilomètres au nord de Baud, est choisi pour y développer un maquis dirigé par Pierre Ferrand.


Mathurin Henrio

L’armement du maquis est réalisé avec l’aide des résistants de la Gendarmerie de Vannes sous les ordres du chef de l'Armée secrète (AS) du Morbihan, Maurice Guillaudot, en liaison avec le Service national Maquis. Les premiers résistants, venant principalement d’Hennebont et de la région de Lorient, arrivent au maquis de Poulmein au début de janvier 1944 ; ils sont accueillis et logés à la ferme de Poulmein par les fermiers, Emile Le Labourer, son épouse et leurs deux filles.

Le 10 février 1944, vers 6H45, quatre maquisards de Poulmein qui se rendent en opération à Hennebont sont arrêtés à Baud par un détachement de Feldgendarmes accompagnés par un indicateur.

Les maquisards sortent leurs armes et abattent trois hommes dont l’indicateur ; les Allemands répliquent et les quatre hommes se replient vers Poulmein où ils alertent leurs camarades. Il est alors décidé d’évacuer les armes de la ferme pour ne pas laisser de traces. Entre temps, la  carte d'identité d’un des résistants est ramassée par un ouvrier de Baud sur le lieu de l’échauffourée. Le jeune Louis Le Gal, âgé de 18 ans, reconnaissant le propriétaire de la carte, propose de la lui rapporter à la ferme de Poulmein. Louis Le Gal passe alors par Tallen où il rencontre Mathurin Henrio qui l’accompagne jusqu’à la ferme.
 
Les maquisards demandent aux deux garçons de les aider à charger leur armement. Mais les Allemands arrivent et un bataillon encercle la ferme ; les hommes, une trentaine, réussissent à s'enfuir, sauf deux d’entre eux, faits prisonniers, et deux autres, Emile Le Labourer et Georges Lestréhan, qui sont abattus.

Mathurin Henrio qui s’enfuit dans le champ voisin est tué d’une balle dans le dos par les Allemands qui lui donnent ensuite le coup de grâce. Il avait 14 ans. Le lendemain son corps est exposé à la mairie de Baud et le surlendemain trois mille personnes assistent à ses obsèques.

Il a été inhumé dans son village natal de Baud.

 


• Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
• Croix de Guerre 1939-45

 

Dernière mise à jour : le 3 octobre 2008
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