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Henri Jaboulay
Alias : Belleroche - Martin
- Michelin
Henri Jaboulay est né
le 5 août 1897 à Izieux dans la Loire où
son père dirige une petite entreprise de lacets.
Après des études
secondaires en internat à Saint-Etienne, il entre à
l'école professionnelle de Saint-Chamond où
sa scolarité est interrompue par la Guerre.
Mobilisé
dans l'Infanterie, il suit d'abord les cours de Saint-Maixent
avant de demander son affectation dans l'aviation où
il est versé en octobre 1916.
Elève observateur puis
observateur, il est incorporé à Cazaux, en Gironde
à l'Escadrille 19.
Pour avoir abattu à la mitrailleuse
un appareil allemand, il sera cité et décoré
de la Croix de guerre 14/18.
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Henri Jaboulay
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Promu sous-lieutenant, Henri Jaboulay est démobilisé en 1918 et suit les traces paternelles en ouvrant une fabrique de lacets puis de textile à Saint-Just sur Loire puis à Saint-Rambert sur Loire.
En 1926 sa société, la Générale Textile qui s'est largement développé est rachetée par le Comptoir des Textiles Artificiels dont il devient chef de service à Paris.
Lieutenant de réserve de l'Armée
de l'Air, il est mobilisé en septembre 1939 et affecté
en qualité de commandant à la Compagnie de Transport
de Munitions 4/106. Deux jours avant l'armistice, il est envoyé
avec son unité à Oran mais, malade, il est rapatrié
en métropole.
Démobilisé, Henri Jaboulay,
reprend ses activités dans le textile et immédiatement
s'efforce de contrecarrer les efforts de Vichy et de l'Allemagne
visant à faire produire au maximum les entreprises françaises
pour l'Allemagne. Il fait dissimuler des stocks et apporte son aide
aux personnes recherchées.
En 1942, il abandonne complètement
ses affaires pour se consacrer à ses activités dans
la Résistance. Il est chargé par Henri
Frenay, fondateur du mouvement "Combat", de recruter
et d'organiser les maquis de la région lyonnaise (R1) comprenant
onze départements. Sous les ordre de Michel Brault, Chef
National du Service Maquis, il met en place les chefs départementaux
et sous-régionaux, visite les camps et organise des filières
pour amener les jeunes vers les maquis. Il parvient à alimenter
et ravitailler les maquis de l'Ain, de Savoie et de Haute-Savoie,
du Grésivaudan et du Vercors.
Il contribue avec Henri
Romans-Petit, à l'organisation du défilé
des maquis à Oyonnax le 11 novembre 1943, défilé
auquel il prend part personnellement et que son fils, Raymond, lui-même
maquisard, filme. A la même époque il fait réaliser
un film de propagande sur les maquis qui sera projeté à
Londres, dans les actualités en février 1944.
Il participe également à
la réalisation d'un faux numéro du journal régional
lyonnais Le Nouvelliste. Ce numéro du 31 décembre
1943, tiré à 25 000 exemplaires, truffé
d'articles favorables à la Résistance et rapportant
notamment à la une le défilé d'Oyonnax est
substitué en lieu et place du véritable Nouvelliste dans les kiosques de la région par les résistants
lyonnais ; ce coup de propagande aura un effet important sur les
esprits dans la région.
En 1944 au moment de la formation
des FFI, il est nommé sous-chef d'Etat-major régional
et plus spécialement chargé du 4e Bureau. Au 6 juin
1944, il est désigné pour prendre le commandement
des départements de l'Ain, du Jura, de la Saône-et-Loire
et installe son PC dans un maquis de l'Ain. Il parcourt en tous
sens ces trois départements pour mettre les chefs en place,
installer des barrages et activer le sabotage des voies de communication.
Le 10 juillet 1944, les Allemands
mettent en ligne 27 000 hommes, appuyés par de l'aviation
et de l'artillerie, pour réduire les maquis de l'Ain. Le
lieutenant-colonel Jaboulay prend une part active à ce combat
inégal ; son PC encerclé, il parvient habilement à
évacuer tout le monde. Deux jours plus tard, de nouveau encerclé,
il parvient de nouveau à sauver tous ses collaborateurs et
les 300 hommes venus s'agglomérer à son PC, en passant
au travers des lignes allemandes. Après plusieurs jours de
traque sans nourriture et pratiquement sans eau, sa colonne est
tellement épuisée qu'il ne trouve pas un volontaire
pour aller chercher l'indispensable ravitaillement ; il part lui-même
le chercher avec son officier d'ordonnance et un sous-officier,
donnant une nouvelle fois l'exemple.
Après la libération de la région lyonnaise,
Henri Jaboulay est appelé aux côtés du général
Descours, commandant de la région avant d'être désigné
pour prendre la co-direction d'une école d'officiers FFI
de l'Armée de l'air au château de Monfrin dans le Gard.
Le 25 novembre 1945, la Croix
de la Libération lui est remise, place Bellecour à
Lyon.
Après guerre, Henri Jaboulay
s'installe en Afrique du Sud où il est administrateur et
directeur de sociétés industrielles et commerciales.
Conseiller honoraire du commerce extérieur
de la France pour l'Afrique du Sud.
Henri Jaboulay est décédé
le 11 juin 1977 à Johannesburg en Afrique du Sud. Il a été
incinéré à Johannesburg.
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 26 septembre
1945
Croix de Guerre 14/18
Croix de Guerre 39/45
Médaille de la Victoire (Interalliée)
Médaille Commémorative de la Grande Guerre
Dernière mise à jour : le 29 octobre
2003
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